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Estimations de l’incidence, de la mortalité et de la survie

Publié le 02/02/2016

Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine, diagnostiquées entre 1989 et 2010, suivies jusqu’en 2013

Contexte

En France, l’observation et la surveillance des cancers se sont progressivement structurées pour aboutir en 2008 à la mise en place d’un premier programme de travail partenarial entre le réseau français des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa).

Le réseau des registres Francim, association de loi 1901, regroupe l’ensemble des registres des cancers français (généraux et spécialisés) qualifiés par le Comité national des registres (CNR) jusqu’en 2013, évalués par le Comité d’évaluation des registres (CER) à partir de 2014. Le réseau, créé en 1997, a pour objectifs de réaliser, coordonner et publier des travaux utilisant les données collectées par les registres des cancers français, de contribuer au développement de recherches coopératives en santé publique et en épidémiologie descriptive, analytique et évaluative dans le domaine du cancer. Le réseau Francim a constitué en 1999 une base de données commune à l’ensemble des registres dont il a confié la gestion au service de biostatistique des HCL du fait de son expérience dans le domaine de l’épidémiologie descriptive des cancers. La base commune des registres Francim regroupe des informations décrivant l’ensemble des données d’incidence et de survie collectées par les registres depuis leur création. Elle permet la réalisation d’études sur les tendances évolutives de ces deux indicateurs. Elle conduit également à des estimations nationales et rend possible le calcul de prévalences ainsi que des projections d’incidence à court terme. Cette base commune est accessible à la communauté scientifique pour le développement de projets de recherche sous réserve de leur acceptation par un comité de pilotage commun Francim-HCL-InVS-INCa.

De par leurs missions définies par la loi, l’InVS et l’INCa apportent un soutien institutionnel et financent en grande partie le recueil de données effectué par les registres participant à la surveillance et à l’observation nationale des cancers. Ils soutiennent également le service de biostatistique des HCL afin que celui-ci puisse mener à bien ses travaux.

La volonté des partenaires de formaliser leurs relations, en particulier dans la conduite d’une politique de santé publique commune, les a conduits à établir un premier Programme scientifique de travail partenarial 2008-2010 (PTP), renouvelé en 2011 puis en 2014. Le PTP 2014-2019 précise l’ensemble des actions de surveillance épidémiologique à mener durant cette période pour accroître les connaissances utiles à la décision de santé publique aux niveaux national et local. Il a été élaboré pour répondre à plusieurs mesures du plan cancer 2014-2019, notamment les actions 15.6 et 15.9, respectivement « Mettre à disposition des indicateurs d’évaluation de la lutte contre les cancers », « Valoriser l’observation et les données en permettant leur appropriation et exploitation par le plus grand nombre ». Parmi les actions du PTP en cours, figure la production régulière de données de survie à partir de la base commune Francim.

Les résultats présentés sur le site se réfèrent à l’étude Survie la plus récente réalisée en France. Il s’agit de la 3ème édition de cette étude.

Aspects novateurs

Par rapport aux précédentes éditions, l’étude 1989-2013 comporte pour la première fois :

  • des estimations de la survie 15 ans après le diagnostic - produites pour 27 tumeurs solides et 7 hémopathies malignes,
  • des estimations de la survie pour le lymphome à cellules du manteau, le lymphome de la zone marginale, la leucémie aiguë myéloïde promyélocytaire et les syndromes myélodysplasiques/myéloprolifératifs ;

et utilise pour la seconde fois :

  • la méthode de calcul de la survie nette (cf. la partie Définitions),
  • la classification la plus récente des hémopathies malignes.

Objectif et population d'étude

L’objectif de cette étude est de fournir, pour 53 localisations cancéreuses (37 tumeurs solides et 16 hémopathies malignes), des estimations actualisées de la survie à 1, 3, 5, 10 et 15 ans suivant un diagnostic de cancer et de présenter les tendances temporelles de la survie.

La population d’étude est définie par les personnes de 15 ans ou plus atteintes d’un cancer diagnostiqué entre 1989 et 2010 en France métropolitaine, enregistrées dans un registre des cancers.

Résultats par localisation tumorale

Voir la partie Données.

Publications

Cowppli-Bony A, Uhry Z, Remontet L, Guizard A-V, Voirin N, Monnereau A, Bouvier A-M, Colonna M, Bossard N, Woronoff A-S, Grosclaude P. Survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 1 - tumeurs solides.  Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 274 p.

Cowppli-Bony A, Uhry Z, Remontet L, Guizard A-V, Voirin N, Monnereau A, Bouvier A-M, Colonna M, Bossard N, Woronoff A-S, Grosclaude P. Survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 1 - tumeurs solides. Synthèse.  Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 8 p.

Monnereau A, Uhry Z, Bossard N, Cowppli-Bony A, Voirin N, Delafosse P, Remontet L, Troussard X, Maynadié X. Survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 2 - Hémopathies malignes.  Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 144 p.

Monnereau A, Uhry Z, Bossard N, Cowppli-Bony A, Voirin N, Delafosse P, Remontet L, Troussard X, Maynadié X. Survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 2 - Hémopathies malignes. Synthèse.  Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 8 p.

