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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 26/09/2012

BEH n°35-36-37/2012

26/09/2012
Numéro thématique - Dépistage organisé du cancer du sein

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Le numéro (pdf- 1 007,95 Ko)

 
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    Corinne Allioux
    Présidente de l’Association des coordinateurs de dépistage (Acorde) ; médecin coordinateur de la structure de gestion de Loire-Atlantique

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    Rosemary Ancelle-Park (rosemary.ancelle-park@sante.gouv.fr) et al.
    Direction générale de la santé, Paris, France

    Résumé

    Basé sur les recommandations européennes, le programme de dépistage organisé (DO) du cancer du sein a été initié en France par la Direction générale de la santé en 1994, et généralisé à l’ensemble du territoire en 2004. Il a été largement modifié en 2001, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), en adoptant les modalités suivantes : deux clichés par sein tous les deux ans, un examen clinique, la possibilité d’un bilan diagnostique immédiat, la double lecture des clichés normaux et l’extension de la classe d’âge concernée de 50-69 ans à 50-74 ans. Ces modalités ont été affinées en 2006. Conformément aux recommandations européennes, ce programme comprend un système d’assurance qualité important qui inclut : la formation des radiologues et des manipulateurs, le contrôle de qualité semestriel de tous les mammographes, une double lecture des clichés normaux, une base de données inter-régime de l’assurance maladie utilisée pour les invitations et le rappel personnalisé des femmes, un recueil systématique des données et une évaluation locale, régionale et nationale. Des indicateurs de performance permettent des comparaisons au niveau international. Les installations numériques sont autorisées depuis 2008 avec une démarche qualité. Une réflexion est en cours au niveau national pour optimiser le dispositif de DO.

    Mots-clés : Programme de dépistage, cancer du sein, indicateurs de performance
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    Florence Molinié (fmolinie@chu-nantes.fr) et al.
    Registre des tumeurs de Loire-Atlantique et Vendée, Nantes, France
    Réseau Francim, Toulouse, France

    Résumé

    Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers et la première cause de mortalité par cancer chez la femme en France. L’objectif de cet article est de synthétiser les connaissances sur l’évolution récente de l’incidence du cancer du sein en France à partir des données des registres de cancers.
    L’incidence des cancers in situ a considérablement augmenté de 1990 à 2005 dans toutes les classes d’âge, mais particulièrement chez les femmes de 50 à 74 ans. Cette tendance s’est inversée après 2005. L’incidence des cancers invasifs a augmenté lentement de 1990 à 1996 puis plus fortement à partir de 1996, essentiellement chez les femmes de 50-74 ans, avant de décroître en 2004. Enfin, les cancers de stade avancé au diagnostic ont diminué après un pic d’incidence atteint au début des années 2000.
    Les évolutions d’incidence observées reflètent probablement l’action combinée de plusieurs facteurs (facteurs de risque, dépistage et techniques diagnostiques). Cependant, l’interprétation de ces données descriptives est complexe et doit rester prudente.

