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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 21/02/2012

BEH n°7-8-9/2012

21/02/2012
Numéro thématique - Enjeux environnementaux pour la fertilité humaine

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Le numéro (pdf- 2,30 Mo)

 
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    Alfred Spira
    Université Paris-Sud 11; Institut de recherche en santé publique (IReSP), France

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    Rémy Slama (remy.slama@ujf-grenoble.fr) et al.
    Inserm U823, Équipe d’épidémiologie environnementale appliquée à la reproduction et la santé respiratoire, Grenoble, France
    Université de Grenoble, Institut Albert Bonniot, Grenoble, France

    Résumé

    Nous passons en revue les données disponibles sur la fertilité des couples en France, et donnons un aperçu de résultats existant dans d’autres pays. Les deux principales études réalisées à l’échelle de la France métropolitaine et s’appuyant sur un indicateur objectif de fertilité sont l’Enquête nationale périnatale (ENP) de 2003, reposant sur un échantillon de 14 187 femmes venant d’accoucher, ainsi que l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff) réalisé en 2007-2008, à partir d’un échantillon aléatoire transversal de 867 couples n’utilisant pas de contraception.
    La fréquence de l’infécondité involontaire après 12 mois sans contraception était estimée à 18% par l’ENP de 2003 (IC95%:[17-18%]) et à 24% par l’Obseff (IC95%:[19-30%]). Pour l’infécondité involontaire après 24 mois, ces proportions étaient respectivement de 8% (IC95%:[8-10%]) et 11% (IC95%:[8-14%]). Environ un couple sur 4 à 6 qui arrête d’utiliser un moyen de contraception sera concerné par une infécondité involontaire d’un an.
    La pertinence et les modalités d’un système de surveillance de la fertilité humaine sont discutées ; ce système devrait associer aux paramètres de fertilité du couple (infécondité involontaire, délai pour concevoir) un suivi de marqueurs biologiques des volets masculin et féminin de la fertilité.

    Mots-clés : Fécondité, fertilité, infertilité, grossesse, surveillance
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    Louis Bujan (bujan.l@chu-toulouse.fr) et al.
    Cecos Midi-Pyrénées, Hôpital Paule de Viguier, CHU de Toulouse et Groupe de recherche en fertilité humaine (EA3694, Université Paul Sabatier Toulouse III), Toulouse, France

    Résumé

    Depuis plus de 20 ans, la question de la baisse de la qualité du sperme chez l’homme reste débattue. Cette revue a pour objectif de faire le point sur les variations séculaires et sur les variations régionales des caractéristiques du sperme humain. Les études françaises réalisées au sein des Cecos (Centres d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains) ont participé à ce débat : une décroissance de la qualité du sperme chez les candidats au don de sperme a été mise en évidence, avec le temps, à Paris mais pas à Toulouse. Sur les 33 études rapportées dans cette revue, 16 montrent une diminution séculaire alors que cinq montrent une augmentation des caractéristiques du sperme. Des différences régionales dans les caractéristiques du sperme ont également été mises en évidence dans huit centres français comme dans d’autres régions du monde. Les variations géographiques sont mises en rapport avec l’exposition environnementale comme le suggèrent les études expérimentales, les données dans la faune sauvage et quelques études encore peu nombreuses chez l’homme. L’exposition à de multiples facteurs de risque reprotoxiques, environnementaux ou liés au mode de vie, est actuellement reconnue, imposant une recherche multidisciplinaire.
    Dans ce contexte, les auteurs discutent de l’intérêt de la mise en place d’une telle recherche, notamment prospective. Le réseau national des Cecos reste un outil unique pour faciliter de telles études et pour constituer un observatoire de la qualité du sperme en France. Des mesures de santé publique pourraient découler des résultats de tels travaux.

