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Infections invasives à méningocoques

Publié le 04/03/2003 - Dernière mise à jour le 23/10/2014

Comment signaler et notifier cette maladie ?

La déclaration obligatoire consiste à recueillir des informations aussi exhaustives que possible concernant tous les cas de certaines maladies dites "maladies à déclaration obligatoire" auprès des biologistes et médecins. Elle met en jeu deux procédures successives : le signalement et la notification.

Les médecins et les biologistes qui suspectent ou diagnostiquent une des maladies à déclaration obligatoire doivent les signaler sans délai et par tout moyen approprié (téléphone, télécopie) au médecin inspecteur de santé publique de l'Agence régionale de santé (ARS) de leur lieu d'exercice. Le signalement permet au médecin inspecteur de santé publique de mettre en place les mesures de prévention individuelle et collective autour des cas, et le cas échéant, de déclencher des investigations pour identifier l'origine de la contamination et agir pour la réduire.

La notification intervient après le signalement et après confirmation du diagnostic. Les médecins ou les biologistes déclarant notifient le cas au médecin inspecteur de santé publique de l'ARS du lieu d'exercice au moyen d'une fiche spécifique à chaque maladie. La notification permet de détecter les cas groupés et les épidémies, d'analyser et de suivre l'évolution de ces maladies au sein de la population afin de mieux cibler les actions de prévention locales et nationales.

La définition des cas à signaler et à notifier figurent dans le tableau ci-après.

Cas signalés

Type de fiche de notification

Cas notifiés

Critères de signalement et de notification

cas probables
et cas confirmés

fiche simple téléchargeable sur Internet

cas probables
et cas confirmés

cas probable et cas confirmé :

Au moins l’un des quatre critères suivants :

1. Isolement bactériologique de méningocoques ou PCR positive à partir d’un site normalement stérile (sang, L.C.S., liquide articulaire, liquide pleural, liquide péricardique, liquide péritonéal, liquide de la chambre antérieure de l’œil) OU à partir d’une lésion cutanée purpurique

2. Présence de diplocoques gram négatif à l’examen direct du LCR

3. LCR évocateur de méningite bactérienne purulente (à l’exclusion de l’isolement d’une autre bactérie) ET présence d’éléments purpuriques cutanés quel que soit leur type

4. Présence d’un purpura fulminans (purpura dont les éléments s’étendent rapidement en taille et en nombre, avec au moins un élément nécrotique ou
ecchymotique de plus de trois millimètres de diamètre associé à un syndrome infectieux sévère, non attribué à une autre étiologie. L’état de choc témoigne de l’extrême gravité de ce syndrome).

Les Agences régionales de santé (ARS)
Liste et localisation des ARS : www.ars.sante.fr/portail.0.html

Le Centre national de référence (CNR)

CNR des Meningocoques
Unité des Neisseria - Institut Pasteur
25/28, rue du Docteur Roux 75724 Paris cedex 15
Tél. : 01 45 68 83 30 - Fax : 01 40 61 30 34
Site Internet : www.sante-sports.gouv.fr/meningite-accueil.html

Pour en savoir plus sur les missions des Centres nationaux de référence, cliquer ici.

La Direction générale de la santé, ministère chargé de la Santé

La Direction générale de santé (DGS) propose un dossier sur les infections invasives à méningocoques dont l'objectif est de faire connaître aux professionnels de santé et à tous les acteurs de la vie médico-sociale concernés par cette question, tous les moyens à mettre en œuvre :

  • pour réduire la gravité des infections invasives à méningocoques ;
  • pour empêcher l’apparition de la maladie chez les sujets en contact avec une personne infectée ;
  • enfin, pour rompre la chaîne de transmission de la bactérie vers une population indemne en raison du portage du germe par des personnes non malades (porteurs sains).
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