    Mots-clés : Cancer du sein, in situ, incidence, évolution, registre de cancers
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    Agnès Rogel (a.rogel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Objectif – Présenter les résultats de l’évaluation du Programme national de dépistage organisé du cancer du sein sur la période 2004-2009.
    Matériel et méthode – Les données analysées sont issues de la base nationale du dépistage organisé (DO) et concernent les femmes âgées de 50 à 75 ans résidant en métropole au moment de leur dépistage, de 2004 à 2009. Des indicateurs d’activité, de qualité et d’efficacité précoce sont calculés avec leur intervalle de confiance à 95%, et standardisés sur l’âge. Les résultats sont présentés suivant le rang de dépistage, en prenant en compte des antécédents de dépistage individuel (DI). Des tests de tendance linéaire en fonction du temps ont été calculés à partir d’un modèle de régression de Poisson ajusté sur l’âge et le département. Les données sur le cancer de l’année 2009 sont provisoires.
    Résultats – Le taux de dépistages positifs avant bilan diagnostique était de 9,2 pour cent femmes dépistées en 2009, et le taux de cancers finalement détectés était de 6,9 pour mille femmes dépistées en 2008. La deuxième lecture, effectuée uniquement sur les mammographies jugées normales ou bénignes, permet un taux de dépistages positifs avant bilan de 1,3 pour cent femmes dépistées, et un taux de cancers détectés de 0,44 pour mille femmes dépistées. Des baisses significatives de ces taux sont observées depuis 2004. Les taux de cancers de bon pronostic étaient de 1,06 cancer in situ, 1,95 cancer invasif de petite taille et 3,87 cancers invasifs sans envahissement ganglionnaire pour mille femmes dépistées en 2008. Ces taux montrent de légères baisses significatives depuis 2004, mais des évolutions stables en termes de proportion de cancers détectés.
    La valeur prédictive positive (VPP) des dépistages positifs avant bilan était de 7,3% en 2008, et augmente de façon significative depuis 2004. Ces résultats sont cependant différents suivant le rang du dépistage, avec des valeurs nettement plus élevées pour un premier dépistage dans le cadre du DO sans antécédent déclaré de DI.
    Discussion-conclusion – Les résultats montrent globalement des valeurs conformes aux niveaux recommandés par les guides européens.
    Ils montrent de faibles évolutions, plutôt en faveur d’une amélioration de la procédure de dépistage, mais sur une courte période de temps où les procédures et techniques de dépistage sont restées stables. Cette évaluation devra être reproduite, notamment pour évaluer l’introduction de la mammographie numérique dans ce programme.

    Mots-clés : Dépistage organisé, cancer du sein, mammographie, évaluation, recommandations, France
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    Catherine Exbrayat (catherine.exbrayat@odlc.org) et al.
    ODLC38, Meylan, France

    Résumé

    Introduction – Le programme de dépistage des cancers du sein s’est généralisé en France entre 2002 et 2004. L’évaluation nationale réalisée par l’Institut de veille sanitaire n’inclut pas les calculs de sensibilité et de spécificité, faute de données sur les cancers d’intervalle. Ces données ne sont disponibles que dans les départements avec enregistrement exhaustif des cancers en population, de type registre de cancers.
    Matériel et méthodes – L’étude porte sur le programme de dépistage des cancers français 2002-2005 (cahier des charges 2001) dans cinq départements.
    Résultats – La sensibilité (se) du programme est de 82,8% et la spécificité (sp) de 91,4%. Les résultats augmentent en fonction de l’âge au dépistage entre 50 et 74 ans (se : 76%- 88%, sp : 89%-93%). La se à un an, en moyenne 94,2%, augmente avec l’âge : 91%-97%. La se à un an est moins élevée en première participation (93,3%) que pour les mammographies suivantes (94,7%). Les cancers in situ sont plus fréquents parmi les cancers dépistés (16,5% contre 6,1% pour les intervalles). Les cancers dépistés sont plus petits que les cancers d’intervalle (40,9% 􀀩 10 mm vs 21,7%). Ils sont plus souvent au stade pN0 (73,9% vs 63,1%).
    Conclusion – Les performances du programme français (cahier des charges 2001) sont au moins identiques à celles des programmes internationaux et supérieures à celles du programme expérimental (1989-2001).

    Mots-clés : Dépistage, cancer, sein, sensibilité, spécificité
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    Stephen W. Duffy (s.w.duffy@qmul.ac.uk) et al.
    Wolfson Institute of Preventive Medicine, Barts and The London School of Medicine and Dentistry, Queen Mary University of London, London, UK

    Résumé

    Les bénéfices et les risques du dépistage du cancer du sein par mammographie ont fait l’objet de controverses récemment. Dans cet article, nous passons en revue ces bénéfices et ces risques. Les essais randomisés montrent une baisse de 21% de la mortalité par cancer du sein suite à l’invitation au dépistage. L’effet plausible de la participation au dépistage est plus important. La plupart des études observationnelles des programmes de dépistage organisé obtiennent des résultats similaires ou légèrement plus favorables. Les estimations du surdiagnostic induit par le dépistage sont extrêmement variables selon les études, principalement car certaines ne prennent pas pleinement en compte des effets tels que l’avance au diagnostic et les évolutions de l’incidence sous-jacente du cancer du sein. Les études prenant en compte ces effets estiment des taux de surdiagnostic de l’ordre de 10%, ou moins. Les bénéfices du dépistage par mammographie l’emportent sur les risques. 