    Mots-clés : Qualité du sperme, variations géographiques, environnement, reproduction, risque pour la spermatogenèse, variations séculaires
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    Joëlle Le Moal (j.lemoal@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Une baisse de la concentration spermatique a été mise en évidence dans le monde et en France dans certaines régions pour des périodes antérieures à 1994. L’exposition in utero à des perturbateurs endocriniens est suspectée de favoriser des troubles de la reproduction masculine, dont la baisse de la qualité du sperme. Afin d’actualiser la situation, nous avons mené une étude rétrospective sur l’évolution de la concentration spermatique en France métropolitaine entre 1989 et 2005, à partir de la base Fivnat.
    Matériel et méthodes – Nous avons analysé l’évolution de la concentration spermatique des hommes de couples ayant fait une première tentative d’assistance médicale à la procréation ainsi que dans deux sous-échantillons, l’un se rapprochant de la population générale et l’autre des hommes fertiles. Nous avons utilisé un modèle non linéaire, ajusté sur l’âge, la technique et la saison lorsque la date était disponible. Nous avons inclus l’interaction entre temps et technique.
    Résultats – Les tendances obtenues pour les hommes ayant eu recours à la FIV sont similaires dans les 3 populations, avec une évolution en 3 phases : une baisse de 1989 à 1994 (phase 1), une augmentation de 1995 à 2000 (phase 2), et une baisse de 2001 à 2005 (phase 3).
    Discussion - conclusion – Les baisses en phase 1 et 3 sont en faveur d’une baisse réelle de la concentration spermatique pour ces périodes. Et l’éventualité d’une baisse en phase 2, possiblement masquée par l’évolution des techniques, n’est pas exclue. Ces résultats préliminaires, à interpréter avec prudence, devront être complétés par le suivi des autres indicateurs de la qualité du sperme (mobilité, morphologie).

    Mots-clés : Fertilité masculine, tendances temporelles, concentration spermatique, assistance médicale à la procréation, France
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    Florence Suzan (f.suzan@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – Les cryptorchidies et les hypospadias sont des malformations congénitales de l’appareil urogénital masculin. Une augmentation de leur fréquence a été rapportée et un lien avec l’exposition à des perturbateurs endocriniens suggéré.
    Matériels et méthodes – Le PMSI, base nationale des hospitalisations, a été analysé sur la période 1998-2008 en métropole, et à partir de 2000 dans les DOM, pour suivre l’évolution des interventions chirurgicales pour cryptorchidies et hypospadias chez le petit garçon de moins de 7 ans.
    Résultats – Le taux d’interventions chirurgicales pour cryptorchidie est de 2,51 pour 1 000 garçons de moins de 7 ans par an en métropole et de 1,42 dans les DOM, avec une augmentation respective de 1,8% et 4% par an. Pour l’hypospadias, ce taux est de 1,10 pour 1 000 garçons/an en métropole et augmente annuellement de 1,2%. Dans les DOM, il est de 0,65 pour 1 000, sans augmentation significative. Les variations régionales ne peuvent être expliquées par cette analyse descriptive et ne sont pas superposables entre les deux malformations congénitales.
    Conclusion – L’augmentation des taux d’interventions chirurgicales peut être le témoin d’une augmentation de l’incidence des pathologies mais aussi le reflet d’une modification des pratiques médicales ou de codage du PMSI au cours du temps, ou d’une combinaison de chacune de ces raisons. 

    Mots-clés : Cryptorchidie, hypospadias, enfant, intervention chirurgicale, PMSI
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    Yao Kudjawu (y.kudjawu@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Objectif – Décrire les évolutions nationales et les disparités régionales du taux de patients opérés pour un cancer du testicule et les comparer aux données des registres de cancer.
    Matériel et méthode – Les séjours pour intervention chirurgicale pour cancer du testicule de patients résidant en France métropolitaine ont été sélectionnés dans la base nationale du PMSI de 1998-2008, grâce aux codes CIM10 et d’actes chirurgicaux.
    Résultats – 21 179 séjours correspondant à un cancer du testicule opéré ont été identifiés. L’âge moyen au diagnostic était de 37 ans. Le taux de patients opérés, standardisé à la population mondiale de 2008, était de 6,7 pour 100 000. Une augmentation annuelle moyenne de 2,5% du taux était observée. Une disparité régionale des taux de patients opérés était également observée (2004-2008). Les taux les plus élevés se situaient en Alsace, Lorraine, Bretagne et Pays-de-la-Loire et les taux les plus bas en Languedoc-Roussillon et en Île-de-France.
    Discussion-conclusion – L’augmentation du taux de patients opérés pour cancer du testicule observée est cohérente avec les analyses de tendances de l’incidence nationale. Le taux de patients opérés en 2004-2008 variait dans un rapport de 1 à 1,25 selon les régions. Les raisons de ces variations ne sont pas éclaircies. Les données du PMSI sont utiles pour la surveillance épidémiologique de ce cancer, en particulier pour les études de variations géographiques.

