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Agenda

Publié le 18/07/2014 - Dernière mise à jour le 03/02/2015



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1ères Journées Scientifiques SurSaUD® / ASTER

20/11/2014 - 21/11/2014

Ecole du Val-de-Grâce, Amphithéâtre Rouvillois - 74, boulevard de Port-Royal 75005 Paris

Organisées par l'Institut de veille sanitaire et le Centre d’épidémiologie et de santé publique des armées

« 10 ans de surveillance syndromique en France : regards croisés en santé publique civile et militaire »

Dix ans après la mise en place des systèmes de surveillance syndromique SurSaUD® (SURveillance SAnitaire des Urgences et des Décès) et ASTER (Alerte et Surveillance en TEmps Réel), l’InVS et le CESPA s’associent pour réunir l’ensemble des partenaires acteurs et utilisateurs de ces deux systèmes afin de capitaliser sur l’expérience acquise et préparer l’avenir.
Cette manifestation était également une occasion unique de remercier l’ensemble des partenaires fournisseurs pour leur implication et leur motivation de longue date, éléments-clés dans la réussite de ces systèmes utiles pour la surveillance de la santé de tous.

Ces Journées scientifiques étaient ouvertes :

  • à l’ensemble des réseaux partenaires de SurSaUD® et ASTER : médecins urgentistes du réseau OSCOUR®, Société française de médecine d’urgence et autres instances de médecine d’urgence, Fédération et Observatoires régionaux des urgences, Fédération et associations SOS Médecins, Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès de l’Inserm, médecins des forces, médecins des hôpitaux d’instruction des armées, centre de traitement de l’information médicale dans les armées, UMR SESSTIM d’Aix-Marseille Université.
  • à l’ensemble des utilisateurs aux niveaux régional et national : Agences régionales de santé, Direction générale de la santé et Direction générale de l’offre de soin, direction centrale du service de santé des armées, état-major opérationnel santé, directions régionales du service de santé des armées, direction interarmées du service de santé des forces armées en Guyane et des forces françaises stationnées à Djibouti, NATO Deployment Health Surveillance Capability de Munich.
  • aux partenaires avec lesquels des collaborations et synergies sont en cours de mise en place : SAMU, Anses, CNMSS, UNEO, IHU d’infectiologie de Marseille.

Introduction des journées :

Céline Caserio et Jean-Baptiste Meynard, organisateurs de l’évènement ont accueillis les participants à ces journées ouvertes par les représentants des autorités sanitaires, François Bourdillon, Directeur général de l’Institut de Veille Sanitaire, Jean-Marc Debonne, Directeur central du service de santé des armées et Xavier De Paris, Directeur du CESPA, ainsi que par les représentants des réseaux de partenaires des deux systèmes de surveillance : Messieurs Jeannot Schmidt (SFMU), Gilles Viudes (FEDORU), Dominique Ringard (SOS Médecins), Richard Merlen (Insee), Grégoire Rey (Inserm-CépiDc) et Vincent Pommier de Santi (DIASS des FAG).

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    Qu’est-ce que la surveillance syndromique ?

    L Filleul1, A Fouillet2, H Chaudet3, C Caserio-Schönemann2
    1- InVS – DCAR/Cire Océan Indien
    2- InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique
    3-  Aix-Marseille Université, Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

    Résumé :
    La surveillance syndromique est un nouveau type de surveillance qui a émergé au début des années 90, avec un objectif initial de détection de la menace bioterroriste. Depuis, ces systèmes ont évolué et leurs objectifs ont été élargis à l’identification d’évènements inattendus, au suivi de tendances (épidémies saisonnières), à l’évaluation d’impact de phénomènes environnementaux ou infectieux. Leurs caractéristiques principales sont leur réactivité (transmission automatisée de données métier en temps réel ou proche ou proche du réel) et leur flexibilité (capacité d’adaptation aux besoins de surveillance), ainsi que leur complémentarité avec les dispositifs de surveillance traditionnels.

