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Tétanos

Publié le 11/10/2004 - Dernière mise à jour le 08/07/2015

Le tétanos est une infection aiguë due aux exotoxines produites par un bacille anaérobie Gram positif, Clostridium tetani. Cette bactérie est ubiquitaire, commensale du tube digestif des animaux. Elle persiste dans les déjections animales et dans le sol sous forme sporulée, extrêmement résistante. Elle pénètre dans l’organisme via une plaie cutanée. Quand les conditions d’anaérobie (absence d’oxygène) sont réunies, il y a alors au niveau du site de la plaie, germination des spores et production de toxines. Disséminées dans la circulation générale, ces toxines vont interférer avec les neurotransmetteurs et entraîner, après une période d’incubation de 4 à 21 jours, une atteinte neuromusculaire avec des contractures, des spasmes musculaires et des convulsions.

Pour prévenir cette maladie, un vaccin d’une efficacité et d’une innocuité quasiment parfaites, existe depuis plus de 70 ans. En France, il fait partie des vaccins obligatoires  du nourrisson.

Cependant, en raison d’une politique des rappels chez l’adulte pas toujours bien mise en pratique, la maladie n’a pas encore tout à fait disparu. Même si le nombre de cas annuels de tétanos reste faible (moins de 20 cas déclarés chaque année ces 10 dernières années, soit une incidence annuelle moyenne de 0,16 cas/million d'habitants sur cette période), cette infection demeure une maladie grave, entraînant une hospitalisation prolongée en service de réanimation, pouvant s’accompagner de séquelles et dont la létalité est élevée (en moyenne, près de 25 à 30 % des cas décèdent).

Les données de surveillance des cas de tétanos montrent les caractéristiques épidémiologiques suivantes : cette maladie affecte toujours les tranches d'âges les plus élevées de la population (entre 2005 et 2014, 78 % des 95 cas déclarés, avaient 70 ans et plus), et principalement des femmes (72 %), moins bien protégées que les hommes. Pour une majorité de cas (de l'ordre de 70 %) on retrouve comme porte d'entrée une blessure minime, souillée par de la terre ou des débris végétaux, mais la part prise par les plaies chroniques n'est pas négligeable (10 à 15 %) et il faut noter que pour environ 10 à 15 % des cas la porte d'entrée peut passer totalement inaperçue.

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