  •  

    Tumeurs solides

    Les registres des cancers ayant participé aux estimations de survie des personnes atteintes d’une tumeur solide couvrent 19 départements français dont 14 pour les registres généraux. Le tableau présente les départements couverts par les registres participants, ainsi que la période de diagnostic des cas. Il indique également si le registre est inclus pour les analyses sur les tendances de la survie. 

    Départements couverts par les registres participants, période de diagnostic disponible et inclusion pour les analyses de tendances

    Départements

    Période de diagnostic

    Inclusion pour les analyses de tendances

    Registres généraux

       

    14 – Calvados

    1989-2010

    oui

    25 – Doubs

    1989-2010

    oui

    33 – Gironde

    2005 et 2008-2010

    non

    34 – Hérault1

    1995-2010

    non

    38 – Isère

    1989-2010

    oui

    44 – Loire-Atlantique2

    1998-2010

    non

    50 – Manche

    1994-2010

    non

    59 – Lille-Métropole3

    2005 et 2008-2010

    non

    67 – Bas-Rhin

    1989-2010

    oui

    68 – Haut-Rhin

    1989-2010

    oui

    80 – Somme

    1989-2010

    oui

    81 – Tarn

    1989-2010

    oui

    85 – Vendée2

    1998-2010

    non

    87 – Haute-Vienne

    2009

    non

    Registres spécialisés inclus pour les cancers digestifs

    14 – Calvados

    1989-2010

    oui

    21 – Côte d’Or4

    1989-2010

    oui

    29 – Finistère

    2005-2010

    non

    71 – Saône-et-Loire4

    1989-2010

    oui

    44 – Loire-Atlantique/côlon-rectum2,5

    1991-2010

    oui

    Registres spécialisés inclus pour le cancer du sein

    21 – Côte d’Or

    1989-2010

    oui

    44 – Loire-Atlantique/sein5

    1991-2010

    oui

    Registre spécialisé inclus pour les tumeurs du système nerveux central

    33 – Gironde

    2000-2010

    non

    Registres spécialisés inclus pour le cancer de la thyroïde

    08 – Marne6

    1989-2010

    oui

    51 – Ardennes6

    1989-2010

    oui

    1 Le registre de l’Hérault recueille les cas depuis 1987, mais pour des raisons techniques, l’enquête Survie n’a pu concerner que les cas postérieurs à 1995.
    2 Le registre de Loire-Atlantique était spécialisé pour les cancers du sein et du côlon-rectum jusqu’en 1997, avant de devenir un registre général en 1998 et de fusionner avec le registre de Vendée.
    3 Le registre couvre la métropole lilloise et non l’ensemble du département du Nord.
    4 Le registre bourguignon des cancers digestifs couvre deux départements : la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire.
    5 Registre inclus pour les analyses de tendances bien que ne débutant qu’en 1991.
    6 Le registre des cancers thyroïdiens Marne-Ardennes couvre deux départements : les Ardennes et la Marne.

    Hémopathies malignes

    Les registres des cancers ayant participé aux estimations de survie des personnes atteintes d’une hémopathie maligne couvrent 16 départements français. Le tableau présente les départements couverts par les registres participants, ainsi que la période de diagnostic des cas. Il indique également si le registre est inclus pour les analyses sur les tendances de la survie. 

    Départements couverts par les registres participants, période de diagnostic disponible et inclusion pour les analyses de tendances

    Départements (type de registre G/H1)

    Période de diagnostic

    Inclusion pour les analyses de tendances

    14 – Calvados (G et H2)

    1989-2010

    oui

    21 – Côte-d’Or (H)

    1989-2010

    oui

    25 – Doubs (G)

    1989-2010

    oui

    33 – Gironde (H)

    2002-2010

     

    34 – Hérault (G3)

    1995-2010

    Selon hémopathie6

    38 – Isère (G)

    1989-2010

    oui

    44 – Loire-Atlantique (G4)

    1998-2010

     

    50 – Manche (G et H2)

    1995-2010

    Selon hémopathie6

    59 – Lille-Métropole (G5)

    2005 et 2008-2010

     

    61 – Orne (H2)

    2002-2010

     

    67 – Bas-Rhin  (G)

    1989-2010

    oui

    68 – Haut-Rhin (G)

    1989-2010

    oui

    80 – Somme (G)

    1989-2010

    oui

    81 – Tarn (G)

    1989-2010

    oui

    85 – Vendée4 (G)

    1998-2010

     

    87 – Haute-Vienne (G)