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    Modérateurs : T Cardoso (InVS), H Chaudet (CESPA)

    Le système de surveillance sanitaire des urgences et des décès SurSaUD®

    C Caserio-Schönemann
    InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique

    Résumé :
    En France, le système de surveillance syndromique SurSaUD® fonctionne depuis 2004, à partir de 4 sources de données : les urgences hospitalières, les associations SOS Médecins, les données de mortalité de l’Insee et les données issues de la certification électronique des décès. En complémentarité avec les systèmes de surveillance traditionnels, SurSaUD® est un des outils qui permettent à l’InVS d’assurer quotidiennement, au niveau national et dans les régions, ses missions de veille, de surveillance et d’alerte sanitaires.

     

    Le système Aster

    JB Meynard
    Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

    Résumé :
    Le Service de santé des armées (SSA) a lancé le système d’alerte et de surveillance en temps réel (ASTER) depuis 10 ans. L’événement déclencheur a été représenté par les attentats de septembre 2001 au World Trade Center, qui ont fait prendre conscience que les conflits modernes allaient changer. En 2002, au cours du sommet des chefs d’Etat des 28 pays de l’OTAN à Prague, cinq « initiatives » ont été prises pour lutter contre le terrorisme et les armes de destruction massive. En particulier, une initiative a concerné la nécessité de développer un système de surveillance épidémiologique en temps réel interopérable entre nations alliées. ASTER est la réponse française militaire à cette initiative. Il a fallu une année de développement pour créer le premier démonstrateur, en collaboration avec le monde universitaire civil. Le système ASTER a commencé à fonctionner en octobre 2004 et beaucoup de choses se sont passées depuis : son déploiement en Guyane, à Djibouti, en Jordanie, au Mali. Mais aussi son utilisation à l’international, en particulier au Kosovo chez les militaires français, allemands, américains, autrichiens, tchèques et polonais pour des exercices interalliés. Egalement son déploiement opérationnel pendant plusieurs années chez les militaires allemands à Djibouti et actuellement au sein des forces européennes au Mali. C’est désormais le centre d’épidémiologie et de santé publique des armées, le CESPA à Marseille, qui continue les activités de recherche et de développement pour ASTER. Un processus d’industrialisation est en cours avec la Direction générale de l’armement, qui devrait se finaliser à court terme et aboutir à un système d’armes industriel dénommé ETR, pour « épidémiologie en temps réel ».

     

    Ressenti des partenaires fournisseurs au cours des 10 années écoulées

    C Leroy1, P Chansard2, G Bédubourg3
    1- Hôpital Louis Mourier, AP-HP
    2- SOS Médecins France
    3- Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

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    Modérateurs : C Tillier (InVS-Cire Bourgogne-Franche-Comté), A Barondeau-Leuret (ORU Bourgogne), V Pommier de Santi (DIASS des FAG)

    SurSaUD® : un système national régionalisé / Illustration des collaborations régionales entre partenaires fournisseurs, InVS-Cire et décideurs en région Languedoc-Roussillon

    L Banzet1,2, O Onde3
    1- InVS-DCAR /-Cire Languedoc-Roussillon
    2- ARS-ORU LR
    3- Coordonnateur ROR et ORU LR

    Résumé :
    De nombreux partenaires participent à la veille sanitaire en Languedoc-Roussillon. Des évolutions récentes dans l’organisation, la gestion des flux, l’exploitation et la rétro-information ont été apportées ces dernières années. Cela a permis de renforcer les liens avec les partenaires et d’améliorer la qualité des données et des échanges avec eux. Parmi ces évolutions, le système d’information des urgences a été particulièrement concerné et la mise en place des projets ROR et ORU a permis une refonte complète de ce système. La collaboration entre les différentes instances est optimisée par le partage d’un poste entre la Cire et le GCS e-santé (ARS).

     

    ASTER : une stratégie de déploiement internationale.

