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Points épidémiologiques

Publié le 22/02/2016

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 18 février 2016.

22/02/2016

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Point au 18 février 2016. (pdf- 1,39 Mo)

A la Une

Suicide : dimension territoriale
L’observatoire national du suicide (ONS) vient de publier son deuxième rapport intitulé Suicide, connaître pour prévenir : Dimensions nationales, locales et associatives. Ce rapport propose :
- une synthèse des réflexions et des travaux conduits par l’ONS en 2015 ;
- un dossier consacré aux actions de prévention mises en oeuvre par les associations (avec un aperçu des données recueillies par les dispositifs d’aide à distance) et un focus sur certaines actions innovantes ;
- un autre dossier faisant le point sur les connaissances récentes et les questions encore en suspens concernant le rôle joué par les facteurs de risque et de protection du suicide dans l’occurrence des conduites suicidaires. La connaissance de l’articulation de ces multiples facteurs est en effet cruciale pour améliorer l’efficacité de la prévention ;
- une déclinaison au niveau départemental et régional (anciennes régions) des données sur les suicides et les hospitalisations pour tentatives de suicide (TS), ainsi que des fiches statistiques venant mettre à jour et enrichir les connaissances déjà disponibles.
Données synthétisées en Bourgogne et Franche-Comté :
- Suicides (décès) : Entre 2000-2002 (période de référence) et 2010-2012, les taux de décès par suicide des régions Bourgogne et Franche-Comté ont diminué significativement, mais sont plus élevés que le taux national en 2012 (302 décès en Bourgogne soit un taux standardisé égal à 17,3 pour 100 000 habitants, 219 décès en Franche-Comté (taux de 18,5) le taux national étant de 15,1). La diminution entre les 2 périodes est générale en France sauf en Basse-Normandie, Lorraine et Midi-Pyrénées. Une sous-estimation des taux a été évaluée en 2006 à 5,9 % pour la Bourgogne et à 3,9 % pour la Franche-Comté (9,4 % en France métropolitaine avec des valeurs extrêmes de 0,3 % en Bretagne et de 46 % en Ile-de-France). Les deux causes de ce biais étaient : la mention "mort violente sans précision de l’intention" dans les certificats de décès et l'absence de retour de certains instituts médico-légaux.
- Hospitalisations pour TS : Les taux d’hospitalisation pour TS des patients résidant en Bourgogne (taux standardisé égal à 20 pour 10 000 habitants) et en Franche-Comté (19,9 pour 10 000 habitants) sont de 27 % supérieur au taux national. Aucune étude n’a évalué la sous-estimation vraisemblable de ces données. En Franche-Comté, une disparité existe entre le Doubs (taux de 15,7) et les trois autres départements (taux supérieur à 23). En Bourgogne, le taux est moins élevé en Côte-d’Or (19,5) et dans l’Yonne (15,2) tandis qu’il est plus élevé en Saône-et-Loire (22,5) et dans la Nièvre (21,2).

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