    2009

     
    1 G : registre général des cancers ; H : registre spécialisé des hémopathies malignes.
    2 Le registre des hémopathies malignes de Basse-Normandie couvre les départements du Calvados, de la Manche et de l’Orne sur la période 2002-2010. Les données antérieures à 2002 ont été fournies par les registres généraux du Calvados et de la Manche respectivement pour ces deux départements.
    3 Les registres de l’Hérault recueillent les cas depuis 1987, mais pour des raisons techniques, l’enquête Survie n’a pu concerner que les cas postérieurs à 1995.
    4 Le registre de Loire-Atlantique était spécialisé pour les cancers du sein et du côlon-rectum jusqu’en 1997, avant de devenir un registre général en 1998 et de fusionner avec le registre de Vendée.
    5 Le registre couvre la métropole lilloise et non l’ensemble du département du Nord.
    6 Les périodes analysables dépendant de l’hémopathie maligne étudiée (cf. la partie « Classification des hémopathies malignes »), les départements de l’Hérault et de la Manche sont inclus pour les analyses de tendances des hémopathies dont la période analysable débute en 1995 ou au-delà.
  •  

    Le recueil du statut vital a été réalisé par l’ensemble des registres selon une procédure standardisée. Le statut vital a été mis à jour à jour en interrogeant le Répertoire National d’Identification des Personnes Physiques (RNIPP). Cette interrogation nécessitant de connaître le lieu de naissance et également le nom de jeune fille des femmes, une recherche préalable de ces deux informations a donc été réalisée, en sollicitant notamment les mairies de résidence. Si l’interrogation du RNIPP était négative (c’est-à-dire que les sujets n’ont pas été identifiés dans le RNIPP), d’autres sources ont été utilisées pour mettre à jour le statut vital (mairies de naissance, dossier médical).

    Dans cette étude, les sujets dont la date de dernières nouvelles était antérieure à la date de point fixée au 30 juin 2013, ont été considérés « perdus de vue ». Les personnes vivantes au-delà de la date de point ont été censurées à cette date.

    L’objectif global de l’ensemble de la procédure était d’obtenir le plus faible pourcentage de perdus de vue possible, afin de minimiser le biais potentiellement introduit par leur présence dans l’analyse.

  •  

    Les données sont transmises par les registres au service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL) selon une procédure standardisée. Elles sont intégrées dans une base de données relationnelle (sous ORACLE 9i ®) où l’information sur la personne et l’information sur sa(ses) tumeur(s) constituent deux tables distinctes (reliées par un identifiant personne). Les cas pour lesquels le sexe, l’année de naissance ou l’année de diagnostic sont manquants ne sont pas transmis à la base commune. Des contrôles de cohérence sont effectués par l’intermédiaire de requêtes spécifiques et du logiciel IARCTools - logiciel édité par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et destiné aux registres de cancers. L’enregistrement fait l’objet d’un retour au registre pour correction en cas d’erreur ou d’incohérence, ou pour confirmation en cas de codage atypique. Les contrôles effectués permettent principalement de s’assurer que :

    • chaque variable présente des modalités autorisées par le protocole de chargement de la base ;
    • les dates présentent une chronologie cohérente ;
    • la topographie et la morphologie sont compatibles avec le sexe et l’âge de la personne ;
    • chaque personne présente au moins une tumeur et chaque tumeur est associée à une personne.

    Si, après consultation des registres, des dates restent incomplètes (jour ou/et mois manquants), une règle de remplacement est appliquée :

    • si le jour d’une date est manquant, le jour central d’un mois (16) est attribué ; toutefois, si le mois et l’année des dernières nouvelles sont identiques aux mois et année de diagnostic mais que l’un des deux jours est manquant, alors les deux dates sont supposées identiques (formées avec le jour disponible) ;
    • si le jour et le mois d’une date sont manquants, le jour central d’une année (2 juillet) est attribué ;
    • si l’année de dernières nouvelles (ou de décès) est la même que l’année de diagnostic, mais que le mois des dernières nouvelles est inconnu, la date « à mi-chemin » entre la date de diagnostic et le 31 décembre est attribuée à la date de dernières nouvelles ;
    • si l’année de dernières nouvelles (ou de décès) est la même que l’année de diagnostic, mais que le mois de diagnostic est inconnu, la date médiane entre le 1er janvier et la date de dernières nouvelles est attribuée à la date de diagnostic.

    La fréquence de ce recodage des dates est très faible (cf. les chapitres « Description de la base de données » des publications Survie 1989-2013).

  •  

    La question des cas enregistrés uniquement sur la base du certificat de décès

    Les registres français n’ont pas accès aux certificats de décès nominatifs alors que cela est réalisé dans d’autres pays qui identifient des cas de cancer à partir de cette seule source d’où l’appellation « Death Certificate Only » (DCO). Les cas « DCO » ne sont donc pas enregistrés par les registres français.

    Les situations de date de décès identique à la date de diagnostic ne correspondent pas à des dates de diagnostic inconnues, mais à des décès survenant très rapidement après le diagnostic : ces cas ont été maintenus dans l’analyse.

    Individus présentant plusieurs tumeurs

    Toutes les tumeurs primitives d’un individu ont été incluses dans l’analyse, l’exclusion systématique des secondes tumeurs ayant peu de justification et s’avérant de toute façon difficile voire impossible, notamment pour les registres spécialisés [1].

    En conclusion, l’étude ne présente aucun critère d’exclusion si ce n’est un âge au diagnostic inférieur à 15 ans.