    B Queyriaux
    Deployment Health Surveillance Capability, Munich

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    Partie 1 : ALERTER 

    Modérateurs : M Raphaël-SFMU, R Michel-CESPA

    Détection précoce d’une épidémie d’origine alimentaire au sein des forces françaises à Djibouti (2011)

    G Bédubourg , F de Laval, C Boulais, H Chaudet, G Texier, L Pellegrin, C Marchand, L Atmani, F Boete, R Michel, C Decam, R Migliani, X Deparis, JB Meynard
    Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

    Résumé :
    Le système «alerte et surveillance en temps réel» (ASTER) est le système de surveillance épidémiologique en temps réel pour les forces armées françaises déployées en opérations. L'objectif principal d'ASTER est de fournir une détection précoce de tout événement de santé inhabituel au sein des forces armées, causé par un agent naturel ou après une contamination intentionnelle.
    En Juin 2011, ce système a détecté en temps réel une épidémie d'angines au sein des forces armées françaises déployées à Djibouti. Immédiatement, une attaque biologique a été suspectée, mais en utilisant tous les outils disponibles dans ASTER, une enquête épidémiologique a été menée et a permis d'identifier une épidémie d'angines à streptocoque d'origine alimentaire.
    L'enquête réalisée a mis en évidence des anomalies dans les procédures d'hygiène d'un fournisseur local de denrées alimentaires qui a été rayé de la liste des fournisseurs officiels des forces armées françaises à Djibouti par la suite. Cette enquête multi-disciplinaire a été menée rapidement grâce à la réactivité et aux outils du système ASTER.

     

    Automatisation de l'analyse spatio-temporelle pour la détection précoce d'évènement sanitaire localisé à La Réunion

    P Vilain, S Cossin, L Filleul
    InVS-DCAR/Cire Océan Indien

    Résumé :
    Afin de compléter  les outils statistiques existants pour la détection précoce d’épidémie à la Réunion, un  programme  d’analyse spatiale automatisée (en langage R) des données du réseau OSCOUR® a été développé par la Cire OI. Ce programme a permis de détecter rétrospectivement des événements sanitaires localisés (toxi-infection alimentaire familiale, cluster de méningite virale ou de gastroentérite). A court-terme, cet outil devrait améliorer la réactivité du système de surveillance syndromique en détectant des clusters spatio-temporels proche du temps réel.

     

    Détection de la dengue en Guyane (ASTER)

    G Bédubourg, JB Meynard
    Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

    Résumé :
    Contexte : Une épidémie de dengue s'est produite en Guyane française en 2006. Les objectifs de cette étude étaient de montrer l'intérêt du système de surveillance syndromique mis en place au sein des forces armées en matière d'alerte précoce, d'apporter des éléments de comparaison entre les systèmes de surveillance militaires et civils en Guyane, et d'en tirer des informations permettant de discuter les bénéfices potentiels de la surveillance syndromique en matière de santé publique.
    Méthodes : la surveillance syndromique militaire permettait la surveillance des cas suspects de dengue parmi les 3 000 membres des forces armées déployés. Dans cette population, la surveillance clinique utilisait plusieurs critères de définition des cas de dengue, en fonction de la situation épidémiologique. La surveillance en laboratoires civils permettait la surveillance des cas confirmés biologiquement, parmi les 200 000 habitants du territoire Guyanais.
    Résultats : Il a été montré que la surveillance syndromique avait détecté l'épidémie de dengue plusieurs semaines avant la surveillance clinique, permettant l'amélioration rapide et efficace de la lutte antivectorielle au sein des forces armées. La surveillance syndromique avait également permis de détecter l'épidémie avant la surveillance en laboratoire civil.
    Conclusion : le système militaire de surveillance syndromique a émis une alerte précoce pour cette épidémie, permettant ainsi une réponse de santé publique plus rapide au sein des forces armées. La surveillance syndromique a été introduite dans le dans la stratégie de surveillance civile par la suite et devait permettre la mise en place plus rapide de mesures de santé publique lors des épidémies suivantes.

