Dengue
Publié le 29/05/2011 - Dernière mise à jour le 21/09/2012
Dispositifs de surveillance et partenaires
Les dispositifs de surveillance existants en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer sont adaptés et spécifiques aux situations épidémiologiques et risques vectoriels (voir Contextes épidémiologiques).
En France métropolitaine la surveillance du chikungunya et de la dengue s’inscrivent dans un même Plan antidissémination du chikungunya et de la dengue en métropole. Ce plan a été élaboré par le ministère chargé de la Santé et actualisé chaque année. Il prévoit de renforcer la surveillance entomologique et épidémiologique, notamment dans la zone d’implantation d’Aedes albopictus, pour prévenir et évaluer les risques de dissémination de ces deux virus (circulaire N°DGS/RI1/RI3/2011/163 du 19 juin 2011 relative aux modalités de mise en oeuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole).
Objectifs de la surveillance en métropole
La surveillance épidémiologique du chikungunya et de la dengue en France métropolitaine a pour objectif de prévenir ou limiter l’instauration d’un cycle de transmission autochtone de ces virus. Elle est adaptée au risque vectoriel et vise à :
-
Dans les zones exemptes de moustique vecteur, sans possibilité d’implantation et de diffusion locale du virus :
- le suivi des cas importés et la documentation des sérotypes circulants de la dengue au niveau mondial.
- le suivi des tendances (échelon départemental, régional) ; -
Dans les zones où le moustique vecteur est implanté (à partir du niveau 1 du plan) :
- la détection rapide des cas importés, afin de mettre en place les mesures de lutte antivectorielle adaptées autour de ces cas ;
- la détection rapide des cas autochtones, de façon à identifier et investiguer une transmission autochtone de virus et orienter les mesures de contrôle ;
La surveillance du chikungunya et de la dengue repose sur 3 composantes :
- La Déclaration Obligatoire (DO) des cas confirmés de dengue et de chikungunya avec signalement immédiat à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires placée au sein de l’ARS s’appliaque à l’ensemble du territoire métropolitain ;
- Un réseau de laboratoires volontaires réalisant les diagnostics du chikungunya et de la dengue. Ces laboratoires fournissent leurs résultats pour la dengue et le chikungunya à l’InVS ;
- Un dispositif régional de surveillance renforcée, mis en œuvre dans les départements de niveau 1 à la période d’activité du moustique (du 1er mai au 30 novembre chaque année). Il repose sur le signalement immédiat des cas suspects de dengue et de chikungunya chez des personnes de retour depuis moins de 15 jours d’un séjour en zone de circulation de ces virus (cas suspects importés) à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires de l’ARS, par les médecins cliniciens et les laboratoires. Ce signalement est couplé à la confirmation accélérée du diagnostic par le centre national de référence des arbovirus (CNR). Il déclenche des mesures adaptées de lutte antivectorielle autour des cas suspects importés.
En mai 2013, Aedes albopictus était implanté dans 17 départements : Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Haute-Corse, Corse-du-Sud, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées Orientales, Haute-Garonne, Lot et Garonne, Drôme, Ardèche, Isère et Rhône.
Ensemble du territoire métropolitain : signalement et déclaration obligatoire de toute infection confirmée à virus du chikungunya ou virus de la dengue
La surveillance épidémiologique a été mise en place en juin 2006, afin de prévenir l’introduction et la diffusion du virus en métropole en lien avec l’épidémie de chikungunya qui sévissait alors à La Réunion. Elle repose, en France métropolitaine, sur la déclaration obligatoire (DO) des cas confirmés biologiquement. Cette DO répond à une obligation réglementaire (Arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la notification obligatoire des cas de chikungunya, Ministère de la Santé et des Solidarités, Bulletin officiel 2006;7:38 ; Circulaire N°DGS/RI1/2010/163 du 17 mai 2010 relative aux modalités de mise en œuvre du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole).