    [1] Rosso S, De Angelis R, Ciccolallo L, Carrani E, Soerjomataram I, Grande E, et al. Multiple tumours in survival estimates. European Journal of Cancer 2009;45(6):1080-94.
  •  

    Des Tumeurs solides

    L’analyse a porté sur 30 sites et 7 sous-sites de cancers présentées dans le tableau ci-dessous. La classification des cancers qui a été utilisée dans cette étude est basée sur la Classification internationale des maladies pour l’oncologie 3e édition (CIM-O-3). Seuls les cancers invasifs sont inclus dans l’étude et les tumeurs hématologiques sont exclues des tumeurs solides.

    Classification utilisée (basée sur la CIM-O-3)

    Tumeurs solides

    Topographie1

    Morphologie2

    Sites

       

    Lèvre

    C00

    Toutes

    Glandes salivaires

    C07-08

    Toutes

    Tête et cou

    C01-06, C09-14

    Toutes

    Œsophage

    C15

    Toutes

    Estomac

    C16

    Toutes

    Intestin grêle

    C17

    Toutes

    Côlon-rectum

    C18-21

    Toutes

    Foie

    C22

    Toutes

    Voies biliaires

    C23-24

    Toutes

    Pancréas

    C25

    Toutes

    Fosses nasales, sinus annexes de la face, oreilles moyenne et interne

    C30-31

    Toutes

    Larynx

    C32

    Toutes

    Poumon

    C33-34

    Toutes

    Mésothéliome de la plèvre

    C384

    90503 à 90533

    Os, articulations et cartilages articulaires

    C40-41

    Toutes

    Mélanome de la peau

    C44

    87203 à 87803

    Sarcomes des tissus mous

    C381, C382, C383,

    C47, C480, C49, C696, C76 et C809

    8900–8905, 8910, 8912, 8920, 8991, 8810, 8811, 8813–8815, 8821, 8823, 8834–8835,8820, 8822, 8824–8827, 9150, 9160, 9491,9540–9571, 9580, 9140, 8587, 8710–8713, 8806, 8831–8833, 8836, 8840–8842, 8850–8858, 8860–8862, 8870, 8880, 8881, 8890–8898, 8921, 8982, 8990, 9040–9044, 9120–9125, 9130–9133, 9135, 9136, 9141, 9142,9161, 9170–9175, 9231, 9251, 9252, 9373, 9581,8830 ,8963 ,9180, 9210,9220, 240,9260 ,9364, 9365 ,8800–8805.

    Sein

    C50

    Toutes

    Vulve et vagin

    C51-52

    Toutes

    Col utérin

    C53

    Toutes

    Corps utérin

    C54

    Toutes

    Ovaire

    C569 -74

    Toutes

    Pénis

    C60

    Toutes

    Prostate

    C61

    Toutes

    Testicule

    C62

    Toutes

    Rein

    C64

    Toutes

    Vessie

    C67

    Toutes

    Mélanome de l’œil

    C692-94, C696, C698-99

    C693

    87203 à 87803

    80003

    Système nerveux central

    C70-72

    Toutes

    Thyroïde

    C739

    Toutes

    Sous-sites

       

    Langue

    C01-02

    Toutes

    Cavité orale

    C03-06

    Toutes

    Oropharynx

    C09-10

    Toutes

    Nasopharynx

    C11

    Toutes

    Hypopharynx

    C12-13

    Toutes

    Côlon

    C18

    Toutes

    Rectum

    C19-21

    Toutes

    1 Les tumeurs hématologiques sont exclues des tumeurs solides.
    2 Seuls les cancers infiltrants sont inclus (/3).

    Des hémopathies malignes

    L’analyse a porté sur les 16 entités présentées dans le tableau ci-dessous, constituées sur la base de la CIM-O-3. Seules les hémopathies à comportement malin (/3) ont été incluses dans l’étude. La période d’analyse était 1989-2010 pour le lymphome de Hodgkin, la leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique et les leucémies aiguës myéloïdes et la leucémie myéloïde chronique, 1995-2010 pour les 5 classes d’hémopathies lymphoïdes les plus fréquentes (lymphome folliculaire, lymphome diffus à grandes cellules B, myélome multiple et plasmocytome, lymphome lymphoplasmocytaire/macroglobulinémie de Waldenström, leucémie/lymphome lymphoblastique à cellules précurseurs (B, T ou SAI)) et 2003-2010 pour les autres entités. Les périodes analysables correspondent aux années pour lesquelles l’ensemble des registres de cancer (généraux et spécialisés) a recueilli  de façon homogène les hémopathies correspondantes.