    Mots-clés : Dépistage, cancer du sein, mammographie, bénéfice, risque
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    Isabelle Hirtzlin (i.hirtzlin@has-sante.fr) et al.
    Service évaluation économique et santé publique, Haute Autorité de santé, Saint-Denis-La-Plaine, France

    Résumé

    Le dépistage organisé du cancer du sein par mammographie a été généralisé en France en 2004. Les femmes conservent néanmoins la possibilité de pratiquer un dépistage sur prescription d’un professionnel de santé (appelé dépistage individuel). En comparant les données de l’Échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) avec celles de la base Sénolog de l’Observatoire de la sénologie, la part du dépistage individuel dans la population cible pourrait être de 10% en 2009, portant le taux global de participation des femmes au dépistage à 62% (dont 52% pour le dépistage organisé). Le suivi de pathologie ou repérage concernerait quant à lui 7 à 8% des femmes. L’analyse par classes d’âge à partir de l’EGB a montré que le taux de mammographie global augmentait fortement après 50 ans, suite à la première invitation, mais qu’il plafonnait ensuite, pour décroître après 70 ans (50,7% à 74 ans). Les bases de données utilisées ne permettent pas d’assurer la totale fiabilité de cette estimation. Pour l’améliorer, il conviendrait de modifier le codage des mammographies dans la Classification commune des actes médicaux, d’inclure tous les radiologues ayant une activité de sénologie dans la base Sénolog et de mettre en place un contrôle qualité sur la déclaration des circonstances de réalisation des mammographies.

    Mots-clés : Cancer du sein, dépistage opportuniste, mammographie
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    Carole Pornet (carole.pornet@inserm.fr) et al.
    CHU de Caen, Service de recherche et d’évaluation épidémiologique, Caen, France
    Université de Caen Basse-Normandie, UFR de médecine, Caen, France
    Inserm, U1086 « Cancers & Préventions », Caen, France

    Résumé

    Contexte – Alors que la faible participation au dépistage du cancer du sein est liée à un faible niveau socio-économique individuel, les raisons de cette participation insuffisante ne sont pas totalement élucidées. Notre objectif était d’analyser l’influence de l’environnement socio-économique et de l’offre de soins sur la participation au dépistage organisé de ce cancer sur un échantillon représentatif de la population cible du département du Calvados.
    Méthodes – L’échantillon comprenait 4 865 femmes de 50 à 74 ans sélectionnées aléatoirement parmi la population cible du Calvados de 2004 à 2006 (n=98 822). Les données individuelles de participation et les données socio-économiques agrégées, issues respectivement de la structure responsable des dépistages organisés et du recensement de la population, ont été analysées simultanément par un modèle multiniveaux.
    Résultats – La participation était plus faible chez les plus jeunes
    (50-54 ans) et les plus âgées (70-74 ans) comparées aux femmes âgées de 55-69 ans, avec respectivement OR=0,73 [IC95% : 0,64-0,83] et OR=0,78 [IC95% : 0,67-0,91]. Dans les unités géographiques les plus défavorisées, la probabilité de participer était réduite de 29% par rapport aux zones favorisées (ORa=0,71; IC95% : 0,59-0,86). Aucune influence significative de la présence de médecin(s) généraliste(s) ou de radiologue(s) agréés n’a été retrouvée.
    Conclusion – Les inégalités sociales de dépistage pourraient être réduites par des actions ciblées sur les populations à risque de faible participation, identifiées par des analyses multiniveaux intégrant des variables individuelles et un indice écologique de défavorisation spécifique du contexte français.