Doivent être immédiatement déclarés à l’ARS par tout moyen approprié (téléphone, fax) puis notifiés à l’aide de la fiche de DO :
- tout cas de dengue (importé ou autochtone) défini par la mise en évidence d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale, et au moins un signe algique (céphalées, arthralgies, myalgies, lombalgies, douleur rétro-orbitaire) et d’une confirmation biologique ;
- tout cas de chikungunya (importé ou autochtone) défini par la mise en évidence d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale et de douleurs articulaires invalidantes et d’une confirmation biologique
Le déclarant, médecin ou biologiste, doit envoyer la fiche de DO à la cellule de veille et alerte de l’ARS concernée sous pli confidentiel avec la mention "secret médical". L’ARS est chargée, outre l’analyse et la gestion du risque sanitaire correspondant, de valider les notifications, d’éliminer les doublons, d’anonymiser les fiches et de les transmettre à l’InVS.
L’InVS est chargé de saisir les fiches de notification et d’effectuer périodiquement une analyse et une information sur les données recueillies.
A télécharger :
- Fiche de notification (format pdf)
- Fiche d’information des personnes sur la notification des maladies à déclaration obligatoire (format pdf, 48 Ko)
Zones géographiques avec présence avérée d’Aedes albopictus : signalement des cas suspects à l’ARS
Dans la zone d’implantation vectorielle, où il existe un risque de transmission locale des virus importés par des voyageurs infectés en phase virémique, la DO a été complétée dès 2006 pendant la période d’activité attendue du moustique (du 1er mai au 30 novembre), par un dispositif de signalement accéléré des cas suspects dont l’objectif prioritaire est la détection précoce de tout cas suspect cliniquement. En 2013, seuls les cas suspects de dengue ou de chikungunya chez des personnes de retour de séjour en zone de circulation des virus (cas suspects importés) doivent être signalés.
Ce dispositif de détection précoce des cas suspects importés permet l’intervention rapide des services de lutte anti vectorielle (LAV) autour des cas potentiellement virémiques en zone de présence du moustique Aedes albopictus (niveau 1 du plan) sans attendre le résultat des examens biologiques, pour anticiper sur la transmission éventuelle des virus. Ces interventions périfocales sont complétées par la mise en œuvre d’une surveillance entomologique renforcée et d‘actions de LAV de fond.
En pratique, la surveillance des cas suspects importés repose sur les médecins et les laboratoires des départements touchés par le vecteur Aedes albopictus. Ceux-ci :
- effectuent un signalement immédiat, par fax, des cas suspects importés de chikungunya et de dengue à l’ARS ;
- demandent une confirmation biologique accélérée du diagnostic par envoi rapide des prélèvements biologiques au Centre national de référence (CNR) des arbovirus ou au laboratoire de virologie du CHU pour les patients hospitalisés dans ces structures.
Sans attendre la confirmation biologique, l’ARS effectue une investigation des cas suspects importés de dengue (ou de chikungunya) qui, s’ils sont potentiellement virémiques, font l’objet d’une intervention de LAV.
Définition des cas suspects
- Un cas suspect de dengue est défini par la présence d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale,et d'au moins un signe algique (céphalées, arthralgies, myalgies, lombalgies ou douleur rétro-orbitaire) en l’absence de tout point d’appel infectieux.
- Un cas suspect de chikungunya est défini par la présence d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale et des douleurs articulaires invalidantes en l’absence de tout autre point d’appel infectieux.
- Un cas importé est un cas ayant séjourné en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes
La détection d’un cas autochtone biologiquement confirmé se traduit par l’alerte immédiate de l’ARS et la mise en place d’actions entomologiques renforcées. L’InVS et la DGS sont informés sans délai et une investigation épidémiologique approfondie est réalisée, accompagnée d’une communication aux professionnels de santé, au public, aux voyageurs et aux collectivités territoriales concernées. Des mesures de contrôle et de prévention complémentaires sont alors effectuées par les entomologistes.