     

    Partie 2 : DECRIRE

    Modérateurs : C Durand (InVS-Cire Midi-Pyrénées), Patrick Guérin (SOS Médecins France, Nantes), Gabriel Bédubourg (CESPA)

    SurSaUD® et la surveillance saisonnière hivernale : bronchiolite, grippe, gastro-entérite

    M Ruello1, O Retel2, N Fortin3, C Durand4
    1-InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique
    2- InVS-DCAR / Cire Bourgogne-Franche Comté
    3- InVS-DCAR / Cire Pays de la Loire
    4- InVS-DCAR / Cire Midi-Pyrénées

    Résumé :
    La surveillance saisonnière des pathologies hivernales telles que la grippe, la bronchiolite et la gastro-entérite a pour objectif de décrire les épidémies en terme d’ampleur, de populations touchées et de durée, afin d’apporter des éléments d’aide à la décision. L’analyse des données historiques de l’application Sursaud® montre une bonne concordance avec les systèmes de surveillance spécifique et permet, à l’aide d’outils statistiques, de surveiller à l’échelle régionale et nationale ces maladies. La réactivité à J+1, la couverture du territoire et la qualité des données font de Sursaud® une source de données pertinentes pour la surveillance saisonnière et qu’il convient d’étendre à d’autres pathologies.

     

    Déterminants des consultations pour asthme

    V Bousquet1, A Sanna1, MC Delmas3, E Baffert4
    1-InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique
    2- InVS-Département Santé-Environnement
    3- InVS-DCAR / Cire Ile-de-France/Champagne-Ardennes

    Résumé :
    L’asthme est une pathologie multifactorielle, touchant toutes les classes d’âge, mais dont l’étiologie est mal connue. Les exacerbations d’asthme donnent fréquemment lieu à un recours à des soins de médecine d’urgence en structure hospitalière ou en médecine de ville. L’analyse conjointe des données des deux sources de morbidité de SurSaUD, OSCOUR® et SOS Médecins, permet de proposer des hypothèses quant aux principaux déterminants des variations saisonnières attendues ainsi que d’épisodes de hausse inhabituelles des recours aux soins d’urgence pour asthme. Les données d’activité de veille en continu, complétées par des études basées sur les données d’historique, peuvent ainsi fournir des éléments pertinents pour la mise en place de mesures de prévention et de gestion ainsi que leur évaluation.

     

    Surveillance épidémiologique des arboviroses dans les Forces Armées en Guyane avec le Système d’Alerte et de Surveillance en Temps Réel (ASTER)

    V Pommier de Santi1, 2, M Mazevet3, J Galant4, C Ilcinkas3, D Schlienger5, JP Boudsoq4, G Comat5, N Barthes4, G Hyvert2
    1-Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille
    2-Direction Interarmées du Service de Santé en Guyane
    3-Centre Médical Interarmées de Cayenne - Guyane
    4-Centre Médical Interarmées de Kourou – Guyane
    5-Centre Médical Interarmées de Saint -Jean du Maroni - Guyane

    Résumé :
    Introduction : Le Système d’Alerte et de Surveillance en Temps Réel (ASTER) permet la surveillance syndromique des arboviroses et la détection des épidémies. Cependant, les pathologies infectieuses sont multiples et fréquentes dans le Forces Armées en Guyane. Elles se présentent souvent au départ comme un syndrome Dengue – like. Cette étude a pour objectif d’évaluer la capacité du système ASTER à identifier les autres phénomènes épidémiques pendant une épidémie de dengue.
    Matériels et méthode : Les syndromes dengue-like ont été extraits du système ASTER sur la période du 1er octobre 2012 au 31 décembre 2013 pendant laquelle une épidémie de dengue est survenue en Guyane. La définition de cas était : température ≥38°C ou sensation de fièvre et frissons et céphalées ou courbatures/douleurs et test de diagnostic  rapide paludisme négatif. Ces données sont confrontées à celle de la surveillance épidémiologique classique, reposant sur le diagnostic, ainsi que sur les épidémies investiguées durant cette période.
    Résultats : Le système ASTER a permis d’identifier l’épidémie de dengue 2 mois avant la surveillance épidémiologique basée sur les diagnostics. Au total, 473 syndromes dengue like ont été recensés. Parmi eux, 136 ont pu rétrospectivement être rattachés à une maladie ou un autre syndrome (paludisme, diarrhées, salmonellose, shigellose, syndrome grippal, fièvre Q). L’analyse automatique de plusieurs syndromes différents a permis d’identifier parallèlement une épidémie de shigellose et une toxi-infection alimentaire collective. Une épidémie de Fièvre Q n’a pas été détectée par le système, les cas étant déclarés uniquement comme des syndromes dengue like.
    Discussion – conclusion : La déclaration syndromique en temps réel via le système ASTER démontre sa capacité à identifier précocement des épidémies concomitantes. Cependant, du fait d’une faible spécificité des symptômes, ASTER surévalue l’impact de l’épidémie de dengue dans les Forces Armées. La surveillance syndromique et les diagnostics doivent systématiquement être recoupés.