    Mots-clés : Dépistage, cancer du sein, inégalités sociales, inégalités contextuelles
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    Florian Lançon (flancon@institutcancer.fr) et al.
    Institut national du cancer, Boulogne-Billancourt, France

    Résumé

    Afin de mieux comprendre les freins, leviers et comportements des femmes et professionnels de santé vis-à-vis du dispositif de dépistage organisé du cancer du sein (DOCS), l’Institut national du cancer (INCa) a mené en 2010 une enquête quantitative auprès de 3 240 femmes et une série d’entretiens qualitatifs auprès de 96 médecins.
    Dans chacun des 44 cabinets de radiologie ayant participé à l’enquête, un questionnaire a été proposé aux femmes venant réaliser une mammographie de dépistage, quelle que soit sa modalité initiale, DOCS ou dépistage individuel (DI). Les entretiens qualitatifs ont été conduits auprès de radiologues, gynécologues et médecins généralistes.
    Pour les femmes interrogées, le conseil du professionnel de santé est le plus cité (67%) parmi les facteurs favorisant le dépistage. En outre, 55% de celles venues pour un DI pensent se situer, à tort, dans le cadre du DOCS.
    Bien que le DOCS ait une image de qualité et de simplicité, et en dehors de freins spécifiques à chaque spécialité, la valeur accordée à la seconde lecture dans le DOCS ne semble pas suffisante pour emporter l’adhésion absolue des professionnels.
    En conclusion, par la confiance que les femmes accordent aux praticiens, il est important de développer la mobilisation de ces professionnels autour du DOCS, d’autant que leur adhésion à ce dispositif n’est pas totale.

    Mots-clés : Dépistage, cancer du sein, connaissances, pratiques
 
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    Corinne Allioux
    Présidente de l’Association des coordinateurs de dépistage (Acorde) ; médecin coordinateur de la structure de gestion de Loire-Atlantique

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    Rosemary Ancelle-Park (rosemary.ancelle-park@sante.gouv.fr) et al.
    Direction générale de la santé, Paris, France

    Summary

    The French breast cancer screening programme based on the European guidelines for quality assurance in mammography screening was established by the Department of Health in 1994 and was completely rolled out by 2004. It was altered in 2001 according to the Health Authority for good practice (HAS) recommendation’s so as to include: two views, a two year interval, a clinical examination, possible immediate assessment in case of a positive screen, double reading of all negative screens and the extension from age group 50-69, to age group 50-74. These changes were more precisely specified in 2006.
    Quality assurance programme comprises: training, quality control every semester of all mammographs, double reading of all negative views, a specific invitation data base for call and recall, data collection, and local regional and national evaluations. Performance indicators were changed to fit the new programme yet keeping a correspondence with those of the European guidelines. Digital mammography with quality control was included in the programme in 2008. Considerations on how to improve the programme’s efficiency are currently in progress.

    Key words : Screening programme, breast cancer, performance indicators
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    Florence Molinié (fmolinie@chu-nantes.fr) et al.
    Registre des tumeurs de Loire-Atlantique et Vendée, Nantes, France
    Réseau Francim, Toulouse, France

    Summary

    Breast cancer is the most common cancer and the leading cause of death by cancer in women in France. The objective of this paper is to synthesize knowledge on recent breast cancer incidence trends in France using the data of cancer registries.
    The incidence of in situ cancers increased significantly from 1990 to 2005 in all age groups but particularly among women aged 50-74. Their trend reversed after 2005. The incidence of invasive cancer increased slowly from 1990 to 1996 and then more strongly, mainly among women 50-74 years, before falling in 2004. Cancers of advanced stage at diagnosis declined after reaching a peak of incidence in the early 2000s.
    The observed incidence trends probably reflect the combined effects of several factors (risk factors, screening and diagnostic techniques). Though, interpretation of these descriptive data is complex and should remain cautious.