A télécharger :
Pour les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse : départements Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Corse-du-Sud et Haute-Corse et Vaucluse
- Fiche de signalement accéléré PACA
- Fiche de signalement accéléré Corse
- Modalités et étiquette de transmission du prélèvement
Pour la région Languedoc-Roussillon : département du Gard et de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées Orientales
Pour la région Aquitaine : département du Lot-et-Garonne
- Fiche de signalement accéléré
- Procédure de signalement accélérée
- Modalités et étiquette de transmission du prélèvement
Pour la région Rhône Alpes : départements de l’Ardèche, de l’Isère, du Rhône et de la Drome
En pratique
- Dans les départements métropolitains où le moustique Aedes albopictus est implanté et pendant la période d’activité attendue du vecteur (du 1er mai au 30 novembre) : signalement et investigation de tout cas suspect importé de dengue ou de chikungunya).
- Sur l’ensemble du territoire métropolitain : signalement et déclaration obligatoire de tout cas confirmé de dengue (ou de chikungunya).
Partenaires de la surveillance
Agences régionales de santé (ARS) - Liste et localisation : http://www.ars.sante.fr
Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur - Cellule interrégionale d'épidémiologie Provence-Alpes-Côte d'Azur/Corse : http://www.ars.paca.sante.fr/La-Cire-Sud.117307.0.html
Agence régionale de santé Languedoc Roussillon - Cellule interrégionale d'épidémiologie Languedoc-Rousillon : http://www.ars.languedocroussillon.sante.fr/CIRE.81894.0.html
Agence régionale de santé Aquitaine - Cellule interrégionale d'épidémiologie Aquitaine : http://www.ars.aquitaine.sante.fr/Le-moustique-tigre-en-Aquitai.120580.0.html
Agence régionale de santé Midi-Pyrénées – Cellule interrégionale d’épidémiologie Midi Pyrénées : http://www.ars.midipyrenees.sante.fr/Le-moustique-tigre.156909.0.html
Centres nationaux de référence (CNR) et laboratoire associé
CNR COORDONNATEUR ARBOVIRUS
INSTITUT DE RECHERCHE BIOMEDICALE DES ARMEES (IRBA)
UNITE DE VIROLOGIE
ANTENNE MARSEILLE - PARC DU PHARO
ALLEE DU MEDECIN COLONEL EUGENE JAMOT - BP 60109
13262 MARSEILLE CEDEX 07
Nom du responsable : Dr Isabelle LEPARC-GOFFART
Tél. : 04 91 15 01 75 - Fax : 04 91 15 01 72
Email : isabelle.leparcgoffart@gmail.com
CNR LABORATOIRES ASSOCIES
INSTITUT PASTEUR DE GUYANE
LABORATOIRE DE VIROLOGIE
23 AVENUE PASTEUR - BP6010
97306 CAYENNE CEDEX
Nom du responsable : Dr Philippe DUSSART
Tél. : 05 94 29 26 09 - Fax : 05 94 30 94 16
Email : pdussart@pasteur-cayenne.fr
CHR SAINT DENIS DE LA REUNION
LABORATOIRE D’HEMATO-MICROBIOLOGIE
CENTRE HOSPITALIER REGIONAL FELIX GUYON
97405 SAINT-DENIS REUNION
Nom du responsable : Dr Marie-Christine JAFFAR-BANDJEE
Tél. : 02 62 90 59 34 - Fax : 02 62 90 53 38
Email : marie-christine.jaffarbandjee@chr-reunion.fr
Direction générale de la santé (ministère chargé de la Santé) : http://www.sante-sports.gouv.fr
Dans les Départements d'outre-mer (DOM)
Les départements d’Outre-mer disposent d’un dispositif de surveillance du virus de la dengue et du virus du chikungunya spécifique à leur contexte épidémiologique.
Cette surveillance est assurée par les Agences régionales de santé et les Cellules interrégionales d'épidémiologie (Cire, antenes régionales de l'InVS).
Pour les départements français d'Amérique (DFA)
Agence régionale de santé Martinique : http://www.ars.martinique.sante.fr/Internet.martinique.0.html
Agence régionale de santé Guadeloupe : http://www.ars.guadeloupe.sante.fr/Internet.guadeloupe.0.html
Agence régionale de santé Guyane : http://www.ars.guyane.sante.fr/Internet.guyane.0.html
Pour l'Océan Indien
Agence régionale de santé (ARS) Océan indien : http://www.ars.ocean-indien.sante.fr/Internet.ocean-indien.0.html