     

    Surveillance de la morbi-mortalité de l’épidémie de Chikungunya dans les DFA à travers SurSaUD® en 2014

    E Daudens-Vaysse1, J Rosine1, A Andrieu1, A Fouillet2
    1-InVS-DCAR / Cire Antilles Guyane,
    2-InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique

    Résumé :
    Avec l’émergence du chikungunya dans les Départements français d’Amérique (DFA) fin 2013, une surveillance épidémiologique a été mise en place par la Cire Antilles Guyane à partir de sources de données spécifiques (réseau sentinelles, LABM, …) et syndromiques (SOS Médecins, OSCOUR, Mortalité).
    Cette présentation a pour objectif de décrire la contribution du système de surveillance syndromique SurSaUD® dans le suivi de l’impact sanitaire de l’épidémie de chikungunya dans les DFA.
    L’analyse de l’épidémie a permis de montrer une cohérence dans les dynamiques observées entre les différentes sources de données spécifiques et syndromiques et l’utilité des sources syndromiques là où elles existent.
    Ce dernier point est une incitation supplémentaire pour renforcer et étendre le dispositif SurSaUD® dans les DFA en augmentant la couverture de l’association SOS Médecins en Martinique et en mettant en place OSCOUR dans les Centres hospitaliers non reliés à ce jour. Enfin, le développement de la certification électronique des décès dans les DFA doit être amorcé afin d’atteindre 20% de couverture d’ici juillet 2015.

     

    Partie 3 - EVALUER

    Modérateurs : O Azéma (ORU Midi-Pyrénées), P Chaud (InvS-Cire Nord), L Pellegrin (CESPA)

    Utilisation du système SurSaUD® pour l’évaluation d’impact des risques naturels et climatiques

    P Vilain1, F Franke2, L Meurice3, A Andrieu4, S Cassadou4, K Laaidi5
    1-InVS-DCAR / Cire Océan Indien,
    2-InVS-DCAR / Cire Sud,
    3-InVS-DCAR / Cire Aquitaine,
    4-InVS-DCAR / Cire Antilles Guyane,
    5-InVS-Département Santé-Environnement

    Résumé :
    Au cours de ces dix dernières années, plusieurs catastrophes naturelles (inondations, cyclones, éruption volcaniques) sont survenues en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer. Lors de ces événements météorologiques, les autorités sanitaires ont dû disposer très rapidement d’informations fiables sur les risques sanitaires pour la population exposée. Grace à sa réactivité, le système SurSaUD® a permis d’évaluer l’impact sanitaire de ces événements et d’orienter ainsi les mesures de gestion. Ce système de surveillance semble être une réponse adaptée aux risques naturels.

     

    Une surveillance pour rassurer : illustration par l’évaluation d’impact d’accident industriel, surveillance de grands rassemblements et autres exemples dans les champs civil et militaire

    SurSaUD®, une surveillance pour « rassurer ». Illustration par les exemples normands

    A Mathieu1, B Larras1, P Pirard2
    1-InVS-DCAR / Cire Normandie
    2-InVS-Département Santé-Environnement

    Titan, ASTER et le Chikungunya

    V Pommier de Santi, G Hyvert
    Direction Interarmées du Service de Santé en Guyane, Forces Armées en Guyane

    Résumé :
    La surveillance syndromique via ASTER a permis de démontrer l'absence de cas de chikungunya lors de l'opération Titan en Guyane, suite à la mise en œuvre de mesures de prévention.