    Key words : Breast cancer, in situ, incidence, trend, cancer registry
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    Agnès Rogel (a.rogel@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Objective – This article presents results from the evaluation of the national breast cancer screening programme over the period 2004-2009.
    Material and method – Data over the period 2004-2009 are collected from the national breast cancer screening programme database and concern women living in Metropolitan France aged 50 to 75 years. Performance, quality and early efficacy indicators were computed with their 95% confidence intervals, and are age standardised. Results were presented according to screening round, taking into account the history of individual mammography. Linear time trend tests were computed from a Poisson regression model adjusted on age and district. Cancer data of the year 2009 are provisional.
    Results – Rate of positive screening before further diagnostic assessments was 9.2 per hundred screened women in 2009, and rate of detected cancers was 6.9 per thousand screened women in 2008. A second rea ding when mammography is judged normal or benign allowed obtaining a rate of positive results before further diagnostic assessment of 1.3 per hundred screened women, and a rate of detected cancers of 0.44 per thousand screened women. Significant decreases of these rates were observed since 2004. The rate of screen-detected cancers of good prognosis was 1.06 in-situ cancers, 1.95 invasive cancers of small size and 3.87 invasive cancers without lymph node invasion, per thousand screened women in 2008. Significant decreases of these rates were observed since 2004, but evolutions are stable in proportion over screen-detected cancers. Positive predictive value of screening before further diagnostic assessments was 7.3% in 2008, and significantly increases since 2004. These results are however different according to screening round, with much higher values for first screening rounds without previous individual screening.
    Discussion-conclusion – The overall results show values consistent with the levels recommended by the European guides. They show reduced time trends that might reflect an improved screening procedure, but over a short period of time where techniques and procedures of screening have remained stable. This evaluation should be reproduced, in particular to evaluate the introduction of digital mammography in this national screening programme.

    Key words : Screening program, breast cancer, mammography, evaluation, recommendations, France
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    Catherine Exbrayat (catherine.exbrayat@odlc.org) et al.
    ODLC38, Meylan, France

    Summary

    Introduction – Breast cancer screening programme was generalized in France from 2002 to 2004. The national evaluation, performed by the French Institute for Public Health Surveillance (InVS) does not include sensitivity (se) and specificity (sp) because information on interval cancers is not available in routine but only in districts with cancer registries, that register all cancers in population.
    Methods – The study was carried out in five districts (départements) from 2002 to 2005 (with the 2001 national protocol).
    Results – Sensitivity was 82.2% and specificity 91.4%. Results increased with age at screening between 50 and 74 years (se: 76%- 88%, sp: 89%-93%). One year se increases with age: 91%-97% ( mean 94.2%). DCIS are more frequent for screened tumors: 16.5% (interval cancers: 6.1%). Screened cancers are smaller than interval cancers (40.9% ≤ 10 mm vs 21.7%), and they are more often at pN0 stage (73.9% vs 63.1%).
    Conclusion – The new French breast cancer screening programme (national protocol 2001) shows good performances compared to international programmes and better results than the previous experimental programme (1989-2001).

    Key words : Breast, cancer, screening, sensitivity, specificity
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    Stephen W. Duffy (s.w.duffy@qmul.ac.uk) et al.
    Wolfson Institute of Preventive Medicine, Barts and The London School of Medicine and Dentistry, Queen Mary University of London, London, UK

    Summary

    There has been recent controversy about the benefits and risks of breast cancer screening with mammography. In this paper we review these benefits and risks. The randomized trials show a 21% reduction in breast cancer mortality with invitation to screening. The likely effect of being screened is somewhat larger. Most observational studies of service screening programmes find similar or slightly more favourable results. Estimates of overdiagnosis due to screening vary widely, largely due to the fact that some studies do not adjust fully for complexities such as lead time and changes in underlying incidence. The studies which do adjust for these find overdiagnosis rates of the order of 10% or less. The benefits of mammographic screening outweigh the risks.

