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Actualités

Publié le 08/05/2013 - Dernière mise à jour le 09/05/2013

Point épidémiologique

Surveillance des infections liées au nouveau coronavirus (NCoV). Point au 8 mai 2013.

Le 7 mai 2013, un cas d’infection respiratoire aigüe à nouveau coronavirus (NCoV) a été signalé à l’InVS par le Centre national de référence des virus Influenzae de l’Institut Pasteur qui en a effectué le diagnostic virologique. Il s’agit du premier et seul cas confirmé en France. Ce patient a été hospitalisé à la suite d’un séjour aux Emirats Arabes Unis. Il est actuellement hospitalisé en réanimation et placé en isolement.
Ce nouveau virus a été identifié en Arabie saoudite en septembre 2012, chez deux patients qui avaient présenté respectivement en juin et septembre 2012 une pneumopathie sévère. Suite à cette découverte, une surveillance a été mise en place sous la coordination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’European centre for disease prevention and control (ECDC) afin de détecter d’autres cas éventuels (OMS : http://www.who.int/csr/disease/coronavirus_infections/en/ - ECDC : http://www.ecdc.europa.eu/EN/HEALTHTOPICS/CORONAVIRUS-INFECTIONS/Pages/index.aspx). En France, cette surveillance, mise en place par l’Institut de Veille Sanitaire, a permis d’identifier depuis le 1er octobre 2012, 9 patients répondant à la définition de cas, qui ont été testés négatifs pour le coronavirus. Suite au diagnostic de ce premier cas français, des investigations sont en cours, notamment auprès de son entourage et de ses contacts à l’hôpital.

Au 8 mai 2013 : 31 cas confirmés d’infections respiratoires liées au nouveau coronavirus ont été identifiés, dont 18 sont décédés. La majorité des cas d’infection par le NCoV ont été diagnostiqués dans la péninsule arabique et 7 en Europe (4 en Angleterre, 2 Allemagne et maintenant 1 en France). Deux cas, rapportés par les autorités sanitaires britanniques, n’avaient pas voyagé dans les pays à risque. Ils avaient été en contact avec un même cas confirmé, qui avait voyagé au Pakistan et en Arabie Saoudite. Ces éléments suggèrent très fortement l’existence d’une transmission interhumaine de l’infection. L’un de ces deux cas a développé une forme bénigne de la maladie (syndrome pseudo-grippal), ce qui pourrait suggérer que des cas peu symptomatiques ont pu échapper à la surveillance mise en place. Cependant, les données recueillies à ce jour ne font pas état d’une transmission interhumaine importante de ce nouveau virus dans la communauté.
Les virus de la famille des coronavirus sont nombreux et variés. Ils peuvent infecter l’homme et les animaux. Chez l’homme, les symptômes sont variables. Des coronavirus peuvent provoquer des infections respiratoires bénignes et d’autres des infections respiratoires sévères. Le nouveau coronavirus identifié en septembre 2012 est relativement proche du coronavirus humain du Sras, identifié en 2003, qui avait provoqué une épidémie mondiale. L’infection à NCoV se manifeste par une fièvre et des signes respiratoires pouvant se compliquer par un syndrome de détresse respiratoire aigüe. Cependant, un cas avec une forme bénigne de la maladie (syndrome pseudo-grippal) a été décrit en Angleterre. La période d’incubation est actuellement estimée à 10 jours.
La situation est suivie de près par l’OMS et l’ECDC. Les investigations sont en cours dans les pays ayant rapporté des cas, pour approfondir les connaissances sur ce virus. Selon l’OMS et l’ECDC, sur la base des informations actuellement disponibles, ce nouveau virus ne semble pas se transmettre facilement d’homme à homme, à la différence du virus du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère). L’origine de la contamination des cas confirmés reste inconnue en l’état actuel des connaissances.

En France,
Le Haut conseil de la santé publique a publié le 19 mars un document précisant la prise en charge des patients suspects d’infections dues au nouveau coronavirus (http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=314).

Ces informations sont susceptibles d’évoluer en fonction de la survenue d’autres cas et des investigations qui continuent d’être réalisées auprès des cas confirmés et de leurs contacts.

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