    Classification utilisée (basée sur la CIM-O-3) et période analysable

    Hémopathie maligne

    Morphologie (CIM-O-3)1

    Période analysable

    Lymphome de Hodgkin

    9650-9655, 9659, 9661-9667

    1989-2010

    Lymphomes non-hodgkiniens2

       

    Leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique

    9670, 9823

    1989-2010

    Lymphome folliculaire

    9690-9698

    1995-2010

    Lymphome diffus à grandes cellules B

    9678-9684

    1995-2010

    Lymphome à cellules du manteau

    9673

    2003-2010

    Lymphome de la zone marginale

    9689, 9699

    2003-2010

    Myélome multiple et plasmocytome

    9731-9734

    1995-2010

    Lymphome lymphoplasmocytaire/

    macroglobulinémie de Waldenström

    97613, 96713

    1995-2010

    Lymphome T/NK à cellules matures

    9700-9719, 9827, 9831, 9834, 9948

    2003-2010

    Leucémie/lymphome lymphoblastique à cellules précurseurs (B, T ou SAI3)

    9727-9729, 9835-9837

    1995-2010

    Leucémies aiguës myéloïdes

    9840, 9860, 9861, 9866, 9867, 9870-9874, 9891-9931, 9984 

    1989-2010

    Leucémie aiguë myéloïde promyélocytaire

    9866

    2003-2010

    Syndromes myéloprolifératifs chroniques2

     

    2003-2010 

    Leucémie myéloïde chronique (LMC)

    9863, 9875

    1989-2010

    Syndromes myéloprolifératifs chroniques autres que LMC

    9950, 9960-9964

    2003-2010

    Syndromes myélodysplasiques

    9980-9983, 9985-9986, 9989 

    2003-2010

    Syndromes myélodysplasiques/myéloprolifératifs

    9876, 9945-9946, 9975

    2003-2010

    1 Seules les hémopathies avec un comportement invasif (/3) ont été incluses.
    2 Les lymphomes non-hodgkiniens et les syndromes myéloprolifératifs chroniques ne sont pas présentés dans leur ensemble, car ils regroupent des hémopathies malignes très hétérogènes en termes de pronostic vital.
    3 Sans autre indication.
  •  

    Cowppli-Bony A, Uhry Z, Remontet L, Guizard A-V, Voirin N, Monnereau A, Bouvier A-M, Colonna M, Bossard N, Woronoff A-S, Grosclaude P. Survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 1 : tumeurs solides.  Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 274 p.

    Monnereau A, Uhry Z, Bossard N, Cowppli-Bony A, Voirin N, Delafosse P, Remontet L, Troussard X, Maynadié X. Survie des personnes atteintes de cancer en France, 1989-2013. Etude à partir des registres des cancers du réseau Francim. Partie 2 : Hémopathies malignes.  Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 144 p.

Estimation de la survie observée

La survie observée a été estimée à l’aide de la méthode de Kaplan-Meier sur données individuelles. Les intervalles de confiance à 95% fournis avec chaque estimation ont été calculés en faisant l’hypothèse que le logarithme du taux cumulé suivait une loi normale.

Estimation de la survie nette

Les estimations de survie nette ont été obtenues à partir de la méthode proposée par Pohar-Perme en 2012 [1]. Comme l’ensemble des méthodes classiquement utilisées  pour estimer la survie nette à partir de données de registres de cancers (méthodes historiquement appelées de « survie relative »), elle ne requiert pas la connaissance de la cause de décès.
La survie nette résulte du taux de mortalité en excès, qui représente la surmortalité due au cancer qui vient s’ajouter à la mortalité liée aux autres causes. La survie nette est estimée à partir de la mortalité observée dans l’étude (toutes causes confondues) et de la mortalité attendue (due aux autres causes de décès) Cette dernière est supposée être correctement reflétée par la mortalité de la population générale en France ; celle-ci a été obtenue à partir des tables de mortalité fournies par l’INSEE pour la période 1975-2012, tables qui sont déclinées par sexe, âge, année et département. Ces taux de mortalité de la population générale ont été au préalable lissés à l’aide d’un modèle de Poisson incluant  un spline de lissage bidimensionnel de l’âge et l’année de décès, à partir de l’âge de 15 ans,  séparément pour chaque département français et pour chaque sexe. Les taux de mortalité de 2013 ont été obtenus par projections à l’aide du même modèle. 
Les estimations de survie nette présentées dans les tableaux de résultats (cf. onglet Données ) proviennent directement de la méthode de Pohar-Perme. Pour la représentation graphique, ces survies ont été lissées à partir d’un spline d’interpolation afin de rendre les courbes plus lisibles. Les taux de mortalité en excès ont été obtenus en trois étapes : i)  lissage très souple du taux cumulé  ii) dérivation du taux cumulé lissé, et enfin iii) lissage du taux  obtenu à l’étape ii). Il faut noter que les lissages de la survie et des taux de mortalités ont été réalisés indépendamment et peuvent, dans de rares cas, présenter des incohérences mathématiques mineures qui ne compromettent pas l’information diffusée.
Remarque
La méthode utilisée pour estimer la survie nette suppose que la mortalité « autres causes » des personnes atteintes de cancer peut être approchée par la mortalité « toutes causes » de la population générale : cette hypothèse est en général acceptable (voir l’article de Sarfati pour une discussion sur ce point [2]).

Standardisation

Pour pouvoir effectuer des comparaisons internationales et temporelles, la survie nette doit être standardisée sur l’âge (cf. onglet Définitions ). Les poids associés à chaque tranche d’âge, et utilisés pour la standardisation sont issus de la publication de Corazziari et al [3] : ce standard se nomme « standard ICSS » (International Cancer Survival Standards) (tableaux 1 et 2).

