Fermer



Points épidémiologiques

Publié le 12/02/2016

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 11 février 2016.

12/02/2016

Télécharger Télécharger Acrobat Reader

Point au 11 février 2016. (pdf- 1,35 Mo)

A la Une

Les nouvelles données sur la survie des personnes atteintes de cancers en France métropolitaine
Le réseau Francim des registres des cancers, les Hospices civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa) ont publié récemment (1) le troisième rapport sur la survie des adultes atteints de cancer en France métropolitaine. Il porte sur 53 cancers et présente la survie à 1, 3 et 5 ans des personnes diagnostiquées entre 2005 et 2010, les tendances de survie à 1, 5 et 10 ans entre 1989 et 2010 et, pour la première fois, des estimations de la survie à long terme (15 ans).
Les tendances observées sont encourageantes avec une amélioration de la survie à 5 ans pour la plupart des cancers sur la période d’étude, notamment pour 3 tumeurs solides fréquentes (prostate : +22 points, 94 % de survie ; côlon-rectum : +9 points, 63 % ; sein : +7 points, 87 %) et 3 hémopathies malignes fréquentes (lymphome diffus à grandes cellules B : +18 points, 60 % de survie ; myélome multiple et plasmocytome : +11 points, 54 % ; leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique : +8 points, 85 %). Selon les cancers, cette amélioration peut être attribuée aux progrès de la prise en charge et des traitements, mais aussi à une modification de définition de la maladie ou un diagnostic plus précoce.
Cependant, certains cancers fréquents restent de très mauvais pronostic comme le cancer du poumon (+4 points, 17 % de survie), première cause de décès par cancer chez l’homme et deuxième chez la femme. Il en est de même pour les autres cancers associés au tabac et à l’alcool, comme les cancers des voies aérodigestives et certains cancers digestifs, ce qui rend indispensable la poursuite d’actions de prévention contre ces cancers.
Les travaux mettent aussi en exergue une hétérogénéité de la survie à court et moyen terme selon les localisations cancéreuses, le sexe et l’âge. Sur la période 2005-2010, la survie à 5 ans varie considérablement selon les cancers (de 4 % à 96 %). Elle tend à être meilleure chez la femme, en particulier pour les tumeurs solides, et chez les jeunes. La survie à long terme (15 ans) varie aussi selon les cancers. Les résultats montrent qu'un certain nombre de patients peuvent encore décéder de leur cancer entre 10 et 15 ans après le diagnostic.
Les données de survie constituent un indicateur d’évaluation tant du système de santé en matière de prévention que des progrès thérapeutiques et des prises en charge en cancérologie. Elles contribuent aux orientations des politiques de lutte contre les cancers.

Consulter tous les numéros Haut de page