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BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire

Publié le 30/06/2011

BEH n°26-27-28/2011

30/06/2011
Numéro thématique - Infections sexuellement transmissibles : il faut poursuivre la surveillance

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Le numéro (pdf- 1,72 Mo)

 
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    Pr Michel Janier
    Président de la Section MST de la Société Française de Dermatologie

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    Alice Bouyssou (a.bouyssou@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Contexte – Suite à la recrudescence de la syphilis en France en 2000, un système de surveillance a été mis en place. Les données recueillies sur 10 ans permettent de décrire les tendances et l’évolution des caractéristiques des patients.
    Méthodes – Le système de surveillance repose sur la participation volontaire de cliniciens. La définition de cas clinique et biologique inclut les syphilis précoces (<1 an).
    Résultats – Entre 2000 et 2009, 4 022 cas de syphilis précoces ont été notifiés. Sur cette même période, le nombre de sites participants a augmenté. Le nombre de cas a augmenté en 2007, puis diminué ces deux dernières années ; ces tendances sont confirmées dans les sites à participation constante. Globalement, le profil des personnes atteintes de syphilis a peu évolué. Sont constatés : une majorité (83%) d’hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ; une baisse de 53% à 41% de la prévalence du VIH ; et une augmentation récente des syphilis déclarées au stade latent. La proportion de femmes était de 5% ; 15% d’entre elles ont consulté en cours de grossesse.
    Conclusion – Le nombre de cas de syphilis a baissé ces deux dernières années. Il pourrait s’agir d’une baisse soit de l’incidence, soit liée aux limites du système de surveillance ou à un retard au diagnostic. Les campagnes d’information sur les risques de transmission des IST, dont la syphilis congénitale, demeurent souhaitables.

    Mots-clés : syphilis, surveillance, infection sexuellement transmissible, VIH, homosexuel masculin, syphilis congénitale
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    Clémence Pérel et al.
    Auteur correspondant : Véronique Goulet (v.goulet@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Contexte – Le nombre de cas de syphilis en France a augmenté entre 2000 et 2006. Une résurgence était observée chez les femmes, pouvant entraîner l’augmentation du nombre de femmes enceintes atteintes et du nombre de syphilis congénitales (SC).
    Objectif – Estimer et décrire les cas de SC en France par an, entre 2005 et 2007.
    Méthode – Les enfants âgés de moins de 2 ans entre 2005 et 2007 avec un diagnostic de SC ont été extraits du PMSI. Un questionnaire a été envoyé aux départements d’information médicale des hôpitaux concernés. Les SC ont été classées "confirmées" ou "probables" selon la définition de l’European Centre for Disease Control and Prevention.
    Résultats – Soixante-sept diagnostics de SC ont été identifiés et 16 ont été retenus (4 en 2005, 6 en 2006, 6 en 2007) : 8 "probables" et 8 "confirmés". La précarité socio-économique a été évoquée pour 12 cas.
    Discussion – La SC reste rare (< à 1 cas pour 100 000 naissances), cette rareté pouvant être le résultat de l’efficacité du programme de dépistage. La précarité socio-économique semble être associée aux cas de SC. Notre étude souligne l’intérêt d’un second dépistage avant 28 semaines de gestation chez les femmes à risque.