Tableau 1 - Type de poids utilisé selon le cancer (standard ICSS)

Localisation cancéreuse

Type de poids

Lèvre, Langue, Cavité orale, Glandes salivaires, Oropharynx, Hypopharynx, Tête et cou, Œsophage, Estomac, Intestin grêle, Côlon, Rectum, Côlon-rectum, Foie, Voies biliaires, Pancréas, Fosses nasales, sinus annexes de la face, oreilles moyenne et interne, Larynx, Poumon, Mésothéliome de la plèvre, Sein, Vulve et vagin, Corps utérin, Ovaire, Pénis, Rein, Vessie, Mélanome de l’œil,

Leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique, Lymphome folliculaire, Lymphome diffus à grandes cellules B, Lymphome à cellules du manteau, Lymphome de la zone marginale, Myélome multiple et plasmocytome, Lymphome lymphoplasmocytaire/macroglobulinémie de Waldenström, Lymphome T/NK à cellules matures, Leucémies aiguës myéloïdes, Leucémie aiguë myéloïde promyélocytaire, Leucémie myéloïde chronique (LMC),  Syndromes myéloprolifératifs chroniques autres que la LMC, Syndromes myélodysplasiques, Syndromes myélodysplasiques/syndromes myéloprolifératifs

1

Nasopharynx, Os, articulations et cartilages articulaires, Mélanome de la peau, Sarcomes des tissus mous, Col utérin, Système nerveux central, Thyroïde

2

Testicule,

Lymphome de Hodgkin, Leucémie/lymphome  lymphoblastique à cellules précurseurs (B, T ou SAI)

3

Prostate

Prostate

Tableau 2 - Distribution des poids selon l’âge (standard ICSS)

Type de poids

Age

Poids %

1

[15;45[

7

[45;55[

12

[55;65[

23

[65;75[

29

[75;++[

29

2

[15;45[

28

[45;55[

17

[55;65[

21

[65;75[

20

[75;++[

14

3

[15;45[

60

[45;55[

10

[55;65[

10

[65;75[

10

[75;++[

10

Prostate

[15;55[

19

[55;65[

23

[65;75[

29

[75;85[

23

[85;++[

6

Procédures particulières

Regroupement de classes d’âge et restriction des tableaux de résultats présentés
Le découpage par tranche d’âge a été adapté selon le cancer étudié, en fonction  des effectifs. Ces découpages ont été faits a priori, en considérant qu’un effectif minimum de 40 personnes était nécessaire pour chacune des strates des tableaux de résultats présentés et, pour les tableaux de résultats présentant la survie nette standardisée, pour chacune des classes d’âge impliquées dans la standardisation. En cas d’effectif insuffisants, les tableaux ne sont pas présentés. Toutefois, pour certains tableaux, des regroupements d’âge ont été effectués pour atteindre des effectifs suffisants.  

Suivi maximum disponible
Pour le mésothéliome de la plèvre et les leucémies aiguës myéloïdes, le suivi maximum disponible était inférieur à 10 ans pour la dernière classe d’âge (environ 9,7 ans pour le mésothéliome de la plèvre et 8,5 ans pour les leucémies aiguës myéloïdes).

Références

[1] Perme MP, Stare J, Estève J. On estimation in relative survival. Biometrics 2012;68(1):113-20.

[2] Sarfati D, Blakely T, Pearce N. Measuring cancer survival in populations: relative survival vs cancer-specific survival. Int J Epidemiol 2010;39:598-610.

[3] Corazziari I, Quinn M, Capocaccia R. Standard cancer patient population for age standardising survival ratios. Eur J Cancer 2004;40(15):2307-16.

Avertissement

Les estimations de survie nette à 5 ans diffèrent légèrement en fonction des périodes d’étude considérées (1989-2010 ou 1995-2010 ou 2005-2010) car les populations analysées ne sont pas les mêmes (cf. les chapitres « Description de la base de données » dans les rapports). Il en est de même pour les estimations de survie observée à 5 ans.

Présentation des résultats

Pour chaque cancer, l’ensemble des résultats de l’analyse de survie est décrit selon 3 parties :

Partie 1 : Survie à 1, 3 et 5 ans des personnes diagnostiquées entre 2005 et 2010
Cette partie présente les résultats de survie des cas diagnostiqués entre le 1er janvier 2005 et le 31 décembre 2010 à partir des données de l’ensemble des registres participant à l’étude.
Les estimations de la survie nette à 1, 3 et 5 ans, accompagnées de leurs intervalles de confiance (IC) à 95%, sont présentées :

  • en fonction du sexe, tous âges confondus dans le tableau 1 des résultats ; ce tableau comporte également des estimations de la survie observée ;
  • en fonction du sexe, standardisées pour l’âge (standard ICSS, cf. onglet Méthode ), dans le tableau 2 des résultats ;
  • en fonction de l’âge, tous sexes confondus dans le tableau 3 et la figure 1 des résultats ; le tableau 3 comporte également des estimations de la survie observée ;
  • par classe d’âge, chez l’homme et la femme séparément dans le tableau 4 des résultats.

