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Publié le 29/04/2014 - Dernière mise à jour le 01/09/2014

Environnement et santé

Saturnisme chez l'enfant, France, 2008-2011

Résultats

Auteur(s) : Lecoffre C, Ménard E
Editeur(s) : Institut de veille sanitaire
ISSN : 1958-9719
ISBN NET : 979-10-289-0019-9
Citation suggérée : Lecoffre C, Ménard E. Saturnisme chez l'enfant. France 2008-2011, résultats. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2014. 51 p.
Publication non disponible au format papier

RÉSUMÉ :

La surveillance des plombémies chez l’enfant permet de décrire l’activité de dépistage du saturnisme et les cas recensés.
De 2008 à 2011, 23 793 enfants ont bénéficié d’une première plombémie. Le nombre d’enfants a diminué de 14 % en moyenne chaque année, passant de 7 240 en 2008 à 4 667 en 2011. La probabilité moyenne pour un enfant d’avoir une plombémie avant l’âge de 7 ans était de 0,6 %. Le dépistage était concentré en Ile-de-France (64 %) ; il s’est développé à La Réunion et en Guyane suite à la découverte d’enfants intoxiqués.
Au primodépistage, 3,4 % des enfants avaient une plombémie ≥100 μg/L ; la moyenne géométrique de la plombémie était de 21,6 μg/L.
Entre 200 et 300 cas incidents de saturnisme ont été identifiés chaque année, soit un total de 972. Les principaux facteurs qui ont conduit à les dépister étaient un habitat dégradé (68 %), un habitat antérieur à 1949 (58 %), la présence d’autres enfants intoxiqués dans l’entourage (35 %) et la présence de peintures au plomb dans l’habitat (31 %).
Aucune plombémie de suivi n’a été enregistrée pour 23 % des enfants primodépistés en 2008-2009 dont la plombémie était ≥100 μg/L.
De plus, sur la période d’étude, 1 489 enfants ont bénéficié d’une première plombémie dans le cadre d’une adoption internationale, dont 606 en 2010. Près d’un enfant sur 10 avait une plombémie ≥100 μg/L ; la moyenne géométrique de la plombémie était de 32,6 μg/L.

Rapport  [pdf - 1,44 Mo]
Synthèse  [pdf - 1,09 Mo]

Mots-clés :

saturnisme, dépistage, enfant, plomb, surveillance, France

SUMMARY

Lead poisoning in children

France 2008-2011, results

Children blood lead level (BLL) surveillance enables to describe screening for lead poisoning and reported cases.
From 2008 to 2011, 23,793 children had a first blood lead test. The number of tested children has decreased (-14% each year) from 7,240 in 2008 to 4,667 in 2011. The mean probability for a child to have a blood lead test before 7 years old was 0.6%. The screening activity was mainly focused on the Greater Paris area (64%); extended to Reunion Island and French Guyana after identification of children with high BLL.
Among first-tested children, 3.4% had a BLL ≥100 μg/L; the BLL geometric mean was 21.6 μg/L.
Each year, between 200 and 300 incident cases of lead poisoning (BLL ≥100 μg/L) were recorded, i.e. 972 cases during the study period. The most frequently mentioned risk factors which have led to identify these cases were deteriorated housing (68%), housing build before 1949 (58%), other poisoned children in the entourage (35%) and old lead painting in housing (31%).
No follow-up test was recorded for 23% of children first-tested in 2008-2009 and whose BLL was ≥100 μg/L.
Additionally, during the study period, 1,489 adopted children had a first blood lead test because they came from countries where lead is usually used; 606 of them were tested in 2010. Almost one child in 10 had a BLL ≥100 μg/L; the BLL geometric mean was 32.6 μg/L.

Summary report  [pdf - 1,40 Mo]

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