    Mots-clés : syphilis, syphilis congénitale, grossesse, dépistage, surveillance
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    Émilie Nguyen et al.
    Auteur correspondant : Anne Gallay (a.gallay@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    Introduction – L’analyse des données de surveillance permet de décrire l’épidémiologie des infections à gonocoques en France en termes de tendance temporelle entre 1996 et 2009 et de décrire les caractéristiques des malades et des souches de gonocoque en 2009.
    Méthodes – Les laboratoires participant volontairement au réseau Rénago envoient les souches isolées au Centre national de référence (CNR) des gonocoques, accompagnées d’une fiche d’informations épidémiologiques pour chaque patient. Le CNR teste la sensibilité des gonocoques à six antibiotiques.
    Le nombre moyen de gonocoques isolés par an et par laboratoire actif (Ng/lab/an) permet le suivi de l’évolution des gonococcies. Depuis 2004, le réseau de cliniciens RésIST envoie à l’InVS des questionnaires avec les données cliniques, thérapeutiques et comportementales documentées de chaque patient.
    Résultats – Le Ng/lab/an est en nette progression (+52 %) entre 2008 (4,16 Ng/lab) et 2009 (6,32 Ng/lab), et ce pour les deux sexes et dans l’ensemble des régions. En 2009, le nombre de gonocoques isolés était toujours plus élevé chez l’homme (5,5 Ng/lab vs. 0,78 Ng/lab chez la femme) et en Île-de-France (16,0 Ng/lab vs. 4,5 Ng/lab dans les autres régions).
    Le nombre de cas déclarés chez les hommes ayant des rapports avec des hommes (63 %) est toujours supérieur au nombre de cas déclarés chez les hétérosexuels (38 %). Les proportions de souches avec une diminution de la sensibilité à la ceftriaxone ont augmenté de 8,7 % en 2007-2009, et de 8% en 2008-2009 pour la cefixime.
    Conclusion – L’analyse des données sur les infections à gonocoques confirme leur progression chez l’homme et la femme quelle que soit l’orientation sexuelle, justifiant de rester vigilant. Ces tendances reflètent la progression des comportements sexuels à risque. Cette constatation laisse présager l’augmentation de la transmission d’IST plus graves, notamment du VIH et des hépatites B dans les populations les moins averties de la nécessité de se protéger. Dans ce contexte, l’émergence de souches de sensibilité réduite aux céphalosporines en France, dernier rempart du traitement en monothérapie, doit alerter sur la nécessité de renforcer l’information concernant les bonnes pratiques de prise en charge probabiliste de ces infections.

    Mots-clés : infection à gonocoque, surveillance, infection sexuellement transmissible, résistance aux antibiotiques, orientation sexuelle
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    Cyril Rousseau (cyril.rousseau@ars.sante.fr) et al.
    Cellule interrégionale d’épidémiologie Languedoc-Roussillon, Montpellier, France

    Résumé

    Introduction – Le réseau RésIST rassemble les cliniciens volontaires pour signaler à l’Institut de veille sanitaire les cas de syphilis, gonococcies et lymphogranulomatoses ano-génitales. Depuis 2008, la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Languedoc-Roussillon pilote cette surveillance au niveau régional.
    Méthode – Les modalités d’animation régionales sont décrites ainsi que les cibles prioritaires de la communication. Les données de signalements des infections sexuellement transmissibles (IST) sont décrites et comparées avec les années précédant la régionalisation de la surveillance.
    Résultats – En 2009, la participation au réseau a nettement augmenté pour les centres de dépistage. Les données provenaient de 11 déclarants (centres de dépistage, hospitaliers et libéraux) contre moins de 5 en 2007 et 2008. On a observé une diversification des IST signalées, alors que le nombre de syphilis s’est stabilisé.
    Conclusion – Ces résultats suggèrent un impact positif de la régionalisation de cette surveillance, avec un doublement de la participation et une diversification des pathologies rapportées. L’amélioration de la connaissance des dynamiques régionales permet de mieux cibler les priorités de santé publique en région.

    Mots-clés : syphilis, surveillance, infections sexuellement transmissibles, homosexuel masculin, régionalisation
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    Denise Antona (d.antona@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    La France appartient aux pays de faible endémie vis-à-vis de l’infection par le virus de l’hépatite B (VHB), avec une prévalence de l’AgHBs estimée à 0,65 % et une incidence des hépatites aiguës symptomatiques à 1/100 000 habitants. Le taux de mortalité imputable au VHB est estimé à 2,2/100 000 habitants. Mais plus de la moitié des personnes porteuses de l’AgHBs ignore leur séropositivité et la transmission de l’hépatite B par voie sexuelle reste préoccupante. Elle constitue le principal mode de transmission de l’infection (plus de 35 % des cas notifiés d’hépatites aiguës B symptomatiques).
    Le fait que l’homme soit l’unique réservoir du virus permet d’envisager une prévention très efficace de cette infection par la vaccination. La capacité du vaccin à réduire l’incidence des hépatites aiguës B puis à diminuer le risque d’infection chronique est démontrée. Mais les couvertures vaccinales des nourrissons et des adolescents en France sont encore très insuffisantes, n’atteignant pas 50 %. Il est donc impératif d’améliorer l’application des recommandations vaccinales, ciblant non seulement nourrissons et préadolescents, mais aussi les nouveau-nés de mère porteuse de l’AgHBs et les personnes à risque accru d’infection par le VHB.
    Ainsi, deux actions majeures de santé publique doivent être promues en France : augmenter la couverture vaccinale et améliorer les pratiques de dépistage de l’hépatite B avec recherche de l’antigène HBs chez les personnes susceptibles d’avoir été exposées à ce virus pour une prise en charge précoce et la mise en place de mesures de prévention (incluant dépistage des proches et vaccination contre l’hépatite B).

