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Intoxications au monoxyde de carbone

Publié le 08/06/2005 - Dernière mise à jour le 09/10/2015

Données épidémiologiques de surveillance

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    L’analyse épidémiologique des intoxications au CO déclarées au système de surveillance s’appuie sur l’ensemble des épisodes comprenant au moins un cas d’intoxication au CO répondant à la définition épidémiologique. Elle associe des critères environnementaux et médicaux, disponibles suite aux enquêtes environnementales et médicales.

    Les cas certains

    Cas 1 : sujet présentant des signes cliniques évocateurs d’intoxication par le CO et une carboxyhémoglobinémie mesurée ou estimée (dans l’air expiré) supérieure ou égale à 6 % chez un fumeur (ou une personne dont le statut tabagique est inconnu) ou à 3 % chez un non-fumeur.

    Cas 2 : sujet présentant des signes cliniques évocateurs d’intoxication par le CO et une concentration de CO mesuré dans l’atmosphère supérieure à 10 ppm.

    Cas 3 : sujet présentant des signes cliniques évocateurs d’intoxication par le CO et une exposition CO confirmée par l’enquête technique.

    Cas 4 : carboxyhémoglobinémie mesurée ou estimée (dans l’air expiré) supérieure ou égale à 6 % chez un fumeur (ou une personne dont le statut tabagique est inconnu) ou à 3 % chez un non-fumeur et une situation d’exposition par le CO confirmée par l’enquête technique.

    Cas 5 : carboxyhémoglobinémie mesurée ou estimée (dans l’air expiré) supérieure ou égale à 10 % chez un fumeur (ou une personne dont le statut tabagique est inconnu) ou à 6 % chez un non-fumeur.

    Cas 6 : carboxyhémoglobinémie mesurée ou estimée (dans l’air expiré) supérieure ou égale à 6 % chez un fumeur (ou une personne dont le statut tabagique est inconnu) ou à 3 % chez un non-fumeur et sujet exposé dans les mêmes conditions (locaux, véhicule…) qu’un patient appartenant à une des catégories précédentes.

    Cas 7 : sujet présentant des signes cliniques évocateurs d’intoxication par le CO et sujet exposé dans les mêmes conditions (locaux, véhicule…) qu’un patient appartenant à une des catégories précédentes.

    Les cas probables

    Un intoxiqué est considéré comme un cas probable en l’absence absence d’information sur les signes cliniques et la mesure de l’imprégnation mais avec mention d’un traitement normobare ou hyperbare, ou d’une admission en hospitalisation.

    Source : Rapport "Surveiller les intoxications par le monoxyde de carbone" (juin 2002) approuvé par le CSHPF : avis du CSHPF (décembre 2002)

  •  

    Les épisodes d’intoxication par le CO déclarés au système de surveillance sont majoritairement des intoxications domestiques accidentelles. Elles se produisent principalement dans des maisons individuelles.
    Les principales circonstances d’intoxication par le CO dans l’habitat ont pour origine l’installation de la chaudière (appareil ou conduit de raccordement et d’évacuation des gaz brûlés) en présence, le plus souvent de plusieurs facteurs favorisants tels qu’un défaut d’aération, ou d’un défaut de l’installation.
    Chaque année, environ 1 300 d’épisodes d’intoxication par le CO sont déclarés au système de surveillance impliquant en moyenne 2,5 personnes par épisode. Ce chiffre est stable depuis 2006.

    Nombre d'épisodes d'intoxications au CO par an, 2005-2013

    Toutes circonstances

    2013
    n

    2012
    n

    2011
    n

    2010
    n

    2009
    n

    2008
    n

    2007
    n

    2006 1
    n

    2005 1
    n

    Intoxications avérées 2

    1 380

    1 383

    1 063

    1 464

    1 460

    1 326

    1 353

    1 682

    1 257

    Personnes impliquées

    4 364

    4 316

    3 464

    5 003

    4 589

    3 999

    4 197

    4 892

    5 425

    Personnes transportées vers un
    service d'urgence hospitalier

    3 089

    3 027

    2 315

    3 305

    3 392

    3 033

    2 752

    3 110

    2 764

    Personnes hospitalisées

    705

    697

    655

    1 077

    1 091

    959

    880

    1 040

    1 730

    1 Les cas de signalements d’intoxication par le CO liés à un incendie sont inclus.
    2 Incluant au moins un cas répondant à la définition épidémiologique.