    Mots-clés : Cancer testicule, PMSI, patients opérés, France
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    Marie Walschaerts (walschaerts.m@chu-toulouse.fr) et al.
    Groupe de recherche en fertilité humaine (EA3694), Université Paul Sabatier Toulouse III, Toulouse, France

    Résumé

    Depuis 50 ans, on assiste à une forte augmentation de l’incidence du cancer du testicule, de certaines pathologies de l’appareil reproducteur masculin ainsi qu’à une baisse de la fertilité masculine. Malgré de nombreux travaux sur les facteurs de risque environnementaux de la survenue du cancer du testicule, l’analyse de la littérature ne permet pas de conclure de manière forte et cohérente dans ce domaine. L’hypothèse du syndrome de dysgénésie testiculaire (TDS) fondée sur la conséquence d’une perturbation dans le développement des gonades pendant la vie foetale n’expliquerait pas entièrement l’augmentation des pathologies de l’appareil reproducteur et de la baisse de la qualité de la production du sperme. Les facteurs de risque de ces pathologies semblent multifactoriels, à la fois environnementaux mais également génétiques.
    Une surveillance de la santé reproductive de l’homme permettrait d’éliminer les principales causes impactant sur l’appareil génital masculin et d’identifier les véritables facteurs de risque environnementaux et génétiques. 

    Mots-clés : Cancer du testicule, fertilité, incidence, facteurs de risque
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    Nadia Quignot et al.
    Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) ; Toxicologie expérimentale, Parc technologique Alata, Verneuil-en-Halatte, France
    Auteur correspondant : Bernard Jégou (bernard.jegou@univ-rennes1.fr)
    Inserm, Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail (Irset) U1085, Université de Rennes 1, Rennes, France
    Université de Rennes 1, UMR S-1085, Rennes, France

    Résumé

    Le système endocrinien est un système complexe, qui repose sur le fonctionnement de nombreuses glandes. Chacune d’entre elles sécrète des hormones qui diffusent dans l’organisme par la circulation sanguine et lymphatique. Ce système hormonal est indispensable au maintien de l’ensemble des équilibres biologiques. Toute substance étrangère à l’organisme susceptible d’altérer ce fonctionnement est appelée « perturbateur endocrinien » (PE). Depuis de nombreuses années, la problématique PE interpelle les chercheurs, le grand public, et les organismes réglementaires. Des efforts particuliers ont été faits pour mieux comprendre leurs mécanismes d’action. Les mécanismes les mieux caractérisés à ce jour sont l’interaction avec les récepteurs hormonaux et l’altération de la synthèse et du métabolisme des hormones. Cependant, au fur et à mesure des progrès réalisés sur la compréhension des mécanismes d’action des PE, d’autres questions apparaissent comme autant de nouveaux défis. Ces nouvelles problématiques sont les effets des faibles doses, des mélanges de substances et des fenêtres de susceptibilité aux expositions au cours du développement foetal en particulier. Les travaux sur ces questions auront un impact non seulement sur la compréhension des modes d’action, mais aussi sur la prédiction de la survenue de ces effets toxiques et sur le cadre réglementaire qui régit l’utilisation des produits chimiques.