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    Modérateurs : Thierry Cardoso (InVS - DCAR), Jean-Baptiste Meynard (CESPA)

    Alain Cadou   directeur de la Santé publique, Agence régionale de santé (ARS) Champagne-Ardenne

    Catherine Guichard responsable du Bureau alerte et réponse du Département des urgences sanitaires, DGS ;

    Franck Golliot responsable de la Cire Languedoc-Roussillon, InVS ;

    Gilles Viudes directeur de l’ORU Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) (et président de la FEDORU);

    Emmanuel Angot État-major opérationnel santé, DCSSA ;

    Benoît Quentin Bureau d’évaluation des risques sanitaires, DCSSA ;

    Vincent Pommier de Santi adjoint au Diass des FAG ;

    Christian Bay – chef du Département préparation milieu opérationnel, École du Val-de-Grâce.

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    Modérateurs : A Gallay, F Braun, H Foehrenbach

    Perspectives générales SurSaUD®  et zoom sur SAMU et certification électronique

    C Caserio-Schönemann, F Franke, G Rey
    1-InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique
    2-InVS-DCAR / Cire Sud,
    3-Inserm – Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc)

    Résumé :
    Le développement des collaborations avec les partenaires, permettant de renforcer le réseau humain, l’élargissement des méthodes d’analyses, le renforcement des sources existantes, en particulier le déploiement de la certification électronique des décès et la réflexion sur l’intégration de nouvelles sources dans le dispositif, notamment les données du SAMU, comptent parmi les principaux axes de développement du système.  

     

    Perspectives générales  d’ASTER 

    H Chaudet
    Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

    Résumé :
    Elles s’orientent suivant deux axes, l’industrialisation du système actuel et une recherche autour de la surveillance pour l’alerte précoce afin de mettre au point les futures générations du système.
    L’industrialisation se fera d’ici 2018 et a pour objet d’obtenir un produit fini qui sera utilisé dans l’ensemble des forces déployées et sera maintenu par les Forces.
    La recherche a pour objectif d’améliorer la détection précoce des aberrations du signal épidémiologique et le processus global de surveillance. Pour le premier objectif, il s’agit de rechercher les méthodes optimales en fonction du type de signal et d’associer des signaux complémentaires de veille pour accroître la spécificité. Le second repose sur une étude approfondie de l’activité de surveillance et des mécanismes de prise de décision afin d’optimiser le système socio-technique de la surveillance.

     

    Collaborations nationales, européennes et internationales

    A Fouillet1, H Chaudet2, A Bronner3
    1-InVS-DCAR / Unité de surveillance syndromique
    2-Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille
    3-Anses

    Résumé :
    Dès 2004-2005, les collaborations au niveau national entre les systèmes de surveillance SurSaUD et Aster ont démarré. Parallèlement, l’Anses a conduit des études de faisabilité sur la mise en place de systèmes de surveillance syndromique en santé animale à partir de 2008. A l’échelle internationale, les échanges entre ASTER et l’OTAN ont démarré en 2005.
    L’organisation en France en 2008 d’un colloque réunissant les systèmes de surveillance syndromique européen a constitué les prémices des collaborations  européennes, qui a abouti au lancement en 2010, du projet européen Triple-S. Dédié à la surveillance syndromique en santé humaine et animale, ce projet a été l’occasion de construire un réseau d’experts européens en surveillance syndromique, produire des outils pour appuyer la mise en œuvre de tel système dans les pays et de définir une stratégie pour une surveillance syndromique européenne, qui constitue les base des futures collaborations européennes.

     

    Perspectives de synergie entre SurSaUD® et ASTER

    A Gallay1, R Michel2
    1-InVS-Département de coordination des alertes et des régions (DCAR)
    2-Centre d’épidémiologie et de santé publique des Armées (CESPA) – Marseille

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