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Dengue

Publié le 29/05/2011 - Dernière mise à jour le 09/05/2016

Dispositifs de surveillance et partenaires

Les dispositifs de surveillance existants en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer sont adaptés et spécifiques aux situations épidémiologiques et risques vectoriels (voir Contextes épidémiologiques).

En France métropolitaine la surveillance du chikungunya et de la dengue s’inscrivent dans un même Plan d’antidissémination du chikungunya et de la dengue en métropole. Ce plan a été élaboré par le ministère chargé de la Santé et actualisé chaque année. Il prévoit de renforcer la surveillance entomologique et épidémiologique notamment dans la zone d'implantation d'Aedes albopictus pour prévenir et évaluer les risques de dissémination de ces deux virus (cf N°DGS/RI1/2015/125 du 16 avril 2015 et N°DGS/RI1/2016/103 du 1er avril 2016).

Objectifs de la surveillance en métropole

La surveillance épidémiologique du chikungunya et de la dengue en France métropolitaine a pour objectif de prévenir ou limiter l’instauration d’un cycle de transmission autochtone de ces virus. Elle est adaptée au risque vectoriel et vise à :

1. Dans les zones exemptes de moustique vecteur, sans possibilité d’implantation et de diffusion locale du virus :

  • le suivi des cas importés et la documentation des sérotypes circulants de la dengue au niveau mondial.
  • le suivi des tendances (échelon départemental, régional) ;

2. Dans les zones où le moustique vecteur est implanté (à partir du niveau 1 du plan) :

  • la détection rapide des cas importés, afin de mettre en place les mesures de lutte antivectorielle adaptées autour de ces cas et aussi éviter l'initiation d'une transmission autochtone;
  • la détection rapide des cas autochtones, pour limiter l'extension de la circulation autochtone.

La surveillance du chikungunya et de la dengue repose sur 3 composantes :

  • La déclaration obligatoire (DO) des cas confirmés de dengue et de chikungunya avec signalement immédiat à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires placée au sein de l’ARS s’applique à l’ensemble du territoire métropolitain  ;
  • Un réseau de laboratoires volontaires réalisant les diagnostics du chikungunya et de la dengue. Ces laboratoires fournissent leurs résultats pour la dengue et le chikungunya à l’InVS ;
  • Un dispositif régional de surveillance renforcée, mis en œuvre dans les départements de niveau 1 à la période d’activité du moustique (du 1er mai au 30 novembre chaque année). Il repose sur le signalement immédiat des cas suspects de dengue et de chikungunya chez des personnes de retour depuis moins de 15 jours d’un séjour en zone de circulation de ces virus (cas suspects importés) à la plateforme régionale de veille et d’urgences sanitaires de l’ARS, par les médecins cliniciens et les laboratoires. Ce signalement est couplé à la confirmation accélérée du diagnostic par les laboratoires. Il déclenche des mesures adaptées de lutte antivectorielle autour des cas suspects importés.

En mai 2016, Aedes albopictus était implanté dans 30 départements : Ain, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Ardèche, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Dordogne, Drôme, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Hérault, Isère, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantique, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Rhône, Saône-et-Loire, Savoie, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vendée, Val-de-Marne.

Ensemble du territoire métropolitain : signalement et déclaration obligatoire de toute infection confirmée à virus de la dengue (ou virus du chikungunya)

La surveillance épidémiologique a été mise en place en juin 2006, afin de prévenir l’introduction et la diffusion du virus en métropole en lien avec l’épidémie de chikungunya qui sévissait alors à La Réunion. Elle repose, en France métropolitaine, sur la déclaration obligatoire (DO) des cas confirmés biologiquement. Cette DO répond à une obligation réglementaire (arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la notification obligatoire des cas de chikungunya, ministère de la Santé et des Solidarités, Bulletin officiel 2006;7:38 ; N°DGS/RI1/2016/103 du 1er avril 2016 relative à la prévention et à la préparation de la réponse au risque de dissémination d’arboviroses pendant la période d’activité du moustique vecteur Aedes albopictus du 1er mai eu 30 novembre 2016 dans les départements classés au niveau albopictus 1 du plan anti-dissémination du chikungunya et de la dengue en métropole).