    Key words : Screening, breast cancer, mammography, benefits, risks
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    Isabelle Hirtzlin (i.hirtzlin@has-sante.fr) et al.
    Service évaluation économique et santé publique, Haute Autorité de santé, Saint-Denis-La-Plaine, France

    Summary

    In 2004, France implemented a national mammographic breast cancer screening programme for women aged 50 to 74 years. Women can retain the option of having an opportunistic screening mammography under medical prescription, however data on opportunistic screening are lacking. By analysing the National Health Insurance scheme database (EGB) and a database including information on mammographies from radiologists, the coverage of breast cancer could be estimated at 10% of the target population for opportunistic screening in 2009. The global rate of women’s participation to breast cancer screening was 62%, thereof 52% for organised screening. 7 to 8% of women had a mammography for the monitoring of a pathology or the location of a lesion. By age, the rate of screening (opportunistic and organised) increased markedly after 50 years due to the first women’s invitation, then it remained stable and decreased after 70 years (50.7% in women aged 74). The existing databases have some limitations which affect the reliability of these estimates. To improve them, a specific codification of opportunist screening should be implemented in records of health care reimbursements. Furthermore all radiologists doing mammographies should report their activity in the Sénolog database, and a quality control should be implemented.

    Key words : Breast cancer, opportunistic screening, mammography
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    Carole Pornet (carole.pornet@inserm.fr) et al.
    CHU de Caen, Service de recherche et d’évaluation épidémiologique, Caen, France
    Université de Caen Basse-Normandie, UFR de médecine, Caen, France
    Inserm, U1086 « Cancers & Préventions », Caen, France

    Summary

    Background – While weak uptake in breast cancer screening is known to be linked to a low individual socioeconomic level, reasons for under participation remain unclear. This study aimed at investigating the contextual influence of socioeconomic status and healthcare supply on compliance to organized breast cancer screening programme, on a representative sample based on the target population of the French department, Calvados.
    Methods – The sample included 4,865 women aged 50 - 74 years and randomly selected among the target population in Calvados in 2004-2006 (n=98,822). Individual participation data and aggregated data from respectively the structure organising screening and the French census were analysed simultaneously by multilevel models.
    Results – Uptake of breast cancer screening was lower among the youngest (50-54 years) and the oldest (70-74 years) women, compared to the 55-69 year age-group, with respectively OR=0.73 (95%CI=0.64-0.83) and OR=0.78 (95%CI=0.67-0.91). Uptake fell with increasing level of deprivation, a difference in uptake probability being observed between the least deprived and the most deprived areas (ORa=0.71; 95%CI=0.59-0.86). No significant influence of general practitioners or radiologists presence was found.
    Conclusion – These results suggest that targeting women with a risk of low compliance, as identified by multilevel analyses involving individual data and an ecological deprivation index specific to the French context, could be adopted to minimise contextual disparities in screening.

    Key words : Mass screening, breast neoplasms, social inequalities, contextual inequalities
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    Florian Lançon (flancon@institutcancer.fr) et al.
    Institut national du cancer, Boulogne-Billancourt, France

    Summary

    To better understand the limiting factors, levers and behavior of women and health professionals related to the national breast cancer screening program (BCSP), the French National Cancer Institute conducted a quantitative survey of 3,240 women and qualitative interviews with 96 doctors in 2010. In each of the 44 radiology centers involved in the survey, a questionnaire was given to women before their screening mammography, regardless of its initial modality, BCSP or individual screening (IS). Qualitative interviews were conducted with radiologists, gynecologists and general practitioners.
    The doctor’s advice is the most frequently mentioned (67%) factor inciting breast cancer screening among interviewed women. In addition, 55% of women concerned by the IS believe wrongly to be part of the BCSP.
    Although the BCSP has an image of quality and simplicity and regardless of specific factors, the perceived value for the second reading in the BCSP does not seem sufficient to convince all professionals.
    In conclusion, because women trust their doctor, it is important to raise the health professionals’ awareness in the BCSP, especially as their adherence to this program is not total. 

    Key words : Mass screening, breast cancer, knowledge, practices
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