    Les fluctuations annuelles du nombre d’épisodes d’intoxication par le CO déclarés au système de surveillance sont à mettre en lien avec la survenue de conditions météorologiques inhabituelles :

    Depuis 2009,  la France métropolitaine connaît régulièrement des événements climatiques  exceptionnels : passage de vents violents dans la partie sud-ouest de la France en janvier 2009 (tempête Klaus), vagues de froid et de neige-verglas survenues en janvier, mars et décembre 2010 (Météo-France ayant cette année comme la plus froide depuis deux décennies), tempête de neige en novembre 2012 dans la partie Centre-Est de la France.  En revanche, l’année 2011 a été identifiée par Météo-France comme l’année la plus chaude depuis 1900 avec en particulier un printemps et un automne remarquablement chauds et des températures au cours du dernier trimestre de l’année supérieures à la normale. (http://climat.meteofrance.com/jsp/site/Portal.jsp?&page_id=15569)

    La répartition mensuelle des épisodes d’intoxication par le CO met en évidence :

    • une forte saisonnalité avec plus des trois quarts des intoxications observées en période de chauffe (d’octobre à décembre et de janvier à mars) ;
    • des fluctuations annuelles concomitantes à la survenue d’événements météorologiques inhabituels à l’origine de coupures prolongées en alimentation électrique. En particulier, le pic mensuel observé au mois de janvier 2009 a été en lien avec la recrudescence d’épisodes d’intoxication par le CO observée au décours du passage de vents violents dans la partie sud-ouest de la France (tempête Klaus). Au cours de l’année 2010, les pics d’intoxications observés en janvier, mars, novembre et décembre correspondent à des périodes de vagues de froid et de neige-verglas. De nouveau en novembre 2013, un épisode neigeux dans le Centre-Est de la France a entraîné une augmentation du nombre d’épisodes d’intoxication  En 2011, le « pic » observé au mois de juin a été associé à une augmentation brutale des températures, notamment en région parisienne, qui a provoqué une inversion de tirage  liée au contraste entre  la fraicheur de certains appartements et les conduits d’évacuation des gaz brûlés soumis  à une température élevée au niveau des toits.

    Figure 1

    Répartition mensuelle des intoxications par le CO, 2009-2013

    Figure 1 - Répartition mensuelle des intoxications par le CO, 2009-2013

    Figure 2

    Répartition hebdomadaires des épisodes d'intoxication par le CO depuis le 1er septembre 2009

    Figure 2 - Répartition hebdomadaire des épisodes d’intoxication par le CO depuis le 1er septembre 2009

    Depuis le 1er janvier 2009, les semaines où le nombre de signalements a été supérieur ou égal à 60 épisodes d’intoxication par le CO correspondent  à des périodes de froid, de neige-verglas ou de passage de vents violents.

    En particulier, les périodes où le nombre hebdomadaire de signalement a été égal ou supérieur à 80 correspondent au passage de vents violents (2009_S04 et 2009_S05) et de vagues de froid ou de neige-verglas (2009_S02, 2010_S01, 2010_S48, 2012_S06, 2013_S47) un nombre hebdomadaire élevé des épisodes d’intoxication par le CO survient dans la grande majorité des cas au décours d’événements exceptionnels (passage de vents violents, vague de froid ou période de neige-verglas).

    En revanche, l’année 2011 où aucune augmentation significative n’a été observée a été considérée par Météo-France comme l’année la plus chaude depuis 1900.

  •  

    Répartition par circonstance de survenue et par an des épisodes d'intoxication par le CO déclarés, 2007-2013

     

    2013
    (n=1 380)
    %

    2012
    (n=1 383)
    %

    2011
    (n=1 063)
    %

    2010
    (n=1 464)
    %

    2009
    (n=1 460)
    %

    2008
    (n=1 326)
    %

    2007
    (n=1 353)
    %

    Episodes d'intoxication accidentelle

    Habitat

    85

    86

    83

    84

    84

    85

    86

    ERP

    3

    2

    2

    5

    3

    4

    3

    Véhicule

    <1

    -

    <1

    <1

    <1

    <1

    <1

    Travail

    7

    7

    10

    7

    8

    8

    7

    Episodes d'intoxication volontaires

    Suicide

    3

    <1

    3

    2

    2

    2

    2

    Episodes

                 

    Autre 1

    1

    4

    2

    2

    1

    1

    1

    1 La catégorie « autre » correspond à des épisodes confirmés d’intoxication par le CO dépourvus d’éléments suffisants pour les classer dans une catégorie.

