Fermer



Points épidémiologiques

Publié le 09/03/2016

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 3 mars 2016.

09/03/2016

Télécharger Télécharger Acrobat Reader

Point au 3 mars 2016. (pdf- 1,25 Mo)

A la Une

Cigarette électronique : nouvelles recommandations du Haut conseil de la santé publique
Le 25 avril 2014, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a rendu un premier avis relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique. Il pointait le fait que la diffusion d’un nouveau mode de délivrance de la nicotine en population générale pouvait avoir des conséquences non désirées, comme la renormalisation de la consommation de tabac, mais aussi le risque d’initiation à la nicotine - substance hautement addictive - par les plus jeunes. La cigarette électronique pouvait en effet être un point d’entrée dans la dépendance à la nicotine et la consommation de tabac. Toutefois, cet avis reconnaissait aussi la cigarette électronique comme un outil potentiel de réduction des risques du tabac fumé, voire un outil d’aide à l’abstinence nicotinique.
Depuis 2014, les connaissances scientifiques se sont étoffées et de plus en plus d’associations de tabacologie, de promotion de la réduction des risques, de consommateurs de la cigarette électronique et de professionnels de santé demandent une clarification du statut de la cigarette électronique. D’où la réévaluation des recommandations du HCSP sur la balance bénéfices-risques de cet appareil en population générale, parue le 24 février 2016(2).
Aujourd’hui, les travaux du HCSP, indiquent que la cigarette électronique :
- peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage tabagique pour les populations fumeuses désireuses d’arrêter leur consommation de tabac ;
- constitue un outil de réduction des risques du tabagisme, même si pour les usagers à la fois de tabac et de cigarette électronique, le débat reste ouvert ;
- pourrait constituer un point d’entrée dans le tabagisme mais que ce risque serait contrebalancé par le fait qu’elle pourrait aussi retarder cette entrée ;
- induit un risque de renormalisation de la consommation de tabac compte tenu de l’image positive véhiculée par son marketing et sa visibilité dans les espaces publics.
En conséquence, le HCSP recommande :
- de poursuivre et d’intensifier les politiques de lutte contre la consommation de tabac ;
- d’informer, sans en faire publicité, les professionnels de santé et les fumeurs des avantages et des inconvénients de la cigarette électronique ;
- de maintenir les modalités d’interdictions de vente et de publicité prévues par la loi de modernisation du système de santé et d’étendre l’interdiction d’utilisation à tous les lieux à usage collectif ;
- de renforcer les études d’observation et épidémiologiques sur le tabagisme et la cigarette électronique et de lancer des recherches en sciences humaines et sociales sur cette question ;
- de poursuivre les efforts de labellisations et de marquages pour assurer le maximum d’information aux consommateurs et assurer leur sécurité.

Consulter tous les numéros Haut de page