Doivent être immédiatement déclarés à l’ARS par tout moyen approprié (téléphone, fax) puis notifiés à l’aide de la fiche de DO :

  • tout cas de dengue (importé ou autochtone) défini par la mise en évidence d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale, et au moins un signe algique (céphalées, arthralgies, myalgies, lombalgies, douleur rétro-orbitaire) et d’une confirmation biologique ; 
  • tout cas de chikungunya (importé ou autochtone) défini par la mise en évidence d’une fièvre supérieure à 38,5 °C d’apparition brutale et de douleurs articulaires invalidantes et d’une confirmation biologique

Le déclarant, médecin ou biologiste, doit envoyer la fiche de DO à la cellule de veille et alerte de l’ARS concernée sous pli confidentiel avec la mention "secret médical". L’ARS est chargée, outre l’analyse et la gestion du risque sanitaire correspondant, de valider les notifications, d’éliminer les doublons, d’anonymiser les fiches et de les transmettre à l’InVS.

L’InVS est chargé de saisir les fiches de notification et d’effectuer périodiquement une analyse et une information sur les données recueillies.

A télécharger :

Zones géographiques avec présence avérée d’Aedes albopictus : signalement des cas suspects à l’ARS

Dans la zone d’implantation vectorielle, où il existe un risque de transmission locale des virus importés par des voyageurs infectés en phase virémique, la DO a été complétée dès 2006 pendant la période d’activité attendue du moustique (du 1er mai au 30 novembre), par un dispositif de signalement accéléré des cas suspects dont l’objectif prioritaire est la détection précoce de tout cas suspect cliniquement. Les cas suspects de dengue ou de chikungunya chez des personnes de retour de séjour en zone de circulation des virus (cas suspects importés) doivent être signalés à l’ARS sans attendre la confirmation biologique.

Ce dispositif de détection précoce des cas suspects importés permet l’intervention rapide des services de lutte anti vectorielle (LAV) autour des cas potentiellement virémiques en zone de présence du moustique Aedes albopictus (niveau 1 du plan) sans attendre le résultat des examens biologiques, pour anticiper sur la transmission éventuelle des virus. Ces interventions périfocales sont complétées par la mise en œuvre d’une surveillance entomologique renforcée et d‘actions de LAV de fond.

En pratique, la surveillance des cas suspects importés repose sur les médecins et les laboratoires des départements touchés par le vecteur Aedes albopictus. Ceux-ci :

  • effectuent un signalement immédiat, par fax, des cas suspects importés de chikungunya et de dengue à l’ARS ;
  • demandent une confirmation biologique accélérée du diagnostic par envoi rapide des prélèvements biologiques au laboratoire.

Sans attendre la confirmation biologique, l’ARS effectue une investigation des cas suspects importés de dengue (ou de chikungunya) qui, s’ils sont potentiellement virémiques, font l’objet d’une intervention de  LAV.

Définition de cas :

  • Cas suspect de chikungunya et de dengue : cas ayant présenté une fièvre > à 38,5°C d’apparition brutale et au moins un signe parmi les suivants : céphalées, arthralgies, myalgies, lombalgies, ou douleur rétro-orbitaire, sans autre point d’appel infectieux.
  • Cas suspect de zika : cas ayant présenté une éruption cutanée à type d’exanthème avec ou sans fièvre même modérée et au moins deux signes parmi les suivants : hyperhémie conjonctivale, arthralgies, myalgies, en l’absence d’autres étiologies.
  • Un cas importé est un cas ayant séjourné en zone de circulation connue du virus dans les 15 jours précédant le début des symptômes.

