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Infection à VIH et sida

Publié le 22/03/2004 - Dernière mise à jour le 31/03/2016

Actualités

La surveillance épidémiologique de l’infection par le VIH et des infections sexuellement transmissibles (IST), coordonnée par l’Institut de veille sanitaire, s’organise autour de plusieurs systèmes : la surveillance de l’activité de dépistage du VIH, la déclaration obligatoire des découvertes de séropositivité VIH et des diagnostics de sida, et la surveillance des IST  au travers de réseaux sentinelles (syphilis, gonococcies, infections à chlamydia). Ces données sont actualisées une fois par an et permettent d’orienter les politiques publiques et de contribuer à leur évaluation, notamment les stratégies de dépistage et les actions de prévention auprès de la population générale et des populations les plus exposées.

Points clés

Le nombre de découvertes de séropositivité à VIH est estimé à près de 6 600 en 2014 ; ce nombre est stable depuis 2007. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les hétérosexuels nés à l’étranger (dont les ¾ sont nés dans un pays d’Afrique subsaharienne) restent les deux groupes les plus touchés et représentent respectivement 42% et 39% des découvertes en 2014. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogue représentent respectivement 17% et 1%.

La seule tendance significative depuis 2011 est observée chez les HSH, chez lesquels le nombre de nouveaux diagnostics d’infection à VIH continue d’augmenter. Ils sont près de 2 800 à avoir découvert leur séropositivité en 2014.

La tendance à une plus grande précocité des diagnostics sur les années récentes ne se poursuit pas en 2014, dans un contexte où l’activité globale de dépistage du VIH est stable depuis 2011 (5,3 millions de sérologies réalisées en 2014).

Le nombre de tests rapides d’orientation diagnostique (TROD), réalisés dans le cadre d’actions de « dépistage communautaire » depuis fin 2011, a augmenté progressivement mais reste marginal par rapport à l’activité de dépistage en laboratoire. Ces actions ont bénéficié, au départ, essentiellement à la population HSH, mais ont depuis touché des publics plus diversifiés. Parmi 61 600 TROD réalisés en 2014, 30% l’ont été chez des HSH, 28% chez des migrants et 36% chez des personnes n’appartenant pas aux populations les plus exposées.

Les estimations d’incidence montrent que le nombre annuel de contaminations par le VIH est toujours très élevé chez les HSH (3 600 en 2012) et supérieur à celui des découvertes de séropositivité dans ce groupe, ce qui tend à montrer que leur recours au dépistage est insuffisant. L’incidence globale chez les HSH ne diminue pas sur les années récentes et augmente même chez les plus jeunes. Parallèlement, la progression des autres IST (syphilis récentes, infections à gonocoques, et lymphogranulomatoses vénériennes-LGV-) se poursuit chez les HSH. Même si le préservatif est le seul moyen de prévention protégeant à la fois du VIH et des autres IST, il est indispensable de mobiliser l’ensemble des outils de prévention pour cette population, dans une logique de prévention combinée.

Les dernières données disponibles

Dossier Infection à VIH et sida

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