    Mots-clés : hépatite B, maladie sexuellement transmissible, épidémiologie, France
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    Maithé Clerc et al.
    Auteur correspondant : Bertille de Barbeyrac (bertille.de.barbeyrac@u-bordeaux2.fr)
    Université de Bordeaux, USC Infections humaines à mycoplasmes et chlamydiae ; Centre national de référence des infections à chlamydiae, Bordeaux, France
    Inra, USC Infections humaines à mycoplasmes et chlamydiae ; Centre national de référence des infections à chlamydiae, Bordeaux, France

    Résumé

    Introduction – La surveillance de la lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV) permet de décrire l’évolution du nombre de cas depuis son émergence en 2003 jusqu’à fin 2009 en France.
    Méthodes – La surveillance s’appuie sur un réseau de laboratoires. Le génotypage des échantillons rectaux positifs pour Chlamydia trachomatis permet de différencier les cas de LGV dus à des souches de génovar L, des cas d’infection rectale à souches de génovar non L (D-K). L’âge du patient et le statut VIH sont les seules données disponibles.
    Résultats – Le nombre de LGV augmente en 2007 (170 cas) et 2008 (191 cas) par rapport à 2005 (117 cas) et 2006 (140 cas) et diminue en 2009 avec 160 cas. Le diagnostic est réalisé chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), séropositifs pour le VIH dans 90 % des cas. Une LGV rectale chez une femme et quelques cas de LGV non rectales ont pu être mis en évidence.
    Conclusion – Il faut rester prudent sur l’interprétation de la décroissance observée en 2009. En effet, les données 2010 ne montrent pas un recul de l’infection au sein de la communauté homosexuelle masculine et, de plus, montrent que l’épidémie jusque là restreinte aux HSH VIH+, semble s’étendre aux HSH VIH-. Le suivi en 2011 permettra de confirmer ou non cette progression. Enfin, l’observation d’un cas féminin montre que le passage dans la population hétérosexuelle est possible même s’il reste pour l’instant exceptionnel.

    Mots-clés : Chlamydia trachomatis, lymphogranulomatose vénérienne rectale, infection rectale
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    Isabelle Heard (isabelle.heard@pasteur.fr) et al.
    Centre national de référence des papillomavirus humains (CNR-HPV), Institut Pasteur, Paris, France

    Résumé

    Contexte – La connaissance de la distribution des papillomavirus humains (HPV) détectés dans le col de l’utérus est cruciale afin de pouvoir évaluer une modification éventuelle de l’écologie virale liée à l’introduction de la vaccination contre les HPV6, 11, 16 et 18. En France, peu de données provenant d’études académiques concernant les caractéristiques de l’infection HPV en population générale sont disponibles, tant dans les frottis normaux qu’en cas de lésions cervicales.
    Objectif – Décrire les caractéristiques de l’infection HPV dans des frottis cervicaux normaux : prévalence, distribution des génotypes, taux d’infections multiples.
    Méthode – Génotypage avec la trousse PapilloCheck® (Greiner Bio-One) de 979 prélèvements de frottis cervicaux normaux réalisés en milieu liquide (Hologic®). Les frottis étaient réalisés par le laboratoire Biomnis qui recueille des prélèvements effectués dans toute la France.
    Résultats – L’âge moyen des femmes était de 37,5 ans. Au total, 960 prélèvements ont été analysés. La prévalence globale de l’infection pour les génotypes oncogènes était de 19,3 % et variait de 32 % chez les femmes âgées de moins de 20 ans à 10 % chez celles âgées de 40 à 44 ans. Les deux génotypes les plus fréquemment détectés étaient l’HPV non-oncogène 42 (5,0 % des prélèvements) et l’HPV16 (3,5 % des prélèvements). Le taux global d’infection par les HPV16/18 était de 4,2 %. Parmi les 224 femmes infectées, le taux d’infection multiple était de 35 % (79/224).
    Conclusion – Ces données montrent que près d’une femme sur 5 ayant un frottis cervical normal est infectée par un ou plusieurs HPV oncogènes, mais que l’infection par les HPV16 ou 18 est beaucoup moins importante.

