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Pollution de l'air et effets sur la santé

Publié le 29/09/2003 - Dernière mise à jour le 18/03/2013

En France, comme dans d'autres pays, la pollution atmosphérique demeure une préoccupation de santé publique et ce malgré l'adoption de valeurs guides et de normes d'émission plus sévères, une meilleure surveillance de la qualité de l'air et une baisse parfois importante des niveaux de certains polluants.

En 1997, le Programme de surveillance air et santé (Psas) a été implanté dans 9 grandes villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse). Ce programme s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie du 30 décembre 1996 (Laure) qui stipule dans son article 3 que " l'Etat assure… la surveillance de la qualité de l'air et… de ses effets sur la santé ". Également prévus par cette loi, les Plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) ont pour objet de fixer des orientations visant à « prévenir, réduire ou atténuer les effets de la pollution atmosphérique » et les Plans de protection de l’atmosphère (PPA) dans les villes de plus de 250 000 habitants. Pour cela, ils doivent s'appuyer, notamment, sur une évaluation des effets de la pollution atmosphérique sur la santé et nécessitent donc des outils épidémiologiques adéquats.

Dans ce champ, l’Institut de veille sanitaire doit maintenir et coordonner au plan national les activités de surveillance épidémiologique de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine à court et à long terme et articuler ces activités avec les dispositifs européens. Ainsi, le Programme de surveillance air et santé fait partie du département santé-environnement de l’InVS.

En particulier la quantification des effets à long terme en France est encore fondée sur les résultats d’études américaines et peu nombreuses : la question de la validité de l’extrapolation de ces risques aux différents pays européens reste posée. Or les effets à long terme apparaissent sensiblement plus élevés que les risques à court terme et des relations exposition / risque à long terme françaises doivent donc être développées.

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