    Mots-clés : Régulation hormonale, toxicité, perturbateurs endocriniens
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    Ronan Garlantézec (ronan.garlantezec@ehesp.fr) et al.
    École des hautes études en santé publique (EHESP), Département santé environnement travail, Rennes, France
    Inserm U1085, Université de Rennes 1, Rennes, France

    Résumé

    Une revue de la littérature des études publiées depuis janvier 2000 concernant la relation entre l’exposition professionnelle masculine ou féminine et la survenue d’anomalies de la fertilité ou de troubles de l’appareil reproducteur a été réalisée.
    Ces études rapportent des associations avec les expositions professionnelles masculines ou féminines au plomb et au cadmium à des niveaux d’exposition interne jusque-là considérés comme dépourvus d’effets. Concernant l’exposition aux solvants et aux pesticides, les résultats suggèrent des associations qu’il conviendrait à l’avenir de préciser par des analyses par familles chimiques, notamment pour l’allongement du délai nécessaire à concevoir. Pour d’autres agents, les études sont peu nombreuses et leurs résultats souvent divergents, rendant les conclusions difficiles.
    Concernant les malformations génitales, le travail des parents comme agriculteurs a été associé à une augmentation du risque d’hypospade dans une méta-analyse. Une matrice emplois-expositions relative aux substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens a été appliquée dans huit études avec des résultats divergents.
    Il est primordial d’améliorer les connaissances sur l’impact des expositions professionnelles sur la fertilité et les anomalies de l’appareil reproducteur de l’enfant à naître. La mise en place d’études prospectives avec une évaluation objective des expositions professionnelles à l’aide de biomarqueurs d’exposition devrait être encouragée.

    Mots-clés : Exposition professionnelle, fertilité, sex ratio, hypospade, cryptorchidie
 
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    Alfred Spira
    Université Paris-Sud 11; Institut de recherche en santé publique (IReSP), France

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    Rémy Slama (remy.slama@ujf-grenoble.fr) et al.
    Inserm U823, Équipe d’épidémiologie environnementale appliquée à la reproduction et la santé respiratoire, Grenoble, France
    Université de Grenoble, Institut Albert Bonniot, Grenoble, France

    Summary

    We review available data on fecundity of couples in France, and give an overview of some current results in other countries. Beside studies concerning perceived fecundity troubles, the two main studies conducted at a national scale are the National Perinatal Survey (ENP), based on a sample of 14,187 women who delivered in 2003, and the Observatory of Fecundity in France, conducted in 2007-2008 and relying on a random cross-sectional sample of 867 couples not using contraceptive method.
    The estimated frequency of 12-month involuntary infertility was 18% (95% confidence interval, CI:[17-18%]) based on the 2003 ENP, and 24% (95%CI:[19-30%]) based on the Observatory of Fecundity. For 24-month involuntary infertility, these rates were 8% (95%CI:[8-10%]) and 11% (95%CI:[8-14%]), respectively. Approximately one out of 4 to 6 couples starting a period of unprotected intercourse in France will experience 12-month involuntary infertility.
    The relevance and possible approaches to be used to implement a monitoring system of human fecundity are discussed; in addition to data on involuntary infertility and time to pregnancy, such a system should monitor male-specific and female-specific biological parameters.

    Key words : Fecundity, fertility, infertility, pregnancy, monitoring
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    Louis Bujan (bujan.l@chu-toulouse.fr) et al.
    Cecos Midi-Pyrénées, Hôpital Paule de Viguier, CHU de Toulouse et Groupe de recherche en fertilité humaine (EA3694, Université Paul Sabatier Toulouse III), Toulouse, France