    Mots-clés : HPV, génotypage, cancer du col de l’utérus, France
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    Véronique Goulet (v.goulet@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Résumé

    La surveillance de l’évolution des infections à Chlamydia trachomatis (Ct) en France est réalisée par un réseau de laboratoires volontaires Rénachla. On constate depuis début 2000, une progression annuelle régulière du nombre de diagnostics d’infection à Ct. De 2006 à 2009, on a observé une augmentation de tous les indicateurs : nombre de personnes testées, nombre de diagnostics positifs et taux de positivité. L’augmentation de chacun de ces trois indicateurs est plus marquée chez les femmes (respectivement +63 %, +113 %, +31 %) que chez les hommes (respectivement +39 %, +58 %, +14 %).
    La proportion de dépistages (diagnostics d’infection à Ct) réalisés chez des sujets asymptomatiques a progressé fortement pendant la dernière décennie. Alors que moins d’un tiers des cas étaient asymptomatiques en 1998, plus de deux tiers des cas sont asymptomatiques en 2009 (femmes : 64 %, hommes : 68 %). Cette progression du dépistage a été observée sur la période 2006-2009 principalement dans les Centres de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) et dans les Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF). Le taux élevé de positivité observé dans les laboratoires qui travaillent avec des CDAG (9,4 %) montre le bien fondé des conclusions du rapport de l’Anaes qui préconisait en 2003 de cibler prioritairement le dépistage chez les jeunes consultant dans ce type de structure.

    Mots-clés : Chlamydia trachomatis, surveillance, dépistage
 
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    Pr Michel Janier
    Président de la Section MST de la Société Française de Dermatologie

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    Alice Bouyssou (a.bouyssou@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Background – In France, after an outbreak of syphilis in 2000, a surveillance system was set up. Ten years data were analysed in order to describe trends and patients characteristics evolution.
    Methods – The surveillance system of syphilis is based on the voluntary participation of clinicians. Case definitions include clinical and biological criteria for early syphilis (<1 year).
    Results – Between 2000 and 2009, 4,022 cases of early syphilis were notified. During this period, the number of participating settings has increased. After an increase in 2007, the number of syphilis cases decreased for the last two years; these trends are confirmed within settings with continuous participation.
    Overall, the profile of syphilis patients was similar: most were men who have sex with men (83%), HIV prevalence decreased from 53% to 41%, and notification of latent syphilis increased recently. The proportion of women was 5%, but 15% consulted during pregnancy.
    Conclusion – During these last 2 years, the number of syphilis cases decreased; it could be an incidence decrease, but it might be also due to the surveillance system limits or late diagnosis. The need for campaigns on IST transmission risks, including congenital syphilis, remains.

    Key words : syphilis, surveillance, sexually transmitted infection, HIV, men having sex with men, congenital syphilis
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    Clémence Pérel et al.
    Auteur correspondant : Véronique Goulet (v.goulet@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Background – An increase of syphilis cases was observed in France between 2000 and 2006. An upsurge was noticed in women, potentially resulting in an increase of the number of pregnant women affected, and a rise of congenital syphilis (CS).
    Objective – To assess and, to describe CS cases in France, between 2005 and 2007.
    Method – All cases of children under 2 year old between 2005 and 2007, with a diagnosis of CS, were extracted from the PMSI database. A questionnaire was sent to each medical information service of concerned hospitals. CS cases were classified as “confirmed” or “probable” following the European Centre for Disease Prevention and Control case definition.
    Results – A total of 67 CS diagnoses were identified, 16 were retained (2005: 4, 2006: 6, 2007: 6): among them, 8 were considered as “probable”, and 8 “confirmed”. An association with deprivation was recognized for 12 cases.
    Discussion – CS cases remain very scarce (<1 case for 100,000 births), which may be the result of the screening programme efficiency. Deprivation seems to be associated with CS. Our study highlights the interest of a second screening before 28 weeks of gestation in women at risk.