La figure 2 des résultats, montre la dynamique (c’est-à-dire l’évolution) du taux de mortalité en excès en fonction du temps de suivi pour l’ensemble des patients et par tranche d’âge.

Partie 2 : Tendance de la survie à 1, 5 et 10 ans pour les personnes diagnostiquées entre 1989 et 2010  (ou entre 1995 et 2010 pour certaines hémopathies malignes)
Cette partie présente les résultats de survie des cas diagnostiqués entre 1989 et 2010 ou entre 1995 et 2010 pour certaines hémopathies malignes. L’analyse porte sur les données des registres couvrant l’ensemble de la période analysée (1989-2010 ou 1995-2010, cf. les tableaux de l’onglet Matériel). 
Les estimations de la survie nette à 1, 5 et 10 ans, accompagnées de leurs IC à 95%, sont présentées :

  • par période de diagnostic, tous âges et sexes confondus dans le tableau 5 des résultats ; ce tableau comporte également des estimations de la survie observée ;
  • par période de diagnostic et en fonction du sexe, standardisées pour l’âge (standard ICSS, cf. onglet Méthode ), dans le tableau 6 des résultats ;
  • en fonction de l’âge, tous sexes confondus dans le tableau 3 et  la figure 1 des résultats ; ce tableau et cette figure comportent également des estimations de la survie observée ;
  • par période de diagnostic et par classe d’âge dans le tableau 7 des résultats.

A noter que la survie à 10 ans n’est pas disponible pour les cas diagnostiqués sur la période 2005-2010 (ND=Non Disponible) dans les tableaux de résultats 5, 6 et 7, du fait d’un recul insuffisant.
La figure 3 des résultats, montre la dynamique (c’est-à-dire l’évolution) du taux de mortalité en excès en fonction du temps de suivi et selon la période de diagnostic, pour l’ensemble des patients et par tranche d’âge. Pour les cas diagnostiqués en 2005-2010, la courbe s’interrompt à 5 ans, le recul étant inférieur à 10 ans pour ces cas (date de point en juin 2013). Cette figure 3 n’est présentée que lorsque les effectifs des cas du cancer étudié ont été jugés suffisants.

Partie 3 : Survie à 1, 5, 10 et 15 ans des personnes de moins de 75 ans diagnostiquée avant 1998
Cette partie présente dans le tableau 8, les estimations de survie nette à 1, 5, 10 et 15 ans, des cas diagnostiqués entre 1989 et 1998 ou entre 1995 et 1998 pour certaines hémopathies malignes, afin d’avoir le recul suffisant de 15 ans. L’analyse porte sur les données des registres couvrant l’ensemble de la période analysée (cf. les tableaux de l’onglet Matériel ). Le tableau 8 n’est présenté que lorsque les effectifs des cas du cancer étudié ont été jugés suffisants.

Les résultats par localisation cancéreuse

Tumeurs solides 

Lèvre

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Langue

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Cavité orale

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Glandes salivaires

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Oropharynx

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Nasopharynx

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Hypopharynx

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Tête et cou

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Œsophage

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Estomac

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Intestin grêle

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Côlon

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Rectum

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Côlon-rectum

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Foie

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Voies biliaires

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Pancréas

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Fosses nasales, sinus annexes de la face, oreilles moyenne et interne

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Larynx

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Poumon

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Mésothéliome de la plèvre

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Os, articulations et cartilages articulaires

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Mélanome de la peau

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Sarcomes des tissus mous

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Sein

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Vulve et vagin

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Col de l’utérus

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Corps de l’utérus

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Ovaire

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Pénis

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Prostate

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Testicule

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Rein

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Vessie

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Mélanome de l’uvée

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Système nerveux central

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Thyroïde

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Hémopathies malignes

Lymphome de Hodgkin

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Leucémie lymphoïde chronique/lymphome lymphocytique

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Lymphome folliculaire

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Lymphome diffus à grandes cellules B

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Lymphome à cellules du manteau

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Lymphome de la zone marginale

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Myélome multiple et plasmocytome

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Lymphome lymphoplasmocytaire/macroglobulinémie de Waldenström

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Lymphome T/NK à cellules matures

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Leucémie/lymphome lymphoblastique à cellules précurseurs (B, T ou SAI)

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Leucémies aiguës myéloïdes

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Leucémie aiguë myéloïde promyélocytaire

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Leucémie myéloïde chronique (LMC)

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Syndromes myéloprolifératifs chroniques autres que la LMC

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Syndromes myélodysplasiques

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Syndromes myélodysplasiques/syndromes myéloprolifératifs

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Survie observée et survie nette

Il existe deux probabilités théoriques de survie : la survie observée et la survie nette.

La survie observée est le chiffre le plus simple à interpréter : il correspond à la proportion de personnes survivantes à 1, 3, 5, 10 et 15 ans de la date de diagnostic.