    La répartition des circonstances de survenue des intoxications par le CO déclarées au système de surveillance demeure stable. Chaque année, la majorité des intoxications par le CO survient de manière accidentelle dans l’habitat.

    Intoxications par le CO domestiques accidentelles

    Environ 1 200 épisodes d’intoxication par le CO domestiques accidentelles sont déclarés chaque année au système de surveillance, exposant en moyenne 3 000 personnes.
    La moitié de ces intoxications  survient chez des propriétaires occupant leur maison individuelle. Une faible part des intoxications par le CO survient chez des occupants de logements HLM (habitation à loyer modéré).

    Intoxications par le CO accidentelles domestiques survenue au cours de la période 2010-2013.

    Plus des trois quarts des intoxications accidentelles domestiques sont en lien avec une installation raccordée de type chaudière, poêle/radiateur ou chauffe-eau. Parmi ces types d’intoxication, la chaudière raccordée à un conduit de fumée individuel représente la principale source d’intoxication. Les principaux facteurs favorisants la survenue de ces types d’intoxication mettent en évidence un défaut d’évacuation des gaz brûlés (55%), un défaut de ventilation (52%) ou un défaut d’entretien, en particulier du conduit de fumée.. Chaque année, une soixantaine d’épisodes sont dus à une chaudière à ventouse (dite étanche) par défaut d’étanchéité ou défaut d’installation (voir : Alertes et investigation).
    Une intoxication sur 4 est liée à l’utilisation d’un appareil non raccordé comme un brasero/barbecue, un groupe électrogène ou un chauffage mobile d’appoint. L’utilisation inadaptée de l’appareil, placé dans un espace clos comme le garage, la cave, le sous-sol ou une pièce de vie d’une habitation est principalement à l’origine des intoxications en lien avec un brasero/barbecue ou un groupe électrogène (90%).

    Depuis 2011, des tendances sont observées selon la source d’intoxication. Parmi les appareils raccordés, le nombre d’épisodes d’intoxication en lien avec un chauffe-eau diminue de 30% entre 2011 et 2013 (120 versus 80) alors que le nombre d’épisodes d’intoxication par poêle /radiateur augmente de 11%  sur la même période (109 épisodes en 2011 à 120 en 2013). En revanche, le nombre d’épisodes d’intoxication en lien avec une chaudière reste constant. Parmi les intoxications par appareil non raccordé, le brasero/barbecue devient la première source d’intoxication avec presqu’un doublement du nombre d’épisodes entre 2011 et 2013 (65 épisodes versus 101) tandis que le nombre d’intoxications en lien avec un chauffage mobile d’appoint diminue 43% passant de 87 épisodes à 50 épisodes sur la même période. Le nombre annuel d’épisodes d’intoxication due à des groupes électrogènes est conditionnée à la survenue d’événements météorologiques inhabituels occasionnant des coupures prolongées en alimentation électrique à l’origine de pic du nombre d’intoxications avec ces appareils.

    Intoxications au CO domestiques accidentelles

    Environ une cinquantaine d’épisodes d’intoxications accidentelles par le CO dans un établissement recevant du public (ERP) se produisent chaque année mais leur caractère public et collectif (jusqu’à 250 personnes exposées) ainsi que la forte mobilisation des services d’intervention d’urgence nécessitent la plus grande attention en termes de description des circonstances de survenue.

    Les lieux de survenue peuvent être les lieux de restauration et d’hébergement en lien le plus souvent avec des sources d’intoxication identiques à celles rencontrées dans l’habitat (chaudière, chauffe-eau, etc.).
    En revanche, il existe sources d’intoxication par le CO spécifiques dans certains ERP.

    L’utilisation prolongée de panneaux radiants au gaz en guise de chauffage dans les lieux de culte a été à l’origine de plusieurs épisodes d’intoxication par le CO ayant exposé à des émanations de CO plusieurs centaines de personnes présentes sur les lieux (voir : Alertes et investigation).
    L’utilisation inadaptée d’une surfaceuse, véhicule destiné à lisser et à refaire la glace d’une patinoire a été à l’origine d’épisodes d’intoxication dans des patinoires.