    Summary

    For more than 20 years, the question on the decrease in sperm quality in man has been discussed. The objective of this review is to sum up secular and regional variations of human sperm features. French studies, performed in CECOS centres (Center for the Study and Conservation of human Eggs and Sperm) have taken part in this debate. A decrease of sperm quality among sperm donors has been demonstrated over time in Paris but not in Toulouse. The results of 33 published studies showed a sperm decrease over time in 16 studies, and a sperm increase for 5. Moreover, regional variations have been highlighted in eight French centres as in other regions of the world. These variations in sperm parameters have been put in relation with environmental exposure to risk factors for spermatogenesis and sperm maturation as suggested from data of experimental studies, wildlife studies, and of the few human studies. Exposure to multiple, environmental and life style, reprotoxic risk factors is now recognised, and imposes multidisciplinary research. In this context, setting up such a kind of research, especially in prospective studies, is imperative. The national network of CECOS provides a unique tool to facilitate such studies, and to monitor the quality of sperm in France. This work could result in the implementation of important measures for public health.

    Key words : Semen quality, regional variations, environment, reproduction, risk factors, spermatogenesis, secular changes
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    Joëlle Le Moal (j.lemoal@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – A decrease in sperm count was observed in many countries including France in periods prior to 1994. In utero exposure to endocrine disruptors is suspected to increase masculine reproductive disorders, such as a decrease in sperm quality. We conducted a retrospective study on the evolution of sperm count trends in metropolitan France between 1989 and 2005 using the database provided by FIVNAT.
    Material and methods – We studied the evolution of the sperm count of men from couples having tried their first assisted reproductive technology treatment and two sub-samples, one close to the general population, and another one of fertile men. We used a non linear model adjusted for age, technique and season when the date was available. We included the interaction between time and technique.
    Results – The trends obtained for men that did an IVF are similar in the three populations with an evolution in three phases: a decrease from 1989 to 1994 (phase 1), an increase from 1995 to 2000 (phase 2), and a decrease from 2001 to 2005 (phase 3).
    Discussion - conclusion – Decreases in phase 1 and 3 argue for an effective decrease in sperm count for these periods. A decrease in phase 2 could be masked by technique evolution. These preliminary results are to be interpreted with caution and completed with the study of the evolution of motility and morphology.

    Key words : Male fertility, time trends, sperm density, assisted reproductive technologies, France
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    Florence Suzan (f.suzan@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – Cryptorchidism and hypospadias are the most common congenital malformations of the male urinary tract. An increasing frequency was reported in some countries and suggests a possible link to exposure to endocrine disruptors.
    Materials and methods – Data from the French National Hospital Discharge Database (PMSI) were extracted for boys under 7 years old in Metropolitan France over the period 1998-2008, and in overseas territories since 2000, to analyze time trends and regional variations of surgical rates of cryptorchidism and hypospadias in this age group.
    Results – The annual surgical rate for cryptorchidism in metropolitan France is 2.51 per 1,000 boys under 7 years old, and increases annually by 1.8%. In overseas territories, this rate is much lower, with 1.42 per 1,000, but increases annually by 4%. The annual surgical rate for hypospadias in metropolitan France is 1.10 per 1,000 boys under 7 years old. In overseas territories, and increase by 1.2% each year. This rate is 0.65 per 1,000 in overseas territories without significant increase over the period stu died. Regional variations could not be actually explained by this descriptive study and cannot be matched between both disorders.
    Conclusion – The increase of surgical rates can reflect either an increase in incidence, or a change in medical practices or coding in the PMSI overtime, or a combination of both.

    Key words : Cryptorchidism, hypospadias, children, surgery, French hospital discharge data (PMSI)
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    Yao Kudjawu (y.kudjawu@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Objective – Describe national trends and regional disparities in the rate of patients undergoing surgery for testis cancer, and compare these rates to cancer registries data.
    Material and method – Data came from the French National Hospital Discharge Database (PMSI) from 1998 to 2008. Hospital stays for testis cancer were selected using diagnosis codes (ICD-10) and surgical procedures.
    Results – 21,179 hospital stays corresponding to surgical testis cancers were selected. The mean age at diagnosis was 37 years. The rate of patients who had surgery for testis cancer was 6.7 per 100,000, standardized to the world population in 2008. An average annual increase of 2.5% of the rate of patients who underwent testis cancer surgery was observed. Regional disparity in the rates of patients on surgery was also observed (2004-2008). The highest rates were in Alsace, Lorraine, Brittany and Pays-de-la-Loire, and the lowest rates in Languedoc-Roussillon and Île-de-France.
    Discussion-conclusion – The increase in the rate of patients who had surgery for testis cancer observed is consistent with the trend analyses on national incidence. The rate of patients who had surgery for testis cancer in 2004-2008 varied by a factor of 1 to 1.25 depending on the regions. The reasons for these variations are not clear. PMSI data are useful for the epidemiological surveillance of this cancer, in particular for geographical variations studies.