La survie nette est la survie que l’on observerait dans la situation fictive où le cancer étudié serait la seule cause de décès possible. Elle présente donc l’intérêt de s’affranchir de l’influence des autres causes de décès. Si le cancer lui-même est de bon pronostic et entraîne peu de décès, la survie nette sera élevée (proche de 100%), même dans les populations âgées dont la survie observée est faible du fait des autres causes de décès. Ainsi, la survie nette est l’indicateur approprié pour comparer deux pays dans leur aptitude à soigner efficacement les personnes atteintes de cancer, car elle s’affranchit des éventuelles disparités de mortalité liées aux autres causes entre ces deux pays. Dans la même logique, la survie nette doit être utilisée pour étudier l’évolution de l’efficience des soins oncologiques, sans être gênés par les variations temporelles des autres causes de décès. En résumé, la survie nette est le seul indicateur permettant des comparaisons internationales et temporelles, et est pour cette raison un indicateur essentiel en épidémiologie et santé publique.

Nouveau cas de cancer

L’expression « nouveau cas de cancer » désigne une personne atteinte pour la première fois d’un type de cancer. Si une personne est atteinte de deux cancers différents, sans que l’un des deux ne soit le résultat de métastases de l’autre, cette personne sera comptabilisée comme deux cas de cancer, un par type de cancer.

Incidence d’un cancer

Nombre de nouveaux cas de cancers.

Standardisation

Le cancer étant globalement une maladie du sujet âgé, pour pouvoir effectuer des comparaisons dans le temps ou l’espace, entre des populations  dont les structures d’âge sont par définition différentes, il faut supprimer les effets inhérents à ces différences de structure démographiques. On le fait en utilisant des techniques dites de standardisation.

AFU

Association française d’urologie

CER

Comité d’évaluation des registres

CHOP

Association de chimiothérapie CHOP (Cyclophosphamide, Doxorubicine, Vincristine, Prednisone)

CIM-10

Classification internationale des maladies, 10ème révision

CIM-0-1

Classification internationale des maladies pour l’oncologie, 1ère édition

CIM-0-2

Classification internationale des maladies pour l’oncologie, 2ème édition

CIM-0-3

Classification internationale des maladies pour l’oncologie, 3ème édition

CIN

Néoplasie intra-épithéliale cervicale

Circ

Centre international de recherche sur le cancer

CNR

Comité national des registres

Cress

Centre de recherche en épidémiologie et statistique Sorbonne Paris Cité

DCO

Death Certificate Only

DIM

Département de l’information médicale

ECOG

Eastern Cooperative Oncology Group

EGB

Echantillon généraliste des bénéficiaires

EPO

Erythropoïétine

Figo

Fédération internationale de gynécologie obstétrique

FiLMC

France intergroupe de la leucémie myéloïde chronique

Francim

Réseau français des registres des cancers

HCL

Hospices civils de Lyon

HER2

Human epidermal growth factor receptor 2

HPV

Human papillomavirus ou papillomavirus humain

HPV-HR

Infection à papillomavirus humain à haut risque

IC

Intervalle de confiance

ICSS

International Cancer Survival Standards

INCa

Institut national du cancer

Insee

Institut national de la statistique et des études économiques

Inserm

Institut national de la santé et de la recherche médicale

InVS

Institut de veille sanitaire

IPSS

International Prognosis Scoring System

ISS

International Staging System

L/LL

Leucémie/lymphome lymphoblastique

LAM

Leucémies aigües myéloïdes

LCM

Lymphome à cellules du manteau

LDGCB

Lymphome diffus à grandes cellules B

LDH

Lactate déshydrogénase

LF

Lymphome folliculaire

LH

Lymphome de Hodgkin

LLC

Leucémie lymphoïde chronique

LMC

Leucémie myéloïde chronique

LMCa

Leucémie myéloïde chronique atypique

LMMC

Leucémie myélomonocytaire chronique

LMMJ

Leucémie myélomonocytaire juvénile

LPL

Lymphome lymphoplasmocytaire

LT/NK

Lymphome T/NK à cellules matures

MALT

Lymphome des tissus associés aux muqueuses

MBL

Lymphocytose B monoclonale

MGUS

Gammapathie monoclonate de signification indéterminée

MIPI

Mantle-cell lymphoma International Prognostic Index

MM

Myélome multiple

MW

Macroglobulinémie de Waldenström

MZL

Lymphome de la zone marginale

ND

Non disponible

NMZL

Nodal Marginal Zone Lymphoma (formes ganglionnaires du lymphome de la zone marginale)

OMS

Organisation mondiale de la santé

PTP

Programme de travail partenarial

PSA

Prostate Specific Antigen ou antigène spécifique de la prostate

REAL

Revised European American classification of Lymphoid neoplasms

REPIH

Réseau étudiant l’épidémiologie des hémopathies malignes

RNIPP

Répertoire national d’identification des personnes physiques

SAI

Sans autre indication

SEER

Surveillance, Epidemiology and End Results

SMD

Syndromes myélodysplasiques

SMP

Syndromes myéloprolifératifs

SMZL

Splenic Marginal Zone Lymphoma (formes spléniques du lymphome de la zone marginale)

SNC

Système nerveux central

STM

Sarcomes des tissus mous

TE

Trombocythémie essentielle

UCNT

Undifferienciated Carcinoma of Nasopharyngeal Type

VBEH

Voies biliaires extrahépatiques

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