    Enfin, les parkings peuvent être aussi des lieux où surviennent des intoxications par le CO produit par les gaz d’échappement des véhicules en marche prolongée.

  •  

    Répartition du taux d’épisodes d’intoxication  par le CO en France métropolitaine  sur la période 2011-2013.

    Figure 3

    Répartition régionale des épisodes d‘intoxication par le CO (données 2011-2013)

    Répartition régionale des épisodes d‘intoxication par le CO (données 2011-2013)

    Sur la période 2011-2013, le taux national est de 4,0 épisodes d’intoxication pour 100 000 résidences principales. Les régions Nord-Pas-de-Calais (9,8 épisodes pour 100 000 résidences principales) et Ile-de-France (4,1 épisodes pour 100 000 résidences principales) se distinguent par des spécificités géographiques très marquées en termes de taux pour la première ou en termes de sources d’intoxication. Corse (6,9 épisodes pour 100 000 résidences principales), Alsace (5,7 épisodes pour 100 000 résidences principales), Lorraine (5,5 épisodes pour 100 000 résidences principales), Midi-Pyrénées (4,8 épisodes pour 100 000 résidences principales), ont un taux d’intoxication supérieur à celui du  taux national. Les régions Franche-Comté (4,2 épisodes pour 100 000 résidences principales) ont un taux analogue à celui de la France métropolitaine. En revanche, les régions Aquitaine (2,2 épisodes pour 100 000 résidences principales), Poitou-Charentes (1,9 épisodes pour 100 000 résidences principales) ou Bretagne (1,7 épisodes pour 100 000 résidences principales) ont un taux d’intoxication  inférieur à celui de la France métropolitaine. 

    Ces variations régionales peuvent être associées à des caractéristiques d’habitat et d’équipement en appareils à combustion variables, à une vulnérabilité différente aux intempéries, à l’hétérogénéité des caractéristiques démographiques ou à des campagnes de sensibilisation au signalement de ces intoxications. 

    Nord–Pas-de-Calais : les particularités en termes d’intoxications au CO

    La région Nord–Pas-de-Calais est la région la plus touchée par les intoxications par le CO.
    Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer ce phénomène.

    C’est une région de près de 4 millions d’habitants avec une proportion importante de logement individuel par rapport à ce que l’on observe au niveau national (respectivement, pour la région et pour la France, 75 % et 56 % des résidences principales en 2007), multipliant ainsi le nombre d’appareils de chauffage individuel.

    Les difficultés socio-économiques d’un certain nombre de ménages de la région entraînant un manque d’entretien annuel de leur appareil de chauffage ou le recours inappropriée des appareils de chauffage.

    Dans certains territoires de la région, essentiellement en zone rurale et dans l’ancien bassin minier, l’usage traditionnel du charbon est encore répandu. L’impact du passé minier se traduit aujourd’hui par la persistance de l’emploi du charbon comme combustible principal de chauffage, non seulement en raison de la présence d’ayants-droit (le dernier puits de mine a fermé en 1990 et le décret relatif au statut des mineurs est toujours en vigueur), mais aussi en raison de l’équipement des maisons (convecteur à charbon, cuisinière au charbon). L’habitat minier représente encore aujourd’hui près de 70 000 logements dont les deux tiers ont été ou vont être rénovés. Un certain nombre d’intoxications par le CO surviennent au moment de la remise en route de ces appareils au début de la saison de chauffe.

    Les facteurs météorologiques peuvent aussi expliquer une part de ces intoxications : la saison de chauffe est souvent plus longue que dans les autres régions, commençant parfois dès la fin septembre pour se terminer fin avril. Par ailleurs, les phénomènes de redoux (l’augmentation des températures par rapport à la veille et l’humidité dans l’air diminuant le tirage des conduits d’évacuation des gaz brulés), surtout observés en début de saison de chauffe (octobre ou novembre), constituent des conditions favorables à la survenue d’intoxications par le CO impliquant principalement des appareils de chauffage au charbon. De plus, en cas de redoux, les utilisateurs d’appareil au charbon sont susceptibles de laisser « couver » le feu, c'est-à-dire de limiter l’entrée d’air dans l’appareil pour ralentir la combustion sans l’éteindre ce qui, associé à un mauvais tirage, peut être à l’origine d’une production de CO dans l’habitat.