    Key words : syphilis, congenital syphilis, pregnancy, screening, surveillance
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    Émilie Nguyen et al.
    Auteur correspondant : Anne Gallay (a.gallay@invs.sante.fr)
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Introduction – Surveillance of Neisseria Gonorrhoea (Ng) infections in France enables to follow up temporal trends between 1996 and 2009. Epidemiological characteristics and antimicrobial resistance of patients and strains were described in 2009.
    Methods – The laboratories that participate on a voluntary basis in the RENAGO network send their strains to the National Reference Centre (NRC) for Ng and epidemiological data to InVS. Strains are tested for sensibility to six antibiotics The average number of Ng isolated per active laboratory and per year (Ng/lab/y) is used as indicator for trends. Since 2004, a clinician network in STI centres, named RESIST, collects clinical and behavioural data from each patient. The two networks (RENAGO and RESIST) are not linked.
    Results – The Ng/lab/y increased (+52%) between 2008 (4,16 Ng/lab) and 2009 (6,32 Ng/lab) , in both sexes and in all regions. In 2009, strains were more often isolated in men (5,5 Ng/lab vs 0,78 Ng/lab in women) and in Île-de-France (16,0 Ng/lab vs 4,5 Ng/lab in the other regions). The number of cases reported among men who have sex with men (63%) is higher than the number of cases reported among heterosexuals (38%). The proportions of strains with decreased susceptibility to ceftriaxone increased by 8.7% in 2007-2009, and by 8% in 2008-2009 to cefixime.
    Conclusion – The dramatic increase of gonorrhoeae infections reflects the increase of sexual behaviours at risk. This observation suggests a potential rise of sexually transmitted infections (STI) transmission, particularly HIV and hepatitis B in younger populations less aware of the need to protect themselves. The emergence of decreased susceptibility to cephalosporin in France should stress the need for information on adapted medical practices in diagnosis and treatment of such infections.

    Key words : Neisseria gonorrhoeae infection, surveillance, sexual transmitted infection, antibiotic resistance, sexual behaviour
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    Cyril Rousseau (cyril.rousseau@ars.sante.fr) et al.
    Cellule interrégionale d’épidémiologie Languedoc-Roussillon, Montpellier, France

    Summary

    Introduction – RESIST is a network based on the voluntary participation of clinicians, who report cases of syphilis, gonorrhoeae and lymphogranuloma venereum. Since 2008, the Languedoc-Roussillon Regional Epidemiological Unit of the French Institute for Public Health Surveillance is in charge of its coordination.
    Methods – Modalities of regional activities are described as well as the priority communication targets. Sexually transmitted infections (STIs) are described and compared with years preceding the regionalization of the survey.
    Results – In 2009, participation in the network increased sharply. Data were provided by 11 medical partners (screening centres, private and hospital practice, or in specialized centers or in hospitals, while only five partners provided them in 2007 and 2008. A diversification of the notified STIs is observed, whereas the number of syphilis cases remained stable in spite of an increasing number of participants in surveillance.
    Conclusion – The regionalisation of this surveillance seems to have a positive impact. The participation is increasing and there is a diversification of the reported diseases. Regionalisation allows a better knowledge of the regional trends, which can help choose public health priorities.

    Key words : syphilis, surveillance, sexually transmitted infections, MSM, regionalization
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    Denise Antona (d.antona@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    With a prevalence of HBs antigen carriage of 0.65%, France belongs to low endemic countries for hepatitis B virus (HBV) infection. Incidence of acute symptomatic cases is estimated to be 1/100 000 inhabitants; HBV attributable mortality is estimated to be 2.2/100 000 inhabitants. But over 50% of HbsAg chronic carriers ignore their serological status, and sexual transmission of hepatitis B remains a concern. It remains the main mode of transmission (over 35% of acute hepatitis B notifications).
    The HBV reservoir is exclusively human, which should help preventing HBV infection through vaccination. Vaccination effectiveness in decreasing not only the incidence, but subsequently the HBs Ag carriage is well documented. With immunization rates below 50% both in infants and youths, France needs to dramatically improve compliance to the national immunisation recommendations, targeting not only the latest, but also newborns to HBs Ag positive mothers, and all individuals at higher risk towards HBV infection.
    Therefore, two main public health measures have to be taken in France: increase vaccine coverage, improve HBV screening practices, especially HBs Ag testing in populations at-risk, allowing an earlier and better access to care, and improvement of prevention measures around acute or chronic cases (including screening of contacts, and vaccination against HBV).