    Key words : Testis cancer, PMSI, operated patients, France
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    Marie Walschaerts (walschaerts.m@chu-toulouse.fr) et al.
    Groupe de recherche en fertilité humaine (EA3694), Université Paul Sabatier Toulouse III, Toulouse, France

    Summary

    For the last 50 years, the incidence of testicular cancer and diseases of male genital tract has risen markedly in parallel to a decline in male fertility.
    Despite numerous reports on environmental risk factors for the occurrence of testicular cancer, the literature does not conclude precisely in this area. The hypothesis of testicular dysgenesis syndrome (TDS) based on the result of a disruption of gonadal development during fetal life does not completely explain the increase in diseases of the male reproductive system and the decline in quality of sperm production. Risk factors for these diseases seems to be multifactorial, both environmental as well as genetic.
    The monitoring of male reproductive health would eliminate the main causes impacting the male genital tract, and may help to identify the effective environmental and genetic risk factors.

    Key words : Testicular cancer, fertility, incidence, risk factors
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    Nadia Quignot et al.
    Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) ; Toxicologie expérimentale, Parc technologique Alata, Verneuil-en-Halatte, France
    Auteur correspondant : Bernard Jégou (bernard.jegou@univ-rennes1.fr)
    Inserm, Institut de recherche sur la santé, l’environnement et le travail (Irset) U1085, Université de Rennes 1, Rennes, France
    Université de Rennes 1, UMR S-1085, Rennes, France

    Summary

    The endocrine system is complex, and is constituted of several glands. Hormones are secreted by these glands, and diffuse into the body through blood, and the lymphatic system. This hormonal system is involved in a number of physiological regulations and homeostasis. Any foreign substance interfering with the endocrine system is called “Endocrine Disruptor”. These substances have been considered as a threat by scientists, the public, and by regulatory agencies. Their mechanisms of action have been studied lately, particularly those implicating hormone metabolism and hormone receptor action. However, concomitantly with a better elucidation of these mechanisms, other critical issues have been raised. These issues are the effect of low doses, mixture effects, and periods of vulnerability to toxicants, in particular during fetal development. These issues will have an impact on a better understanding of the mechanism of action, on prediction of these effects, and on regulatory decisions governing the use of chemical substances.

    Key words : Hormonal regulation, toxicity, endocrine disruptors
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    Ronan Garlantézec (ronan.garlantezec@ehesp.fr) et al.
    École des hautes études en santé publique (EHESP), Département santé environnement travail, Rennes, France
    Inserm U1085, Université de Rennes 1, Rennes, France

    Summary

    A literature review of the studies published since January 2000 on the relationship between male and female occupational exposure and the occurrence of infertility abnormalities or genital malformations was performed.
    Occupational exposure to lead and to cadmium was associated with infertility disorders at blood levels not considered previously to induce adverse effects. Concerning solvents and pesticides exposures, results suggest associations which need to be studied in the future by chemical subclass analyses. For other agents, studies are rare and their conflicting results make conclusions difficult.
    Concerning genital malformations, a meta-analysis reports an association between parental occupation as farmers and hypospadias. Eight studies have used a job-exposures matrix to assess exposure to potential disrupting chemicals with conflicting results.
    Additional studies concerning the relationship between occupational exposure and infertility or genital malformations are needed. Prospective studies with biological measurements of exposures need to be encouraged.

    Key words : Occupational exposure, fertility, sex ratio, hypospadias, cryptorchidism
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