    Ile-de-France : les particularités en termes de sources d’intoxication par le CO

    Bien que le taux régional soit proche de celui de la France métropolitaine, L’Ile-de-France présente des spécificités en termes de sources d’intoxication. La chaudière ou le chauffe-eau raccordé à un conduit de fumée domine les sources d’intoxication dans la région (61%) notamment à Paris (79%).  Si une anomalie de l’appareil était identifiée dans 40% des épisodes, le défaut de tirage des conduits de fumée était le plus souvent cité dans ces intoxications. Dans trois quarts des cas, l’absence de ramonage mécanique du conduit de fumée, la non-conformité du conduit et le défaut d’air frais étaient présents. Par ailleurs, l’entretien obligatoire par un professionnel qualifié n’avait pas été effectué dans un quart des cas.  Les caractéristiques de l’habitat parisien, marquées par une prépondérance de logements collectifs, souvent équipés d’un conduit de fumée individuel notamment dans les logements les plus anciens et dépourvus d’autres types d’appareils à combustion comme des poêle/radiateur ou des cheminées pourraient partiellement expliquer cette spécificité.

    L’autre particularité est la fréquence des intoxications par brasero/barbecue, deuxième source d’intoxication en Ile–de-France, avec 13% des foyers concernés au niveau régional et 26% en Seine-Saint-Denis.  Les ménages franciliens intoxiqués étaient alors plus souvent locataires que ceux intoxiqués par d’autres types d’appareil. Dans la moitié des cas, l’appareil était placé dans le séjour. 

    • En savoir plus :

    > Les intoxications au monoxyde carbone en France métropolitaine :
    Verrier A, Delaunay C, Coquet S, Théaudin K, Cabot C, Girard D, Daoudi J, De Bels F. Les intoxications au monoxyde de carbone survenues en France métropolitaine en 2007. Bull Epidemiol Hebd 2010;1:1-5.
    Verrier A, Corbeaux I, Lasalle JL, Corbel C, Fouilhé Sam-Laï N, de Baudouin C et Eilstein D. Les intoxications au monoxyde de carbone survenues en France métropolitaine en 2006. Bull Epidemiol Hebd 2008;44.

    > Les intoxications au monoxyde carbone en région : en savoir plus

  •  

    Dans le cadre de la loi de santé publique de 2004 et du plan national santé environnement (PNSE), l’indicateur de suivi de la lutte contre les intoxications par le CO a été la mortalité par intoxication par le CO d’origine accidentelle (après exclusion des intoxications volontaires et celles liées à un incendie) issue des certificats de décès (source CepiDC-Inserm) avec comme objectif une réduction de la mortalité de 30 % de 2004 à 2008.

    On distingue les décès par intoxication par le CO certaine pour lesquels le CO est clairement identifié, des décès par intoxication par le CO possible pour lesquels on ne peut affirmer que le gaz en cause est bien le CO.
    La définition de décès par intoxication certaine et possible repose sur la nomenclature CIM-10 (voir Pour en savoir plus).

    Le nombre annuel de décès par intoxication par le CO (hors incendies et suicides) a régulièrement diminué en France métropolitaine depuis la fin des années 1970, passant de 260/280 sur la période 1979-1984 (décès certains/décès certains et possibles), à 174/183 sur la période 1990-1994 puis à 94/111 sur la période 1999-2004 et (76/99) sur la période 2004-2008.

    L’augmentation du nombre de décès par intoxication par le CO certaine et possible observée en 2010 par rapport à 2009, s’explique en partie par l’augmentation du nombre de décès chez les hommes de 40 ans et plus (57 décès en 2010 et 41 décès en 2009).

     

    2010

    2009

    2008

    2007

    2006

    2005

    2004

    Décès par intoxication au CO certaine et possible

    109

    92

    96

    96

    113

    94

    97

    Décès par intoxication au CO certaine

    78

    69

    78

    68

    85

    74

    78

    Source : CépiDC - Inserm.

    Figure 4

    Evolution du taux de mortalité (pour 100 000 habitants) depuis 1979

    Figure 4 - Evolution du taux de mortalité (pour 100 000 habitants) depuis 1979

    • En savoir plus :

    Drees. L’état de santé de la population en France, rapport 2008. Indicateurs associés à la loi relative à la politique de santé publique es intoxications au monoxyde de carbone survenues en France métropolitaine en 2006. Objectif 23 - 2006.

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