    Key words : hepatitis B, sexually transmitted disease, epidemiology, France
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    Maithé Clerc et al.
    Auteur correspondant : Bertille de Barbeyrac (bertille.de.barbeyrac@u-bordeaux2.fr)
    Université de Bordeaux, USC Infections humaines à mycoplasmes et chlamydiae ; Centre national de référence des infections à chlamydiae, Bordeaux, France
    Inra, USC Infections humaines à mycoplasmes et chlamydiae ; Centre national de référence des infections à chlamydiae, Bordeaux, France

    Summary

    Introduction – Following the emergence of rectal lymphogranuloma venereum (LGV) in 2003, the implementation of the surveillance system enables to describe trends and characteristics of cases reported in France up to 2009.
    Methods – Surveillance is based on a laboratory network. The genotyping of rectal samples positive for C. trachomatis allows the differentiation between LGV cases (L1, L2 and L3) and rectal infection caused by non LGV strains (D-K). Patients’ age and their HIV status are the only data available.
    Results – The number of LGV increased in 2007 (170 cases) and 2008 (191 cases) compared to 2005 (117 cases) and 2006 (140 cases), and decreased in 2009 with 160 cases. All cases were men who have sex with men (MSM), and 90% were HIV positive. A rectal LGV in a woman and some non-rectal LGV were identified.
    Conclusion – The decrease observed in 2009 is not significant. The 2010 data indicate an increase of cases in the MSM population, not only in MSM HIV+ but also in MSM HIV-. The 2011 survey will confirm or not this observation. Finally, the occurrence of LGV in a woman shows that the infection may pass through the heterosexual population even if this remains unusual.

    Key words : Chlamydia trachomatis, rectal lymphogranuloma venereum, rectal infection
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    Isabelle Heard (isabelle.heard@pasteur.fr) et al.
    Centre national de référence des papillomavirus humains (CNR-HPV), Institut Pasteur, Paris, France

    Summary

    Background – Knowledge of the distribution of human papillomavirus (HPV) detected in the cervix is crucial in order to be able to evaluate potential changes in viral ecology related to HPV vaccines, if any. In France, few data from academic studies concerning the characteristics of HPV infection in the general population are available in both normal smears, and in cases of cervical lesions.
    Objective – To describe the characteristics of HPV infection in normal smears: prevalence, genotype distribution, rate of multiple infections.
    Methods – Genotyping of 979 samples of normal smears performed with the kit PapilloCheck® (Greiner Bio-One) in liquid medium (Hologic®). Smears were performed by the Biomnis Laboratory that collects samples from all over France.
    Results – The average age was 37.5 years. The overall prevalence of infection for oncogenic genotypes is 19.3%. It varies from 32 % in women aged under 20 years to 10 % among those aged 40 to 44 years. The two genotypes most frequently detected were non-oncogenic HPV 42 (5.0% of samples) and HPV16 (3.5% of samples). The overall rate of infection by HPV16 / 18 is 4.2%. Among infected women, the multiple infection rate is 35% (79/224).
    Conclusion – These data show that nearly one in five women with normal smears is infected by one or more oncogenic HPV genotypes, but infection with HPV 16 or 18 is much lower.

    Key words : HPV, genotyping, cervical cancer, France
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    Véronique Goulet (v.goulet@invs.sante.fr) et al.
    Institut de veille sanitaire, Saint-Maurice, France

    Summary

    Surveillance of Chlamydia trachomatis (Ct) infection is monitored in France through a sentinel laboratory-based system (Renachla ). Since 2000, the number of Ct diagnoses has increased regularly. From 2006 to 2009, we observed a steady increase of the different indicators: number of individuals tested, number of cases diagnosed, and positivity rate. The increase is more notable in women (respectively +63%, +133%, +31%) than in men (+39%, +58%, +14%).
    The proportion of asymptomatic individuals among positive cases has dramatically increased during the last 10 years. In Renachla, asymptomatic persons among cases diagnosed who represented one third of cases diagnosed in 1998, represents two-third of the cases in 2009 ( women : 64%, men: 68%). This increase of positive tests has been observed in the 2006-2009 period mainly in anonymous testing clinics for STI and in family planning centres. The high rate of positive tests (9,4%) found by laboratories working with these settings, where testing for HIV is offered anonymously and free of charge, supports the legitimacy of the recommendations of the French National Agency for Accreditation and Evaluation in Healthcare (Anaes), to screen in priority all young people consulting in these settings.

    Key words : Chlamydia trachomatis, surveillance, screening 
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