La détection d’un cas autochtone biologiquement confirmé se traduit par l’alerte immédiate de l’ARS et la mise en place d’actions entomologiques renforcées. L’InVS et la DGS sont informés sans délai et une investigation épidémiologique approfondie est réalisée, accompagnée d’une communication aux professionnels de santé, au public, aux voyageurs et aux collectivités territoriales concernées. Des mesures de contrôle et de prévention complémentaires sont alors effectuées par les entomologistes.

A télécharger :

Pour les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse

Pour la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes

Pour la région Auvergne Rhône Alpes

Pour la région Languedoc Roussillon, Midi-Pyrénées

Pour la région Bourgogne, Franche-Comté

Pour la région Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine

Pour la région Ile-de-France

Pour la région Pays de la Loire

En pratique

  • Sur l’ensemble du territoire métropolitain : signalement et déclaration obligatoire de tout cas confirmé de dengue (ou de chikungunya ou de zika).
  • Dans les départements métropolitains où le moustique Aedes albopictus est implanté et pendant la période d’activité attendue du vecteur (du 1er mai au 30 novembre) :
    - En l’absence de transmission autochtone (niveau 1 du plan), signalement et investigation de tout cas importés (suspects et confirmés) et cas autochtones confirmés de dengue et de chikungunya et de zika.
    - En présence d’une transmission autochtone (niveau 2 et plus), signalement de tout cas suspects autochtones.

Partenaires de la surveillance

Agences régionales de santé (ARS) - Liste et localisation : http://www.ars.sante.fr

Centre national de référence (CNR) et laboratoire associé

CNR COORDONNATEUR ARBOVIRUS

INSTITUT DE RECHERCHE BIOMEDICALE DES ARMEES (IRBA)
EQUIPE RESIDENTE DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE TROPICALE
HIA LAVERAN
BP 60149
13384 MARSEILLE CEDEX 13
Nom du responsable : Dr Isabelle LEPARC-GOFFART
Tél. : 04 91 61 79 10 - Fax : 04 91 61 75 53
Email : isabelle.leparcgoffart@gmail.com

CNR ARBOVIRUS LABORATOIRES ASSOCIES

INSTITUT PASTEUR DE GUYANE
LABORATOIRE DE VIROLOGIE
23 AVENUE PASTEUR - BP6010
97306 CAYENNE CEDEX
Nom de la responsable : Dr Dominique ROUSSET
Tél. : 05 94 29 26 09 - Fax : 05 94 29 58 09
Nom de la responsable adjoint : Séverine MATHEUS
Email : smatheus@pasteur-cayenne.fr

CHR SAINT DENIS DE LA REUNION
LABORATOIRE D’HEMATO-MICROBIOLOGIE
CENTRE HOSPITALIER REGIONAL FELIX GUYON
97405 SAINT-DENIS REUNION
Nom du responsable : Dr Marie-Christine JAFFAR-BANDJEE
Tél. : 02 62 90 59 34 - Fax : 02 62 90 53 38
Email : marie-christine.jaffarbandjee@chr-reunion.fr

Direction générale de la santé (ministère chargé de la Santé) : http://www.social-sante.gouv.fr

Dans les Départements d'outre-mer (DOM)

Les départements d’Outre-mer disposent d’un dispositif de surveillance du virus de la dengue et du virus du chikungunya spécifique à leur contexte épidémiologique.

Cette surveillance est assurée par les Agences régionales de santé et les Cellules interrégionales d'épidémiologie (Cire, antenes régionales de l'InVS).

Pour les départements français d'Amérique (DFA)

Agence régionale de santé Martinique : http://www.ars.martinique.sante.fr/Internet.martinique.0.html

Agence régionale de santé Guadeloupe : http://www.ars.guadeloupe.sante.fr/Internet.guadeloupe.0.html

Agence régionale de santé Guyane : http://www.ars.guyane.sante.fr/Internet.guyane.0.html

Pour l'Océan Indien    

Agence régionale de santé (ARS) Océan indien : http://www.ars.ocean-indien.sante.fr/Internet.ocean-indien.0.html

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