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Populations et santé

Publié le 19/05/2010 - Dernière mise à jour le 21/03/2013

Etude PROSANTE

Étude sur l’état de santé, l’accès aux soins et l’accès aux droits des personnes en situation de prostitution rencontrées dans des structures sociales et médicales

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La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) et l’Institut de veille sanitaire (InVS) ont mené conjointement une étude nationale sur la santé des personnes en situation de prostitution (étude ProSanté), qui s’est déroulée de juin 2010 à mars 2011.

Cette étude a été réalisée dans des structures associatives d’accueil, d’accompagnement, d’hébergement ou de réinsertion sociale des personnes en situation de prostitution, ainsi que dans des consultations médicales assurant un accueil anonyme et gratuit : Centres d’information, de dépistage et de diagnostic des IST (Ciddist) ou Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF). Suite à la sollicitation de la Fnars, 12 structures associatives ont accepté de participer à l’étude. Les Ciddist ou CPEF de proximité ont ensuite été sollicités par l’InVS et ont tous donné leur accord pour collaborer.

Les résultats de l'étude sont désormais disponibles.

Rares sont les études qui permettent d’avoir des éléments quantitatifs ou qualitatifs au niveau national sur la santé des personnes en situation de prostitution. Les différentes études produites montrent l’incidence que les conditions de vie et de travail de cette population au caractère hétérogène ont sur les représentations, les pratiques et les comportements de santé. De même, des déterminants tels que l’âge, le sexe, la nationalité et le temps passé dans la prostitution amènent à un rapport au corps et à la santé différent.

Concernant des données de santé observée, elles sont anciennes et ont essentiellement permis de recueillir le statut sérologique de cette population vis-à-vis du VIH, en s’intéressant parfois à d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Or le profil de la prostitution a fortement évolué ces dernières années, notamment en termes de populations concernées et de lieux de prostitution.

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a donc proposé de mettre en place un recueil de données cliniques et biologiques auprès des personnes en situation de prostitution, participant à une étude sur la santé perçue et ses déterminants, coordonnée par la Fnars et soutenue par la Direction générale de la santé.
L’étude ProSanté s’inscrit dans une démarche de recherche-action, dont le but est de produire des connaissances sur cette population avec pour finalité d’améliorer sa prise en charge médico-sociale.

Les principaux objectifs de l’étude ProSanté sont :

  • d ’améliorer la connaissance sur l’état de santé, l’accès aux soins et aux droits des personnes en situation de prostitution et d’identifier les freins qui s’opposent à l’accès réel aux droits et aux soins ;
  • de faire bénéficier les personnes en situation de prostitution d’une prise en charge médicale dans un cadre anonyme et gratuit : consultation médicale généraliste, dépistage des IST (dont le VIH et l’hépatite B), dépistage de l’hépatite C, traitement des IST aiguës, proposition de vaccinations (contre l’hépatite B notamment) ;
  • d’objectiver l’état de santé des personnes en situation de prostitution, en le confrontant aux données de santé perçue ;
  • d’estimer la prévalence des IST (VIH, VHB, syphilis, chlamydiose, gonococcie, trichomonose) et de l’hépatite C dans l’échantillon de l’étude.

L’étude ProSanté est une étude nationale, transversale de type recherche-action, qui comprend deux volets :

  • un volet sur la santé perçue et ses déterminants (sous la responsabilité scientifique de la Fnars), réalisé lors d’un entretien mené sur la base d’un questionnaire, dans des structures associatives spécialisées dans l’accueil et l’accompagnement des personnes en situation de prostitution ;
  • un volet médical sur la santé observée (sous la responsabilité scientifique de l’InVS) réalisé sur la base d’un questionnaire complété auprès des personnes consultant dans un Ciddist ou un CPEF, après avoir été orientées par la structure associative.

En pratique, les personnes en situation de prostitution ont été sollicitées par les structures associatives pour participer à l’étude, sur la base du volontariat. Si elles acceptaient de participer au 1er volet de l’étude, il leur était ensuite proposé une consultation médicale anonyme et gratuite dans un Ciddist ou CPEF de proximité, partenaire de l’étude.
Les personnes ne souhaitant pas participer à l’étude ont néanmoins bénéficié de tous les services proposés par la structure associative et ont reçu toutes les informations nécessaires pour se rendre dans une consultation médicale de leur choix.

Les personnes en situation de prostitution souhaitant participer à l’étude sans se rendre dans une structure associative ont pu consulter dans un des Ciddist ou CPEF collaborant à l’étude.

Cette étude n’est pas représentative de l’ensemble de la population des personnes en situation de prostitution en France. Elle permet néanmoins de fournir un éclairage spécifique sur la prostitution, en précisant le contexte de cette prostitution, les éléments de précarité de la population concernée et les actions prioritaires à mettre en œuvre.

Le traitement automatisé de données à caractère personnel a été déclaré à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), en date du 18 décembre 2009 (numéro de déclaration 1375106).

Protocole de l'étude  [pdf - 167,51 Ko]
Plaquette d'information  [pdf - 95,01 Ko]
Questionnaire santé-social (pour le 1er volet de l'étude)  [pdf - 160,42 Ko]
Questionnaire médical (pour le 2nd volet de l'étude)  [pdf - 136,74 Ko]
Rapport  [pdf - 1,60 Mo]
Synthèse  [pdf - 558,49 Ko]
Summary report  [pdf - 334,99 Ko]
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